L'Étrange Cas du docteur Jekyll et de M. Hyde

De jour en jour, et par les deux côtés de mon intelligence, le moral et l’intellectuel, je me rapprochai donc peu à peu de cette vérité, dont la découverte partielle a entraîné pour moi un si terrible naufrage : à savoir, que l’homme n’est en réalité pas un, mais bien deux. Je dis deux, parce que l’état de mes connaissances propres ne s’étend pas au-delà. D’autres viendront après moi, qui me dépasseront dans cette voie, et j’ose avancer l’hypothèse que l’on découvrira finalement que l’homme est formé d’une véritable confédération de citoyens multiformes, hétérogènes et indépendants.

L’Étrange Cas du docteur Jekyll et de M. Hyde – Robert Louis Stevenson

Pendant qu’il en reste ….

Il fut un temps où l’eau était abondante dans les fontaines de nos villages
Et puis
Nous n’avons pas su prendre soin de ce liquide précieux
Pourtant la vie est née dans l’eau

Iô ! tu seras sans cesse
Des fontaines la princesse,
Moi célébrant le conduit
Du rocher percé, qui darde
Avec un enroué bruit
L’eau de ta source jasarde
Qui trépillante se suit.

Pierre de RONSARD

L’eau est devenue la plus précieuse de toutes les ressources naturelles… A une époque où l’homme a tout oublié de ses origines et reste aveugle aux nécessités les plus essentielles à sa survie ; l’eau, ainsi que d’autres ressources, est aujourd’hui la victime de cette indifférence.»
Rachel Carson.

Et là pour la première fois de ma vie, je vis mon Mississippi adoré, comme tari sous la brume estivale, ses eaux basses entre les berges élevées qui exhalent l’odeur crue du corps même de l’Amérique.

Sur la route – Jack Kerouac

« La source et le ruisselet, le ruisseau, la rivière et le lac semblent tous donner vie à la nature ; d’ailleurs nos ancêtres les considéraient comme des entités vivantes. L’eau est si magnifique vue dans le plan d’eau….. Le pouvoir de l’eau sur la terre est à peine plus puissant que celui qu’elle exerce sur l’esprit de l’homme.»

Sir John Lubbock.

Fontaine, ma fontaine, eau froidement présente, douce aux purs animaux, aux humains complaisante…

Paul Valéry

« Liquide est par définition ce qui préfère obéir à la pesanteur, plutôt que de maintenir sa forme, ce qui refuse toute forme pour obéir à sa pesanteur. Et qui perd toute tenue à cause de cette idée fixe, de ce scrupule maladif. »

Francis Ponge

EAU, subst. fém.
I.− Usuel
A.− [L’eau envisagée comme élément naturel]

  1. Au sing. Liquide incolore, inodore et sans saveur à l’état pur, formé par combinaison d’hydrogène et d’oxygène, de formule chimique H2O; un des quatre éléments de la physique ancienne :
  2. Il me semblait à la fin de ne plus apercevoir que tous les états de l’eau, − l’eau neige, − l’eau glace, − l’eau vive, − l’eau flaque mirant l’eau nuée, − l’eau vapeur dont les volutes libérées se détordent, se disloquent, s’attardent et se dissipent après nous. Valéry, Variété II,1929, p. 24.
  3. Eau, tu n’as ni goût, ni couleur, ni arôme, on ne peut pas te définir, on te goûte, sans te connaître. Tu n’es pas nécessaire à la vie : tu es la vie. Saint-Exupéry, Terre des hommes,1939, p. 242.
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