Caducité

Bar-le-Duc (55) le 18 janvier 2022

Tu faisais la fierté des trente glorieuses
Mais construit trop vite et avec du pas-cher
Tu décrépis au fil des ans
Ils tentèrent de te rhabiller
Mais ce grimage ne suffit pas.
En face, la moyenâgeuse Tour de l’Horloge
Continue d’égrener ses minutes
Interprétant ainsi la caducité
De ce monde dit moderne.

Les Frères BOULHAUT

On emprunte une rue, on se gare sur un parking. Au coin, une plaque porte un nom…
Mais qui étaient-ils ?
Ainsi à Verdun, il existe la rue et le parking des Frères BOULHAUT
C’est en l’honneur de 2 frères d’une fratrie de 6 que l’on a nommé ce lieu.
Léopold BOULHAUT et de Marie Clémence LETRIQUE de Verdun eurent 6 enfants.
L’histoire en a retenu 2 :

— Pol BOULHAUT né le 7 février 1882 à Dieue-sur-Meuse. Saint-Cyrien, il est tué le 17 février 1908 au combat de Ber-Rebaa (Maroc). Lors de l’enterrement du lieutenant BOULHAUT, le 11 mars 1908 à l’église Notre-Dame-de-Lorette à Paris, une foule nombreuse se recueille parmi laquelle se trouve un grand nombre de personnalités dont Paul Déroulède et Maurice Barrés. En effet Pol BOULHAUT est le gendre d’Ernest Barillier homme politique et conseiller municipal de Paris.

— L’abbé Albert BOULHAUT né le 7 octobre 1883 à Verdun-sur-Meuse. Il devint prêtre en 1907. Et quelques années plus tard, la guerre en fit un aumônier militaire. Il y déploya un courage devenu fameux sur le champ de bataille de Verdun, ce qui lui valut la Légion d’honneur, la croix de guerre et 4 citations. Il resta dans l’armée jusqu’à 1935. Il fut alors nommé curé de Saint-Sauveur où il fut un constant exemple de charité. Homme érudit par ailleurs, il accéda au poste de bibliothécaire de la ville de Verdun et écrivit en collaboration l’histoire de Verdun (notamment pour la période de 1870 à nos jours) et de nombreux articles. Il fut par deux fois président de la Société Philomathique de Verdun. Il décède le 25 mars 1962 à Verdun.

Le Monument des fusillés à Naives-devant-Bar

l y aura 81 ans, à Naives-devant-Bar, furent fusillés par les Allemands six héros d’un groupe de Résistance.
Je ne vous conterais pas l’histoire, d’autres l’ont mieux décrite que moi (lien).
Mais c’est l’occasion de ressortir quelques vieilles photos des archives familiales.

Elles ne sont malheureusement pas datées mais les 2 premières sont certainement prises le 1er septembre comme on peut le lire dans le Journal de l’instituteur de l’époque, monsieur Louis Pelletier :
« Le vendredi, après le départ des allemands qui avait eu lieu la veille à 17h30, le maire de Naives-devant-Bar, fait confectionner 6 cercueils, et vers 19h, aidé de la section FFI de Bar-le-Duc, nous procédons à l’identification et à la mise en bière des Fusillés.
Après un service funèbre, les 6 cercueils sont transportés à la morgue de Bar-le-Duc, avec le cérémonial d’usage, et accompagnés par une grande partie de la population de Naives à laquelle se joint sur le parcours la population de Bar-le-Duc »

Une anecdote : mon grand-père qui se trouvait dans sa chènevière lorsque les allemands ont dirigé les jeunes gens vers le lieu de sacrifice, nous racontait que ces résistants criaient « La mort ! La mort ! » Il pensait qu’ils redoutaient le tragique destin qui les attendait. Il ne sut qu’après, que ces hommes ne hurlaient pas « La Mort » mais appelaient leur lieutenant : Lamort le Gail !

Les 2 autres photos sont prises lors de l’inauguration de la Voie des fusillés nom donnée à la rue qu’ont empruntés les résistants pour rejoindre le lieu de leur massacre.

Sur le monument est inscrit le nom des 6 résistants fusillés

Alfred Bianchi,
Henri Baudemont
Pierre Louis Klein,
Pierre Eugène Rameau,
Vitalis Gotautas,
Zigmantas Gudelis.

Ainsi que celui du lieutenant Claude LAMORT DE GAÏL dont on n’a jamais retrouvé le corps.

