Tsubame kitaru

 Au Japon, du 5 au 19 avril, c’est la saison appelée Seimei, l’une des 24 saisons (ou périodes solaires). C’est la saison « du ciel pur et le renouveau de la nature »
Cette période est elle-même divisée en micro-saisons (oui il y a 72 micro-saisons au Japon). Celle qui vient de se terminer (Du 5 au 9 avril) est le Tsubame kitaru celle où « Les hirondelles sont de
retour »
Comme chez nous, les hirondelles (9 espèces) migrent au Japon en avril, après avoir passé l’hiver dans des pays plus chauds du sud lointain. On dit qu’elles construisent leurs nids à proximité des hommes pour se protéger des prédateurs. Il existe une croyance au Japon selon laquelle la présence d’un nid d’hirondelles sur une maison est de bon augure, et qu’elle est un gage de réussite dans les affaires et de continuité de la lignée familiale.

 Nous aussi, l’hirondelle est un porte bonheur pour la maison qu’elle a choisie pour y bâtir son nid et elle préserve de la foudre.
Dans le passé, la tolérance envers cet insectivore bénéfique était renforcée par de multiples superstitions concernant la destruction de son nid. Un tel acte était réputé conduire les vaches à donner du sang plutôt que du lait, ou pas de lait du tout, et les poules à arrêter de pondre. Et vous avez le droit de croire en ce jugement car le malheur s’abattra sur vous si vous ne protégez pas ce bel oiseau.

Et pour finir, les hirondelles ont souvent inspiré L’Art-Nouveau, à l’image de ce vase d’Émile Gallé 

Musée de l’École de Nancy le 19 septembre 2021

 « La pluie au bassin fait des bulles
Les hirondelles sur le toit
Tiennent des conciliabules
Voici l’hiver, voici le froid ! ».

Les cendres

Les cendres – Gennes (49) le 22 janvier 2006

Seule trace du drame de la nuit : le tout petit tas de cendres grises où l’on a trié les débris d’os calcinés, pour pouvoir les conserver dans des calebasses. Plus tard, quand les parents et les amis lointains informés du décès, viendront au village, en visite mortuaire, ils participeront eux aussi à la cérémonie de deuil au cours de laquelle ils consommeront les cendres de la crémation mélangée à de la compote de plantain ou de poupougnes. Ainsi l’esprit du défunt trouvera le repos. Il pourra quitter la forêt où il errait, avec ses dangers et ses esprits.
En fait, il s’agit bel et bien d’un rite de cannibalisme. De la même façon, les cendres du chien regretté, apprécié pour ses qualités de chasseur ou de fidélité, seront bues par son maître. Par contre, le corps de l’ennemi abattu au cours d’une expédition guerrière est abandonné dans la forêt. Il n’est pas question d’apaiser son esprit.
Raymond Zocchetti – Yanomamis, les coureurs de jungle

Mardi gras

 

Texte
Ernest Marie d’Hervilly, né à Batignolles-Monceau le 26 mai 1839 et mort à Champigny-sur-Marne le 18 novembre 1911, est un journaliste, écrivain, poète et auteur dramatique français.
Vers 1869, il intègre également la bande des Vilains Bonshommes qui regroupe essentiellement des artistes et des poètes. À ce titre, il figure sur le célèbre tableau Coin de table d’Henri Fantin-Latour, aux côtés, notamment, de Paul Verlaine, Arthur Rimbaud et Camille Pelletan.
Il aura toutefois une altercation avec Rimbaud, en 1871, qui lui lance « Ferme ton con, d’Hervilly », relatée par Rodolphe Darzens, premier biographe de Rimbaud

Illustration
Adolphe Giraldon (né Paul Adolphe Giraldon) à Marseille le 4 mai 1855, mort à Paris 14e le 21 mai 1933 est un artiste peintre, illustrateur et décorateur français.

Source : Wikipedia

Victor Hugo à Veules-les-Roses

 

Le plus petit fleuve de France avec ses 1194 mètres

«Il a dû laisser des rimes accrochées aux arbres, et les oiseaux en ont certainement encore dans leurs nids. »*
Je n’ai pas vu de rimes nouées aux branches mais il est certain qu’il y a une ambiance dans cette petite station balnéaire de Normandie
L’été, Victor Hugo quittait volontiers Paris. Il allait tantôt en Suisse et tantôt à la mer qu’il a toujours beaucoup aimée. Pendant plusieurs saisons, il allait passer un mois à Veules, chez le célèbre romancier et dramaturge Paul Meurice, qui y avait fait construire une résidence

Victor Hugo et la famille Meurice à Veules-les-Roses

Victor Hugo, qui, pour la première fois, y séjourna en septembre 1882 aimait, après avoir travaillé la matinée, se promener sur le bord de mer ou bien le long de la Veules.
Le fait le plus marquant, fut le banquet offert par le grand poète (fidèle à ses idéaux et/ou pour jouer M Madeleine) aux cent gamins les plus pauvres de Veules le 24 septembre 1882.

Victor Hugo et les enfants pauvres chez Paul Meurice à Veules-les-Roses

Si Victor Hugo reste la célébrité la plus connue, de nombreux autres artistes séjournèrent dans ce village typique et singulièrement ce fut la résidence de plusieurs peintres russes.

Victor Hugo au milieu de ses personnages de ses romans : Esméralda & Quasimodo ; La Flécharde et ses enfants ; Jean Valjean, Gavroche et Cosette ; Gilliat et la pieuvre. (Monument à Victor Hugo, place Mélingue – sculpture de Barrias)

(Sejour le 29 décembre 2017)
* citation d’Emile Bergerat (1845-1923), écrivain français
Sources : Veules-les-Roses de  Clovis Dunoyer et Henri Robdel 
Source des photos historiques : https://www.parismuseescollections.paris.fr