![]() |
Sur le chemin de terre
La magie agit tout de suite
Le blanc des bouleaux s’allume.
Une atmosphère de rêve confidentiel
Et ne restent dans ce silence sacré
Que les chuchotement des espérances
Dans la dérive de contemplation
« … j’aime l’automne éperdument. Il est un éloge de la tristesse, et non du désespoir. Il m’est une paix sereine une fois l’an. Septembre, octobre et parfois novembre n’ont pas d’autre ambition que d’en finir posément. Cela aussi convenait beaucoup au flegme des hommes là-bas (extrême-orient russe). Je ne supporte pas le neuf, les images glacées du développement, les régions qui ont tout réussi, les attributs postmodernes et les paysages aménagés. L’automne est avant tout un charme d’hier, un décor poli par le temps. »
« L’automne est comme une braise qui meurt, gagnée par un tapis de cendres. On ne pouvait plus qu’appeler de ses vœux les myriades de flocons, la neige lourde et drue, et hâter vers le tombeau blanc cette pénible sénescence. »
![]() |
| Forges sur Meuse le 19 juillet 2022 |
Au fond du jardin terrestre
Entre le tangible et l’intangible
Le solide bouillons blanc
Du haut de sa tige de deux mètres
Tel un cierge diaphane qui tremblote
Aspire à vouloir embrasser
Les fragiles étoiles silencieuses
Pour s’unir dans une lumière vaporeuse
En une paix des champs et du firmament
Atmosphère douce et apaisante
Où la nature et le cosmos se rejoignent en harmonie.
Beauté éphémère de la vie et désir de transcendance
Sandrine Tolotti dans sa dernière lettre de L’Intimiste :
« Ce numéro, si l’on s’en tient au calendrier traditionnel japonais composé de soixante-douze micro-saisons (kô), s’étend de Mimizu izuru (蚯蚓出), période où « les vers de terre refont surface », à Kaiko okite kuwa o hamu (蚕起食桑), celle où « les vers à soie se régalent des feuilles de mûriers ».
Si la plus connue reste Sakura hajimete hiraku (Les fleurs de cerisier commencent à s’ouvrir) qui donne lieu à la fête hanami aujourd’hui mondialement connue, la micro-saison mimizu izuru (du 11 au 15 mai) nous indique que les vers-de-terre (chers à leur défenseur Christophe Gatineau) remontent à la surface.
C’est pour les japonais, le début de l’été (Rikka ) qui donne une nouvel élan aux êtres hibernants .
Quelle belle idée que les Japonais divisent l’année en 72 micro-saisons ! Certes chacune d’elles ne dure que quelques jours mais elles nous rappellent que la nature n’est pas immuable et que les variations naturelles sont infinies et en constante évolution, Une autre façon de nous rapprocher de la nature, de l’observer et de la savourer.
N’hésitez pas à vous inscrire à l’Intimiste pour y lire chaque quinzaine de merveilleuses histoires comme celle de « L’homme au million de secrets »
Lorsqu’un peintre aztèque plaçait dans sa composition un personnage habillé de rouge, on savait que celui-appartenait au dieu Xipe Totec.
dans leur mythologie, Xipe Totec que l’on traduit par « Notre seigneur l’écorché » est le dieu du renouveau de la nature et de la pluie nocturne bienfaisante. Il s’écorchait lui-même pour nourrir l’humanité,
Les cérémonies en son honneur comprenaient beaucoup de musique, de chants et de danses rituelles.Mais aussi des sacrifices humains où les victimes étaient percées de flèches afin que leur sang inonde le sol comme une pluie fertilisante. Puis le prêtre leur arrachait le cœur encore palpitant .
Cette couleur rouge était donc tout un symbole ?

Dans le défilé de ma destinée
S’écoule une rivière mélancolique
Dont la source du passé
Alimente le possible futur
Avec le vent qui pousse des odeurs vertes
Venant y mêler candeur et folie

Par-dessus le toit
La lune et moi
Nous conversons de l’infini
Et de nos chimériques rêveries
Dans la profonde nuit
Deux saugrenus étourdis
Accrochés sans rime ni raison
A une familière chanson
La ritournelle se voile
De poussières d’étoiles
De deux amants
Scintillants au firmament

Elle n’avait d’ami que le vent sur ses pierres
Toujours tendrement enlacée par d’antiques lierres
Dans cette solitude témoin de tant de choses,
Elle aurait préféré un couvert de roses
Dans son regard plein de doute et de tristesse.
Le lierre l’enveloppait de ses caresses
Cajoleur compagnon aux lascives persévérances
Il l’embrassait, la soutenait, sans irrévérences
Avec un certain panache
« je meurs ou je m’attache »
Ces deux cœurs à jamais sont liés
Vivront, refleuriront les jours ensoleillés
Derrière ce délicat jardin clos,
Ce matin, un amour a éclos,
Le lierre restera tendrement enlacé
Comme un souvenir vivant du cher passé.