Sur la butte de Montsec

Sur la butte de Montsec, sentinelle silencieuse dominant les plaines de la Meuse, se dresse un monument solennel. Il commémore les offensives menées par l’armée américaine en septembre 1918, lors de la bataille de Saint-Mihiel. Plus de 550 000 hommes, issus de onze divisions, y prirent part, écrivant une page décisive de la Grande Guerre.


Érigé en 1932 par l’architecte américain Egerton Swartwout, le monument prend la forme d’un cercle de colonnes en pierre d’Euville. Une frise y porte les noms des principaux combats, tandis qu’au centre, une carte relief en bronze donne corps à la topographie meurtrie. Tout autour, des plaques rappellent les insignes des grandes unités américaines.


Inauguré le 2 août 1937 par le président Albert Lebrun, en présence du général Pershing, le monument est aujourd’hui classé monument historique. Depuis le sommet de la butte (377 mètres), le regard se perd jusqu’au lac de Madine, et l’on perçoit, dans le silence, les plaines calmes de la Meuse, jadis déchirées par la fureur des obus.

Ferdinand Zacharie JAPIOT

Ferdinand Zacharie JAPIOT

 Né le 5 avril 1825 à Bussy-en-Othe (89) et décédé en 1905 à Verdun (55)
Il est le fils de Jean Marie JAPIOT, brigadier forestier puis Sous inspecteur des forêts domicilié à Verdun et de Louise Zoé GARNIER.
Il se marie à Ernestine Virginie GUY (1834-1920) le 15 novembre 1854 à Verdun (55)
Celui qui donna son nom à un petit coin de verdure situé en plein centre-ville de Verdun fut Garde général des forêts puis ingénieur des eaux et forêts et président de Société de Secours aux blessés militaires pour Verdun (ancêtre de la Croix-Rouge)
Mais il est surtout connu pour être le fondateur et président de la Société d’Horticulture de la Meuse.
Ce parc était le terrain d’expérimentation de la Société où y furent cultivé de nombreuses plantes. Les membres y installèrent même un jardin-école (initiative dont on pourrait utilement s’inspirer aujourd’hui). Et annuellement une exposition de végétaux était organisée pour faire découvrir au grand public les travaux et les recherches des sociétaires
A partir de 1909, le parc fut aménagé en promenade par l’architecte paysagiste nancéien Picoré et peu après l’architecte Chenevier construisit le Pavillon Japiot dans le style des demeures « Belle Époque »
Ce parc qui était privé fut cédé à la Ville le 11 juillet 1962
Aujourd’hui, le parc municipal Japiot est un petit « poumon vert » situé en plein centre-ville. Coincé entre la Meuse et l’avenue du Luxembourg il est parfait pour ceux qui désirent se promener, jouer ou assister aux animations estivales. Par contre je ne sais ce qu’est devenue la Société d’Horticulture de la Meuse.

Séance portrait au Beni-Vallon

 

Chemin de croix de Benoite-Vaux (55 – le 27 février 2022)
Conçu dès 1889 par le sculpteur Henri Chapu (1833-1891), le chemin de croix de Benoîte-Vaux a été réalisé de 1890 à 1895 pour l’essentiel par un des sculpteurs de son atelier, le Meusien Désiré Fosse, de Nantillois (1862-1913). Inspiré pas l’aspect des alignements mégalithiques bretons,

Benoîte Vaux est un haut lieu de pèlerinage connu depuis très longtemps en Lorraine. Ancien prieuré élevé au 12ème siècle, l’église construite au 18ème siècle est richement décorée et possède de belles stalles. La légende veut que des bûcherons entendirent des voix célestes chantant l’Ave-Maria et, se dirigeant vers l’endroit d’où provenait cette mélodie angélique, ils découvrirent près d’une source une statue de la Vierge.

Mont-devant-Sassey

 

Mont-devant-Sassey (55) le 27 mars 2022

L’église Notre-Dame
Authentique église du XIe siècle, fondée sur les ruines d’un sanctuaire celtique datant d’avant le VIe siècle, date où Dagobert II chassa les Celtes des marches du royaume des Francs. Bâtie dès le XIe siècle par les dames chanoinesses d’Andenne (Belgique), consécutivement aux invasions normandes. Savant mélange de roman, de gothique et de Renaissance pour les parties les plus récentes.
L’église fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis 1875.