Cette herbe de la vie, la moly, qui endigue l’animalité et la dégradation morale ou physique. Sur l’île d’Ééa , il suffit à Ulysse de jeter, sur les conseils de Mercure, dans la boisson tendue par l’enchanteresse Circé, une fleur de lait, pour ramener vers l’humanité ses compagnons d’infortune. Ulysse remit son glaive dans le fourreau, lui faisant jurer par le serment des dieux qu’elle ne tramera pas quelque ruse contre lui. Il partagea la couche de la magicienne à la belle chevelure. S’unissant, il passa auprès d’elle des mois de délices, chassant la défiance de leurs âmes.
Et si je me faisais un p’tit selfie ? Sculpture néoclassique par Bartolomeo Oscuracamera
Pourquoi ne ferais-tu pas ton autoportrait ? — Moi ? Cela ne serait pas très ressemblant. Le portrait risquerait de dévoiler toutes les laideurs de mon âme et je finirais probablement par le prendre en horreur. Ou bien, si je me peins de façon réaliste, les gens trouveront certainement que j’ai une trop haute opinion de moi-même. Yasunari Kawabata Tristesse et Beauté
Un selfie, aussi appelé egoportrait ou autophoto en français canadien, est un autoportrait photographique pris dans un contexte social (en couple ou au sein d’un groupe), festif ou touristique (avec un arrière-plan célèbre) avec un smartphone, soit tenu à bout de bras, soit fixé au bout d’une perche à selfie.(Wikipédia)
Du 30 janvier au 3 février nous sommes dans la micro saison « Niwatori hajimete toya ni tsuku » qui indique que les poules recommencent à pondre C’est un signe annonciateur du printemps et la fin de l’hibernation, et donc la tradition veut que cet animal annonce le changement de saison.
Il y a des êtres humains et il y a ceux qui savent être humains
Et si pour se présenter à une élection, on faisait passer aux prétendants le même test que ceux des candidats à la naturalisation française ?
Lu et entendu ici et là
« La photographie est essentiellement une affaire personnelle – une recherche de la vérité intérieure. ” Inge Morath
L’hiver est le temps de prédilection pour « travailler » le cochon. Alors le week-end dernier, c’était la saint-cochon. La saint-cochon, c’est le jour où l’on sacrifie le porc. Je vous épargne les photos du sacrifice de Monsieur. Oui, on l’appelle Monsieur, parce qu’on est très respectueux de cet animal. Et parce qu’on sait ce qu’on lui doit. Il y a encore peu de temps, dans les campagnes, chaque foyer élevait son cochon. Un seul. Mais il permettait d’avoir de la viande pour une bonne partie de l’année. Rien d’industriel là-dedans : du temps, du savoir-faire, et une forme d’autonomie très concrète. Aujourd’hui, pendant qu’on parle du Mercosur, de mondialisation et d’accords commerciaux, ce cochon-là n’a parcouru que dix kilomètres.
Dix ! Oui, on peut consommer local. Pour beaucoup de choses, en tout cas. Bon, évidemment, si on aime le chocolat ou les bananes, ça va être plus compliqué. Mais pour la majorité des produits, c’est possible. Et quand on tue un goret de 150 kg, on ne plaisante pas : on peut faire pas mal de cochonnaille.
Bien sûr, il y a la viande : côtelettes, rôtis, et cetera. Mais aussi les saucisses de Toulouse, les chipolatas. Et toute la salaison : saucissons secs, saucissons à l’ail, lard, pancetta, coppa. Et puis, si on est un peu courageux – et un peu patient – on peut même faire son propre jambon blanc. Au torchon, évidemment. Un jambon blanc qui ne sera pas rose, bien entendu. Mais quel bonheur de goûter ses propres produits, de savoir exactement ce qu’il y a dedans, et d’où ça vient.
Finalement, la saint-cochon, ce n’est pas seulement une tradition rurale. C’est peut-être aussi un rappel très moderne : celui du lien entre ce que nous mangeons, ce que nous savons faire, et notre capacité à nous affranchir des grandes multinationales.
Ces temps-ci, on parle beaucoup de souveraineté ou d’autonomie : informatique, énergétique, militaire. Mais qu’en est-il de l’autonomie alimentaire ? Je ne voudrais pas jouer les oiseaux de mauvais augure, mais certains pays commencent déjà à constituer des stocks alimentaires stratégiques.
Chaque 25 janvier, l’Écosse célèbre la Burns Night une soirée dédiée à Robert Burns, poète emblématique et figure fondatrice de l’identité culturelle écossaise. Cette date, correspondant à son anniversaire, est observée depuis plus de deux siècles et demeure aujourd’hui l’une des traditions les plus vivaces du pays. Au cœur de la célébration se trouve le Burns Supper, un dîner rituel organisé aussi bien en Écosse qu’à l’international. La tradition remonte à 1801, lorsque des proches du poète se réunirent pour lui rendre hommage à travers un repas, des lectures de ses œuvres et un discours commémoratif désormais connu sous le nom d’« Immortal Memory ».
Faire le deuil d’un monde qui n’existe plus.
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Le blog de la semaine
Le coup de cœur
Inspiré d’un fait divers dramatique, le roman de Corinne Royer nous donne quelques clés pour comprendre l’actualité et invite à regarder en face la situation tragique de certains agriculteurs aujourd’hui.
