Transports exceptionnels par la compagnie Beau Geste
C’était en 2007, à l’occasion des accroche-cœurs à Angers Un duo d’amour entre un danseur et une machine (animal?) Tout en élégance et poésie sur un air de la Callas. Les mouvements amples de la machine sont spectaculaires. Mais le bras de la pelleteuse est-il seulement mécanique ? Ou un tentacule, ou le membre d’une divinité indienne ?
Il y a quelque temps, j’ai pris l’habitude de noter les références à des morceaux de musique dans les livres que je lis. Bon, ça ne sert à rien, mais c’est pour ça que c’est utile. Ce billet s’enrichira au fur et à mesure de mes lectures.
En 1970, Maxime Le Forestier s’est inspiré de cette maison bleue pour l’écriture d’un de ses tout premiers succès, San Francisco De style victorien, la maison est située au 3841 de la 18e rue dans le quartier du Castro À l’occasion des 40 ans de carrière de Maxime Le Forestier, sa maison de disques propose aux propriétaires de la maison qui entre-temps a été peinte en vert de lui redonner sa couleur bleue. Le 21 juin 2011, le chanteur donne le dernier coup de pinceau (source Wikipédia)
Cette herbe de la vie, la moly, qui endigue l’animalité et la dégradation morale ou physique. Sur l’île d’Ééa , il suffit à Ulysse de jeter, sur les conseils de Mercure, dans la boisson tendue par l’enchanteresse Circé, une fleur de lait, pour ramener vers l’humanité ses compagnons d’infortune. Ulysse remit son glaive dans le fourreau, lui faisant jurer par le serment des dieux qu’elle ne tramera pas quelque ruse contre lui. Il partagea la couche de la magicienne à la belle chevelure. S’unissant, il passa auprès d’elle des mois de délices, chassant la défiance de leurs âmes.
Et si je me faisais un p’tit selfie ? Sculpture néoclassique par Bartolomeo Oscuracamera
Pourquoi ne ferais-tu pas ton autoportrait ? — Moi ? Cela ne serait pas très ressemblant. Le portrait risquerait de dévoiler toutes les laideurs de mon âme et je finirais probablement par le prendre en horreur. Ou bien, si je me peins de façon réaliste, les gens trouveront certainement que j’ai une trop haute opinion de moi-même. Yasunari Kawabata Tristesse et Beauté
Un selfie, aussi appelé egoportrait ou autophoto en français canadien, est un autoportrait photographique pris dans un contexte social (en couple ou au sein d’un groupe), festif ou touristique (avec un arrière-plan célèbre) avec un smartphone, soit tenu à bout de bras, soit fixé au bout d’une perche à selfie.(Wikipédia)
L’hiver est le temps de prédilection pour « travailler » le cochon. Alors le week-end dernier, c’était la saint-cochon. La saint-cochon, c’est le jour où l’on sacrifie le porc. Je vous épargne les photos du sacrifice de Monsieur. Oui, on l’appelle Monsieur, parce qu’on est très respectueux de cet animal. Et parce qu’on sait ce qu’on lui doit. Il y a encore peu de temps, dans les campagnes, chaque foyer élevait son cochon. Un seul. Mais il permettait d’avoir de la viande pour une bonne partie de l’année. Rien d’industriel là-dedans : du temps, du savoir-faire, et une forme d’autonomie très concrète. Aujourd’hui, pendant qu’on parle du Mercosur, de mondialisation et d’accords commerciaux, ce cochon-là n’a parcouru que dix kilomètres.
Dix ! Oui, on peut consommer local. Pour beaucoup de choses, en tout cas. Bon, évidemment, si on aime le chocolat ou les bananes, ça va être plus compliqué. Mais pour la majorité des produits, c’est possible. Et quand on tue un goret de 150 kg, on ne plaisante pas : on peut faire pas mal de cochonnaille.
Bien sûr, il y a la viande : côtelettes, rôtis, et cetera. Mais aussi les saucisses de Toulouse, les chipolatas. Et toute la salaison : saucissons secs, saucissons à l’ail, lard, pancetta, coppa. Et puis, si on est un peu courageux – et un peu patient – on peut même faire son propre jambon blanc. Au torchon, évidemment. Un jambon blanc qui ne sera pas rose, bien entendu. Mais quel bonheur de goûter ses propres produits, de savoir exactement ce qu’il y a dedans, et d’où ça vient.
Finalement, la saint-cochon, ce n’est pas seulement une tradition rurale. C’est peut-être aussi un rappel très moderne : celui du lien entre ce que nous mangeons, ce que nous savons faire, et notre capacité à nous affranchir des grandes multinationales.
