Alors que nous traversons la mi-avril, entre le 15 et le 19, le calendrier traditionnel japonais nous murmure un nom enchanteur : Niji hajimete arawaru. Sa traduction ? « Les premiers arcs-en-ciel apparaissent » C’est le nom que le calendrier traditionnel japonais donne à ces quelques jours de mi-avril, quand l’air s’humidifie, la lumière s’intensifie… et que la pluie et le soleil décident enfin de danser ensemble. Ce soir ou demain, après l’averse : levez les yeux.
Le jardin reste mon havre de paix
Lu et entendu ici et là
« On perd une dimension de sa vie lorsque l’on est contraint en permanence de chercher les moyens de la gagner. » Michaël Fœssel
Parfois, une journée entière est consacrée à la photographie. Notre œil a donc le temps de s’arrêter sur plein de sujets qui nous intéressent. Notre esprit est plus concentré, plus ouvert aux détails et aux éléments qui échappent souvent à notre attention dans la routine quotidienne. Ces journées-là, on aimerait ne pas les laisser être des exceptions. Car il y a une erreur qu’on commet souvent : croire que la photo n’a de valeur que dans les grands moments, les beaux endroits, les lumières parfaites. Alors qu’en réalité, c’est le banal qu’on oublie le plus vite. Le matin ordinaire, la table encombrée, le trajet qu’on fait sans le voir. Ce sont ces images-là qui, dans dix ans, raconteront quelque chose de vrai. Photographier le quotidien, ce n’est pas manquer d’ambition. C’est peut-être même l’attention la plus juste qu’on puisse porter au temps qui passe.
Du 4 au 19 avril, le calendrier solaire célèbre Seimei, l’époque où le ciel s’éclaircit et où la nature déborde de vie. Seimei marque ce moment fragile et précieux où l’équilibre du monde se rétablit, invitant chaque créature à sortir de l’ombre pour célébrer la lumière.
Est-ce que la mémoire se résume à une photo ? Bien sûr que non ! Ce n’est qu’un instant figé à 1/60e ou 1/125e de seconde. De plus, capturé dans un espace qui correspond au viseur. Donc en 1 minute, il y a 60 photos, en 1 heure 3600 photos et ainsi de suite. On n’emprisonne pas chaque moment vécu. Et heureusement. Un déclenchement, un objet Un déclenchement, un regard Un déclenchement, un geste Un déclenchement, une rencontre Un déclenchement, une lumière Un déclenchement, une sensation Un déclenchement, une pensée Il se passe beaucoup plus de choses dans notre vie que ces instants. La photographie nous donne une infime perception de notre existence.
Lu et entendu ici et là
Comment faire maintenant Comme avant. Il faut continuer à se lever le matin, à se coucher le soir, et faire ce qu’il faut pour vivre La Preuve – Agota Kristof
Ce 29 mars 2026 correspond au 9 Germinal 234 soit la journée de l’aulne. L’aulne occupe une place complexe dans l’imaginaire humain : Associé aux « eaux mortes » et aux marais mélancoliques, il est immortalisé par le poème de Goethe, Le Roi des Aulnes, comme un être inquiétant lié à la mort. Une légende veut même que l’arbre « saigne » (sa sève vire au rouge à la coupe) lorsqu’on tente de l’abattre.
Homo sapiens : Où est passé notre sagesse ?
J’ai commencé à photographier pour me souvenir — non par défaut de mémoire, mais par désir de tenir le monde à portée de main. Capturer un lieu, un instant, une lumière particulière. Rien de plus, au départ. Avec le temps, ces images sont devenues autre chose : un matériau. Des fragments du réel qui ne reviendront pas, et qui me permettent aujourd’hui de regarder différemment ce que signifie vivre quelque chose — et s’en souvenir.
Lu et entendu ici et là
Nous leur demandons de prêter attention au bavardage des feuilles, à la récitation des sources, et aux sentences du vent. Christian Bobin – L’autre visage
Combien de députés vont s’excuser pour cette minute de silence indécente et indigne maintenant que la vérité éclate ?