La ruralité n’est pas si glamour (*) qu’on le pense. Mon quotidien ces temps-ci, c’est préparer l’hiver. Oui, il faut bien renouveler les stocks de bois et ce n’est pas toujours de tout repos. C’est une activité qui s’exerce quasiment tout au long de l’année. En effet, il faut : Abattre les arbres Tronçonner Fendre Débarder Scier Ranger le bois dans le bûcher Et rentrer les bûches nécessaires pour la chauffe du jour. Bon, je vous épargne le fait qu’il faut aussi sortir les cendres que l’on doit soit épandre sur le jardin soit en faire de la lessive. Comme on le dit : le bois chauffe plusieurs fois avant d’arriver dans la cheminée Vous voyez, la vie à la campagne est faite surtout de contraintes. Mais c’est mon choix.
(*) Petite remarque : je vois très peu de blogs de ruraux. Le blogging serait-il une activité d’urbains en mal d’occupations ?
Nous regardons volontiers par la fenêtre d’où l’on aperçoit la vie quotidienne et parfois le monde entier. La fenêtre est une portion essentielle de nos « chez nous ». La lumière y pénètre mais le monde aussi. Mais c’est aussi la limite, le cadre à partir duquel le monde peut voir notre intérieur, notre intimité. « Celui qui regarde au-dehors à travers une fenêtre ouverte ne voit jamais autant de choses que celui qui regarde une fenêtre fermée » nous dit Baudelaire Alors on occulte avec des rideaux, voilages, stores, tentures, volets, carreaux translucides ou opaques. Mais devant ? Les quelques objets de décoration ou autres incitent à l’imagination et comme un défi, nous poussent à deviner ou à satisfaire notre curiosité par le recours la fiction. Et nous voilà à composer quelque histoire ou bien une fable.
Sommières (30) le 22 octobre 2022
Et voici la fenêtre de Blanche neige qui fait sécher les vêtements des 7 nains.
Halles-sous-les-côtes (55) le 18 septembre 2022
Celle-ci aux pointes acérées comme des dents de requins, la prison de la tendre princesse ôtée à l’amour de son prince charmant.
Montmedy (55) le 25 septembre 2022
Pourquoi une photo sur celle-ci ? Pour faire écho à l’incroyable paysage devant lequel le locataire ouvre ses volets chaque matin
Verdun (55) le 16 septembre 2018
Ici on comprend mieux la querelle de jeunes amoureux. L’un des deux, furibond, jeta les vêtements par la fenêtre. Pour bien lui montrer qu’il/elle est désormais en dehors de sa vie.
Brandeville (55) le 21 aout 2022
Seul mystère, cette fenêtre dans la fenêtre. Il est possible que regarder dans une fenêtre nous renvoie le reflet de nous-même. Et ce miroir ne devient qu’un prétexte à la réflexion, à une meilleure connaissance de soi.
Nous sommes dans l’une des 72 micro-saisons du Japon : Kiji Hajimete Naku soit les cris des faisans se font entendre. Comme au plus profond du froid, un appel piquant. Avant de s’épanouir, un premier signe de printemps. Le faisan (Kiji) est l’oiseau national du Japon
Divertir sa médiocrité
Une photo (numérique) n’existent que si elle est regardée. Sinon ce n’est qu’une succession de 1 et de 0 sans aucun intérêt
Lu et entendu ici et là
La chance du photographe, c’est de marcher et de flâner. Edouard Boubat
Je me demande si cette question n’est pas l’occasion de créer le style de film que je préfère réaliser et partager: du quotidien, du brut, mélangé à un peu de poésie et à des questionnements intimes autour du lien à soi, aux autres et à la créativité. C’est une forme qui revient. Boris Dunant
Jeudi soir nous avons assisté à la première du spectacle Mahamat. L’artiste Mahamat Fofana, mis en scène par Clément Dazin, explore le tiraillement entre ses aspirations personnelles et les injonctions sociales, tout en abordant les thèmes de la dette familiale et du choc des cultures. Outre sa performance scénique comme acrobate-danseur, Mahamat Fofana dévoile un solo pour un acrobate ingénieur plein de poésie et d’émotion. S’il passe dans votre région, n’hésitez pas, foncez…
Le 11 janvier au Japon est fêté le kagami biraki qui veut dire « ouvrir le miroir » Plusieurs arts martiaux et dojos ont introduit cette cérémonie afin de souligner le premier entraînement de la nouvelle année.
L’IA dévorant la photographie
Faire la différence entre l’innovation et le progrès
Lu et entendu ici et là
« Perdre son temps c’est la meilleure façon de le gagner » Bernard Montangero
Ce n’est pas une question du « c’était mieux avant » (ça ne l’était pas sur de nombreux points). C’est définitivement une question du « Faisons mieux pour le futur » Karl Dubost
Le 21 décembre, les Perses célèbrent Shab-e Yalda, nuit la plus longue de l’année et solstice d’hiver, symbole du retour progressif de la lumière et des quarante premiers jours de la saison hivernale.
Prendre un appareil photo et pas son téléphone Prendre un carnet et un crayon et pas son téléphone Prendre une carte Michelin et pas son téléphone Prendre une carte IGN et pas son téléphone Prendre son agenda et pas son téléphone
Lu et entendu ici et là
Le jazz, comme la photographie, nous invite à trouver la beauté dans l’imprévu, à transformer les contraintes en opportunités. Philippe Castelneau in Signal/Bruit #95