Bornes Vauthier

Avocourt (55)

De nombreuses bornes singulières marquent les bas-côtés de nos routes meusiennes. Nous connaissons la Voie-sacrée, artère vitale de la bataille de Verdun, avec ses bornes caractéristiques reliant Bar-le-Duc à Verdun et la Voie de la liberté marquant l’itinéraire suivi par la 3e armée américaine commandée par le général Patton en 1944.

Il est une troisième sorte de borne que l’on nomme communément Borne Vauthier. C’est un ensemble de 118 sculptures de granit matérialisant la ligne de front telle qu’elle se présentait lors de l’offensive finale de juillet 1918 (700 km)
Elles seront installées entre 1921 et 1927 suite à une souscription organisée par les Touring club de France et de Belgique.

Monument de granit d’environ 1 m de haut, elles sont l’œuvre du sculpteur Paul Moreau-Vauthier, ancien combattant et auteur de nombreuses œuvres ayant rapport avec la Grande-Guerre.
Sur chaque borne, on retrouve des attributs du soldat (casque Adrian, gourde, grenades)

Pour la Meuse 15 bornes furent installées, mais malheureusement certaines furent détruites ( avec *)

  • Boureuilles *
  • Avocourt
  • Béthincourt *
  • Forges sur Meuse *
  • Samogneux
  • Beaumont-en-Verdunois
  • Le chapitre (Route d’Ornes)
  • Bezonvaux
  • Vaux-devant-Damloup
  • Verdun Eix
  • Haudiomont
  • Les Éparges
  • Lamorville
  • Saint-Mihiel
  • Apremont-la-Forêt


Sur la butte de Montsec

Sur la butte de Montsec, sentinelle silencieuse dominant les plaines de la Meuse, se dresse un monument solennel. Il commémore les offensives menées par l’armée américaine en septembre 1918, lors de la bataille de Saint-Mihiel. Plus de 550 000 hommes, issus de onze divisions, y prirent part, écrivant une page décisive de la Grande Guerre.


Érigé en 1932 par l’architecte américain Egerton Swartwout, le monument prend la forme d’un cercle de colonnes en pierre d’Euville. Une frise y porte les noms des principaux combats, tandis qu’au centre, une carte relief en bronze donne corps à la topographie meurtrie. Tout autour, des plaques rappellent les insignes des grandes unités américaines.


Inauguré le 2 août 1937 par le président Albert Lebrun, en présence du général Pershing, le monument est aujourd’hui classé monument historique. Depuis le sommet de la butte (377 mètres), le regard se perd jusqu’au lac de Madine, et l’on perçoit, dans le silence, les plaines calmes de la Meuse, jadis déchirées par la fureur des obus.