Dans le jardin, la mésange charbonnière lance son appel : kikipu, kikipu. Un cri bref et clair, facile à reconnaître pour qui prend le temps d’écouter.
Lu et entendu ici et là
La photographie, historiquement, qu’est-ce que c’est finalement ? des Subterfuges de botanistes peu aptes au dessin pour fixer les ombres de leur herbier sur un plaque d’argent ! Philippe De Jonckheere
Il faut avoir une musique en soi pour faire danser le monde Friedrich Wilhelm Nietzsche
Il y a quelque temps, j’ai pris l’habitude de noter les références à des morceaux de musique dans les livres que je lis. Bon, ça ne sert à rien, mais c’est pour ça que c’est utile. Ce billet s’enrichira au fur et à mesure de mes lectures.
Dans le calendrier traditionnel japonais, nous sommes dans la micro-saison Keichitsu (5 au 20 mars). Son nom, « sortie d’hibernation des insectes », résume à lui seul l’essence de cette période charnière : le passage du silence hivernal au renouveau du vivant. Sous les premières douceurs solaires, tout s’éveille simultanément. Les insectes et petites créatures quittent leurs refuges souterrains, la végétation reprend vie (bourgeons gorgés de sève, jeunes pousses perçant la terre humide, premières fleurs qui colorent à nouveau les paysages). Keichitsu est avant tout une invitation à ralentir et à observer. Les Japonais profitent de ce moment pour retrouver le plein air et contempler cette métamorphose subtile, où chaque détail de la nature semble célébrer son retour à la vie.
Les papillons se souviennent-ils de leur vie de chenille ? Le pissenlit se souvient-il qu’il a été un petit parachute ?
Lu et entendu ici et là
« La paix est la vertu de la civilisation. La guerre est son crime. » – Victor Hugo.
Le 1er mars marque le début du printemps météorologique dans l’hémisphère nord et de l’automne dans l’hémisphère sud. En Europe du Sud-Est (Bulgarie, Roumanie, Moldavie), cette date célèbre l’arrivée du printemps à travers une tradition ancestrale : la martenitsa en Bulgarie, le mărțișor en Roumanie, le màrtis en Grèce. Pour chasser les derniers frimas et attirer la chance, on s’échange de petits porte-bonheur faits de fils rouges et blancs, déclinés en bracelets, colliers ou figurines de laine. Le blanc symbolise la pureté et la joie, le rouge la vitalité et le courage. Offerts aux proches, ces talismans se portent jusqu’à l’apparition des premiers signes du printemps : une cigogne, une hirondelle ou un arbre en fleurs.
Vous avez beau laver et relaver les vendeurs de haine, l’eau de rinçage reste et restera toujours brune
Lu et entendu ici et là
Mais dès que je charge une pellicule, quelque chose se relâche. Je n’attends plus la perfection. Je cherche autre chose : une sensation, une trace, une vibration. Le grain n’est plus un défaut, il devient une matière. Le vignettage n’est plus une faiblesse, il devient une ambiance. Les petites dérives chimiques deviennent des surprises, parfois même des cadeaux. Là où le numérique impose une exigence technique, l’argentique ouvre un espace de respiration. Studio Argentique
Nous sommes dans la deuxième période solaire du calendrier traditionnel d’extrême-orient : yushui qui signifie « eau de pluie » À ce moment-là, la neige commence à céder. Le froid sec du nord recule. L’air venu du sud devient plus doux, plus humide. Ce n’est pas encore le printemps. C’est juste son murmure. La terre retire lentement sa couverture blanche. Elle laisse l’eau couler sur sa peau. Ce sont les premières douches de l’année.
Et voilà une idée me passe par la tête, je ne la note pas et elle disparaît à jamais
Lu et entendu ici et là
Pour moi le vrai business de la photographie est de capturer un peu de réalité (qu’importe ce que c’est) sur film… si, plus tard, la réalité signifie quelque chose pour quelqu’un d’autre, tant mieux. Garry Winogrand