
Datant de la première moitié du XIXe siècle, le lavoir communal de Jametz est plutôt une rareté dans le nord de la Meuse, région où les sources naturelles sont généralement privilégiées pour alimenter ce type d’ouvrage.
Contrairement aux lavoirs traditionnels, souvent ouverts sur les côtés, celui de Jametz se distingue par ses façades entièrement closes, les préservant des courants d’air, percées uniquement d’une ouverture dans le toit.
Ce dispositif, appelé compluvium, dirige la lumière vers l’intérieur où résonnent les voix et les gestes des lavandières. Mais son rôle est de canaliser l’eau de pluie vers le bassin central : l’impluvium. Jametz possède en outre la particularité rare de disposer d’un double impluvium, et le lavoir a fait l’objet d’une restauration en 2011.
Le principe même de l’impluvium est emprunté à l’Antiquité romaine : ce terme latin désignait à l’origine le bassin creusé au cœur de l’atrium des demeures romaines, destiné à recueillir les eaux de pluie tombant par le compluvium.
Le lavoir de Jametz demeure aujourd’hui l’un des témoins les plus singuliers de la vie rurale meusienne.









