Transports exceptionnels

Angers le 9 septembre 2007

Transports exceptionnels par la compagnie Beau Geste

C’était en 2007, à l’occasion des accroche-cœurs à Angers
Un duo d’amour entre un danseur et une machine (animal?) Tout en élégance et poésie sur un air de la Callas.
Les mouvements amples de la machine sont spectaculaires. Mais le bras de la pelleteuse est-il seulement mécanique ? Ou un tentacule, ou le membre d’une divinité indienne ?

Le site de la compagnie Beau Geste

Ferdinand Zacharie JAPIOT

Ferdinand Zacharie JAPIOT

Né le 5 avril 1825 à Bussy-en-Othe, Ferdinand Japiot grandit dans une famille marquée par le service de l’État : son père, Jean Marie Japiot, était brigadier forestier puis sous-inspecteur des forêts à Verdun. Ferdinand suivra une voie similaire, devenant garde général des forêts puis ingénieur des eaux et forêts. En 1854, il épouse Ernestine Virginie Guy, avec qui il partagera sa vie et ses engagements jusqu’à sa mort en 1905.

Car Ferdinand Japiot n’est pas seulement un fonctionnaire consciencieux. Il s’implique profondément dans la vie verdunoise, notamment comme président de la Société de Secours aux blessés militaires – ancêtre de la Croix-Rouge locale. Mais c’est avant tout comme fondateur et président de la Société d’Horticulture de la Meuse qu’il laisse sa marque. Sous sa direction, la société se transforme en véritable coopérative d’achats pour ses membres et en centre actif de recherches horticoles. Il nourrit même le projet ambitieux de lui offrir un jardin expérimental. La mort le prendra en 1905, avant qu’il ait pu le voir naître.

C’est alors qu’Ernestine entre dans l’histoire. Décidée à honorer le vœu de son mari, elle finance largement la création de ce jardin. Le parc devient un terrain d’expérimentation vivant, où membres et passionnés cultivent de nombreuses plantes, installent un jardin-école et organisent chaque année une exposition ouverte au grand public pour faire découvrir leurs travaux et recherches.

À partir de 1909, le site est aménagé en promenade par l’architecte paysagiste nancéien Picoré. Peu après, l’architecte Chenevier y fait construire le Pavillon Japiot, élégante bâtisse dans le style Belle-Époque. Resté propriété privée pendant des décennies, le parc est finalement cédé à la Ville de Verdun le 11 juillet 1962.

Aujourd’hui, le parc municipal Japiot est un véritable poumon vert en plein cœur de la ville. Niché entre la Meuse et l’avenue du Luxembourg, il invite à la promenade, au jeu et aux animations estivales. Un buste en bronze à l’effigie de Ferdinand, réalisé par le sculpteur Athanase Fossé et coulé par les fondeurs Bingen & Costenoble, veille sur les lieux – discret hommage à celui qui, avec Ernestine, a offert ce coin de verdure aux Verdunois.

Écoute le chant du vent

Marche le long de l’océan
Écoute le chant du vent
Il a connu plus de choses que toi

Dans la réalité de ses murmures
Propice à la délicate sagesse
Tu comprends l’insondable

Les embruns impétueux
Favorables à la naturelle humilité
T’enveloppent de généreuse fraternité

Tes souffrances maussades
S’enfuient avec le souffle d’Éole
Maître et régisseur des vents


22/03/2022

La camionnette

Un peu grimaçante, mais spirituelle et non sans intérêt, avec son museau de goret renfrogné, la camionnette est là, elle ne bouge pas, elle soupire.
Elle reste là, le teint verdâtre, et le plafond moussu. Elle aimait tant engloutir des kilomètres sur les petites routes pour livrer le pain quotidien,
Aujourd’hui, elle n’a plus de goût à rien. Elle patiente, elle végète, elle croupit. Elle redoute l’inconcevable, l’ abominable mais l’inéluctable dégradation,
le pare-brise éclaté,
le phare pendant,
la porte déglinguée,
les essuie-glaces tordus,
les roues disparues.
Et nous passerons tous les jours, matin et soir, sans la considérer, délaissant la longue agonie du vieux tacot.

Cœur abandonné

Abandonné sur la pierre de la solitude
Le cœur brûlant survit, à peine,
Respire l’éclat de la vérité,
Toujours ternie,
De couleur sombre rouille.
Le chercheur d’absolu, d’inconnu, d’infini
Vient pleurer loin des chasseurs de bredouilles
Quand tous les souvenirs viennent emporter
Toute la douleur de la misère négligée
Dans un monde qui l’enjambe sans voir

06/11/2024

La fenaison

La photo n’est pas d’époque – ici avril 2015

On se souvient : La fenaison

C’était à l’occasion de la fenaison, j’avais 10 ans. J’étais en vacances chez mon oncle Jacques.
Et pour la première fois, je conduisais le tracteur, ce mythique petit-gris, dans un air qui sentait le foin coupé et l’huile chaude du moteur.
Pendant que mon oncle chargeait les bottes de foin, ma tante Raymonde les arrangeait sur le chariot.
Arrivé en bout du champ, lorsqu’il fallut arrêter le convoi, mes petites jambes ne purent débrayer, ni freiner. Je paniquais d’autant que se profilait une pente assez redoutable.
Heureusement mon oncle intervint et coupa le moteur, nous sauvant d’une catastrophe.
Nous étions quittes pour une belle peur et une réprimande.

La photo bien sur n’est pas d’époque, mais j’ai la chance de posséder à mon tour un petit-gris et je peux rentrer mon foin avec.

L’écriture pour Annie Ernaux est une volonté obstinée de combattre l’oubli et de l’utiliser comme un « activateur de mémoire ».
La photographie est du même ordre.

L’école buissonnière

Après avoir vidé son sac
L’écolier s’échappe
De la sombre cour d’école
Ses grands yeux pleins de rêves.
Il préfère l’école buissonnière
Et flâner dans les champs de l’espérance
Il remplit son cartable de fleurs
Fleurs de paresse
Fleurs de tendresse
Fleurs de douceur
Fleurs d’amour
Fleurs d’innocence
Fleurs de poésie
Il marche dans la vie en cueillant des étoiles
Il s’évade vers l’infini et l’idéal.

04/11/2024