
Ses eaux murmurent
Le reflet de nos existences
Charon conduit la barque
Sur le Styx
Fille des ténèbres et de la nuit.
La barque divine
Symbole du passage
Nous condamne à errer
Sur les rivages du monde terrestre
18/11/2024

Ses eaux murmurent
Le reflet de nos existences
Charon conduit la barque
Sur le Styx
Fille des ténèbres et de la nuit.
La barque divine
Symbole du passage
Nous condamne à errer
Sur les rivages du monde terrestre
18/11/2024

Une série qui s’alimentera avec des personnes qui aiment se déguiser, se travestir soit lors de carnavals soit lors de reconstitution historique.





























Au pied du piano taciturne
Où sommeillent des chansons
D’harmonieuses espérances
Le violon soucieux
Attend son heure
Pour bercer doucement
Nos cœurs moroses.
Bientôt, à l’heure du déclin,
L’archet fera pleurer
Des frissons de langueur
De nostalgiques mélodies
Pour accorder nos âmes.
22/11/2024

On en est là
Le début de la fin
Est-ce ainsi que les hommes se détruisent
50 ans de déni
À refuser l’écologie punitive
nous subirons la réalité mortifère

À l’affût, en groupe, à genoux, allongés, les photographes photographient. Mais qui les photographie ?






















C’était en 2007, à l’occasion des accroche-cœurs à Angers
Un duo d’amour entre un danseur et une machine (animal?) Tout en élégance et poésie sur un air de la Callas.
Les mouvements amples de la machine sont spectaculaires. Mais le bras de la pelleteuse est-il seulement mécanique ? Ou un tentacule, ou le membre d’une divinité indienne ?


















Les arbres sournois chuchotent
Mais qui est-ce ?
La vieille bête solitaire,
Sourire de travers,
Semble se gausser candidement,
L’œil ironique et rond,
De ces remarques innocentes.
Il reste de bois
Et ignore la question,
Se noyant intensément
Dans ses rêveries sans fin.
19/11/2024

Ferdinand Zacharie JAPIOT
Né le 5 avril 1825 à Bussy-en-Othe, Ferdinand Japiot grandit dans une famille marquée par le service de l’État : son père, Jean Marie Japiot, était brigadier forestier puis sous-inspecteur des forêts à Verdun. Ferdinand suivra une voie similaire, devenant garde général des forêts puis ingénieur des eaux et forêts. En 1854, il épouse Ernestine Virginie Guy, avec qui il partagera sa vie et ses engagements jusqu’à sa mort en 1905.
Car Ferdinand Japiot n’est pas seulement un fonctionnaire consciencieux. Il s’implique profondément dans la vie verdunoise, notamment comme président de la Société de Secours aux blessés militaires – ancêtre de la Croix-Rouge locale. Mais c’est avant tout comme fondateur et président de la Société d’Horticulture de la Meuse qu’il laisse sa marque. Sous sa direction, la société se transforme en véritable coopérative d’achats pour ses membres et en centre actif de recherches horticoles. Il nourrit même le projet ambitieux de lui offrir un jardin expérimental. La mort le prendra en 1905, avant qu’il ait pu le voir naître.

C’est alors qu’Ernestine entre dans l’histoire. Décidée à honorer le vœu de son mari, elle finance largement la création de ce jardin. Le parc devient un terrain d’expérimentation vivant, où membres et passionnés cultivent de nombreuses plantes, installent un jardin-école et organisent chaque année une exposition ouverte au grand public pour faire découvrir leurs travaux et recherches.
À partir de 1909, le site est aménagé en promenade par l’architecte paysagiste nancéien Picoré. Peu après, l’architecte Chenevier y fait construire le Pavillon Japiot, élégante bâtisse dans le style Belle-Époque. Resté propriété privée pendant des décennies, le parc est finalement cédé à la Ville de Verdun le 11 juillet 1962.
Aujourd’hui, le parc municipal Japiot est un véritable poumon vert en plein cœur de la ville. Niché entre la Meuse et l’avenue du Luxembourg, il invite à la promenade, au jeu et aux animations estivales. Un buste en bronze à l’effigie de Ferdinand, réalisé par le sculpteur Athanase Fossé et coulé par les fondeurs Bingen & Costenoble, veille sur les lieux – discret hommage à celui qui, avec Ernestine, a offert ce coin de verdure aux Verdunois.






















Marche le long de l’océan
Écoute le chant du vent
Il a connu plus de choses que toi
Dans la réalité de ses murmures
Propice à la délicate sagesse
Tu comprends l’insondable
Les embruns impétueux
Favorables à la naturelle humilité
T’enveloppent de généreuse fraternité
Tes souffrances maussades
S’enfuient avec le souffle d’Éole
Maître et régisseur des vents
22/03/2022