Avec les pellicules argentiques, quand on voulait être un peu radin et tirer 37 ou 38 poses d’une 36, la première image avait presque toujours déjà pris la lumière. Un accident connu, parfois attendu mais pas toujours accepté Aujourd’hui, en redécouvrant ces photos à travers le scan numérique, pourquoi ne pas jouer avec cet imprévu et composer une nouvelle création ?
Voici deux images issues de la même pellicule : l’entame, et une photo choisie.
Leur fusion numérique donne naissance à une nouvelle image.
Selon le sens dans lequel on replace l’entame, l’image change.
Le Nikon F60 est un reflex argentique 35 mm d’entrée de gamme produit entre 1998 et 2000. Simple et intuitif, il mise sur une ergonomie claire sans menus complexes. Sa construction sérieuse, son viseur lisible et la fiabilité de son exposition en font un boîtier plus abouti que ne le suggère son positionnement. Seul son moteur de film lent rappelle son orientation amateur. Ainsi que son optique, un zoom nikon 28-80 mais c’est souvent le cas avec les kits vendus prêt à l’emploi. A noter que sur l’exemplaire en ma possession, l’autofocus ne fonctionnait pas. Un appareil cohérent et robuste pour une pratique argentique accessible.
Je l’ai chargé avec une pellicule Fuji sensia 200 périmée. La pellicule a été scannée en laboratoire et j’ai post-traité les scans sous Photoshop.
C’est un appareil compact 35 mm fabriqué de 1982 à 1984 Ultime mutation de la famille Hi-Matic, c’est un appareil doté d’un objectif 35 mm pour ceux qui ne veulent pas se casser la tête. Une seule vitesse (1/125e), 4 symboles pour la distance et 3 symboles pour l’ouverture (f/4, f/8 et f/16) Un flash complète l’équipement Je l’ai chargé avec une pellicule Nation 400 asa. La pellicules a été scannées en laboratoire et je l’ai post-traitées sous Photoshop
Le Ricoh Auto Half est un petit appareil photo original et amusant Il a été fabriqué au Japon par Ricoh entre 1960 et 1963 puis des versions améliorées apparurent jusque dans les années 1970.
1ere originalité, c’est un demi-format, c’est à dire que l’appareil prend une photo sur un demi-cadre de 35 mm soit un négatif 18 x 24. Bilan : sur 1 pellicule 35 mm de 36 poses, vous en prenez 72 ! 2e originalité, pour l’avance du film, l’appareil possède un moteur à ressort tout comme ceux d’horlogerie ou bien de certains jouets anciens. Pour le reste, rien de particulier, L’objectif est un 25 mm qui ouvre à 2.8 sans mise au point (réglage hyperfocal). Une cellule au sélénium entoure l’objectif, et contrôle la mesure de l’exposition, règle l’ouverture automatiquement 2 modes : 1/30 s (pour la synchro flash), 1/125 s pour une exposition automatique. Ah si particularité, comme c’est un demi format, quand vous le tenez en paysage vous faites des portraits et inversement.
Je l’ai chargé avec une pellicule Fujifilm X-TRA 400 périmée depuis 2006. Les pellicules ont été scannées en laboratoire et je les ai post-traitées sous Photoshop. Appareil rigolo au design attachant, cela en fait un petit objet bijou surtout qu’au fil des versions, différents habillages lui ont donné un vrai look original.
Et puisque je ne suis pas doué et que le rembobinage n’est pas intuitif, la pellicule a pris la lumière comme on peut le voir sur ces photos.
C’est à la fête foraine Que j’ai gagné ton cœur Accoudé au stand de tir des vainqueurs J’ai tiré dans le ballon de mes peines
Dans les effluves de barbe à papa Une pomme d’amour t’échappa Un billet de loterie, je gagnais Un lot d’amour qui m’étreignait
J’enfourchais mon fougueux cheval de bois Pour accéder à ton manège ensorceleur mais courtois « Tournez jeunesse » chantait le forain complice Mais ce n’était pas à cause de la chenille spectatrice
Suite des essais de mes appareils photos retrouvés dans ma collection, avec le Ricoh RZ-735.
Produit à la fin des années 90, juste avant le passage au numérique, c’est un appareil compact 35 mm doté d’un zoom autofocus de 35-70 mm. Malheureusement, il s’est mis à rembobiner à la 14e prise (pourquoi ?)
Je l’ai chargé avec une pellicule Kodak gold 200. Les pellicules ont été scannées en laboratoire et je les ai post-traitées sous Photoshop.
(Article écrit le 14 octobre 2022 et republié ce jour)
Et voilà, j’avais encore oublié une pellicule. Cette fois ci c’était une portra 400 B&W dans un lubitel 166B. L’occasion donc de parler de cet appareil. C’est un appareil de l’époque soviétique fabriquée par Lomo (à l’origine Gomz) de 1949 à 1993. Celui que je possède est le lubitel 166B, une évolution produit à partir de 1980.
C’est un boitier moyen format (6 x 6 cm) de type TLR (bi-objectif : un pour la visée et un pour la prise de vue. Il est doté d’un objectif 75 mm ouvrant de f/4,5 à f/22. Il est entièrement manuel et possède le minimum. Bref un appareil qui ne fera pas de miracle mais qui permettra de se faire plaisir à moindre cout.
Alors sur la pellicule, seulement 3 photos « montrables ». En effet j’ai dû faire à l’époque des essais de réglage et entre les doublons et les ratés, il ne reste que c’est trois-là.
Bon on re-testera quand même plus tard ce matériel.
Ruine de la collégiale, Montfaucon d’Argonne (55) avant 2004
Les pellicules ont été développées et scannées en laboratoire et je les ai post-traitées sous photoshop.
L’Olympus OZ 115 est un appareil photo argentique « point-and-shoot » entièrement automatique, lancé par Olympus en 1994. Il fait partie de la série « Superzoom » ou « Stylus Zoom » d’Olympus, Entièrement motorisé, il est doté d’un zoom optique 38-115mm et un écran LCD informatif. Bref un compact très populaire pour sa facilité d’utilisation et sa compacité
Je l’ai chargé avec une pellicule Agfa APX 400. La pellicule a été scannée en laboratoire et je l’ai post-traitée sous Photoshop
Voilà un appareil qu’on peut considérer comme un « appareil photo jouet » Fabriqué en Chine au début des années 90, il est construit entièrement en plastique et ne possède que les fonctions basiques Le Sunpet Industries Wide Pic était souvent offert en cadeau ou utilisé comme objet promotionnel. C’est un appareil photo argentique panoramique simple. L’effet panoramique est obtenu par des caches qui masquent le haut et le bas du négatif, produisant une image allongée encadrée de bandes noires lors du tirage. Ce qui donne des photos 18×36 à l’horizontale. Bon vu sa construction, on ne lui en demandera pas trop
Fabriqué de 1938 jusqu’au début des années 50, il s’agit d’un modèle pliant à pellicule 120 fabriqué en Allemagne par Voigtländer. Il existe plusieurs version et celui présenté date d’après 1948 puisque le viseur est intégré au boîtier. Entièrement manuel bien sur, il produit des négatif 6X6. La prise en main est agréable et puisqu’il se referme, Le Bessa 66 se glisse facilement dans une poche
Je l’ai chargé avec une pellicule Ektachrome 100asa EPP périmée depuis des lustres, d’où les couleurs irréelles. La pellicule a été scannée en laboratoire et je l’ai post-traitée sous Photoshop