Ces temps-ci, on parle beaucoup de souveraineté ou d’autonomie : informatique, énergétique, militaire. Mais qu’en est-il de l’autonomie alimentaire ? Je ne voudrais pas jouer les oiseaux de mauvais augure, mais certains pays commencent déjà à constituer des stocks alimentaires stratégiques.
La ruralité n’est pas si glamour (*) qu’on le pense. Mon quotidien ces temps-ci, c’est préparer l’hiver. Oui, il faut bien renouveler les stocks de bois et ce n’est pas toujours de tout repos. C’est une activité qui s’exerce quasiment tout au long de l’année. En effet, il faut : Abattre les arbres Tronçonner Fendre Débarder Scier Ranger le bois dans le bûcher Et rentrer les bûches nécessaires pour la chauffe du jour. Bon, je vous épargne le fait qu’il faut aussi sortir les cendres que l’on doit soit épandre sur le jardin soit en faire de la lessive. Comme on le dit : le bois chauffe plusieurs fois avant d’arriver dans la cheminée Vous voyez, la vie à la campagne est faite surtout de contraintes. Mais c’est mon choix.
(*) Petite remarque : je vois très peu de blogs de ruraux. Le blogging serait-il une activité d’urbains en mal d’occupations ?
Nous regardons volontiers par la fenêtre d’où l’on aperçoit la vie quotidienne et parfois le monde entier. La fenêtre est une portion essentielle de nos « chez nous ». La lumière y pénètre mais le monde aussi. Mais c’est aussi la limite, le cadre à partir duquel le monde peut voir notre intérieur, notre intimité. « Celui qui regarde au-dehors à travers une fenêtre ouverte ne voit jamais autant de choses que celui qui regarde une fenêtre fermée » nous dit Baudelaire Alors on occulte avec des rideaux, voilages, stores, tentures, volets, carreaux translucides ou opaques. Mais devant ? Les quelques objets de décoration ou autres incitent à l’imagination et comme un défi, nous poussent à deviner ou à satisfaire notre curiosité par le recours la fiction. Et nous voilà à composer quelque histoire ou bien une fable.
Sommières (30) le 22 octobre 2022
Et voici la fenêtre de Blanche neige qui fait sécher les vêtements des 7 nains.
Halles-sous-les-côtes (55) le 18 septembre 2022
Celle-ci aux pointes acérées comme des dents de requins, la prison de la tendre princesse ôtée à l’amour de son prince charmant.
Montmedy (55) le 25 septembre 2022
Pourquoi une photo sur celle-ci ? Pour faire écho à l’incroyable paysage devant lequel le locataire ouvre ses volets chaque matin
Verdun (55) le 16 septembre 2018
Ici on comprend mieux la querelle de jeunes amoureux. L’un des deux, furibond, jeta les vêtements par la fenêtre. Pour bien lui montrer qu’il/elle est désormais en dehors de sa vie.
Brandeville (55) le 21 aout 2022
Seul mystère, cette fenêtre dans la fenêtre. Il est possible que regarder dans une fenêtre nous renvoie le reflet de nous-même. Et ce miroir ne devient qu’un prétexte à la réflexion, à une meilleure connaissance de soi.
Avant d’être la star des réseaux internet, les chats avaient une utilité. La première était de défendre les récoltes des prédateurs. Un seul grain en moins et c’était parfois la famine Mais le chat offrait aussi l’avantage de fournir une peau à la fois chaude et peu coûteuse. De nombreuses coutumes monastiques proscrivant tout luxe, autorisaient les moines à utiliser seulement des peaux d’agneau ou de chat : ainsi une très ancienne coutume de Cluny, attribuée au moine Bernard, de même que la coutume d’Hirschau, recommandaient l’usage exclusif de couvertures en peau de chat, d’agneau ou de lapin. Les chats furent très employés en fourrure. Ceux de Russie et de Sibérie, à pelage noir, servaient à doubler les belles pelisses ; on en faisait aussi des cols, manchons, étoles, etc., qui étaient souvent très beaux. Avec les angoras on imitait les renards. Les vulgaires chats de gouttière, teints, donnaient une fourrure d’un bel effet ; ils étaient d’ailleurs employés en grand nombre pour fourrer les chaussures. Enfin les pharmaciens vendaient toutes les peaux de chats sauvages, ou soi-disant tels, pour combattre les rhumatismes comme en témoignent ces publicités du début du XXe siècle.
Source : Société d’ethnozootechnie (France). Ethnozootechnie. 1987 et Larousse ménager 1926.
Mon copain philosophe sino-persan Ali Wong me disait encore ce matin « Je suis assez fier d’être pris pour un con, car quand on voit ce qu’on fait de ce monde les intelligents…… »