Un dimanche au parc

Paris (75) 05 septembre 2021

Délaissant le béton étrangleur
Comme le figuier étrangle les constructions d’Angkor
Je m’évade dans la jungle urbaine
Et là dans ce parc qu’on dit public
Je sieste
Je textote
Je selfiese
Je croque
Je rêvasse
Je paresse
Et je retrouve sur la pelouse tondue rase
Un peu de la vie qu’on me rapine.

Une série pour se reposer le derrière

Un banc, une chaise, juste le temps de reprendre son souffle, de rêvasser ou de ne rien faire ….

Quelques vénérables portes

J’ouvre quelques vénérables portes
Avec de naïfs et singuliers mots
Je propage des fables de mon humeur
Comme ce miséreux flâneur
Pour raconter des murmures
Sur les chemins transitoires
J’écoute la berceuse éternelle des flots
J’écoute le battement des oiseaux vers un autre monde
J’écoute le grondement profond du fleuve nonchalant
J’écoute le bruissement, doux et lent, du feuillage des arbres
J’écoute le froissement soyeux des nuages
J’écoute les lointains chuchotements de la lune
Et j’écoute ton cœur me parler tout bas d’amour