
Ses eaux murmurent
Le reflet de nos existences
Charon conduit la barque
Sur le Styx
Fille des ténèbres et de la nuit.
La barque divine
Symbole du passage
Nous condamne à errer
Sur les rivages du monde terrestre
18/11/2024

Ses eaux murmurent
Le reflet de nos existences
Charon conduit la barque
Sur le Styx
Fille des ténèbres et de la nuit.
La barque divine
Symbole du passage
Nous condamne à errer
Sur les rivages du monde terrestre
18/11/2024

Au pied du piano taciturne
Où sommeillent des chansons
D’harmonieuses espérances
Le violon soucieux
Attend son heure
Pour bercer doucement
Nos cœurs moroses.
Bientôt, à l’heure du déclin,
L’archet fera pleurer
Des frissons de langueur
De nostalgiques mélodies
Pour accorder nos âmes.
22/11/2024

Marche le long de l’océan
Écoute le chant du vent
Il a connu plus de choses que toi
Dans la réalité de ses murmures
Propice à la délicate sagesse
Tu comprends l’insondable
Les embruns impétueux
Favorables à la naturelle humilité
T’enveloppent de généreuse fraternité
Tes souffrances maussades
S’enfuient avec le souffle d’Éole
Maître et régisseur des vents
22/03/2022

Abandonné sur la pierre de la solitude
Le cœur brûlant survit, à peine,
Respire l’éclat de la vérité,
Toujours ternie,
De couleur sombre rouille.
Le chercheur d’absolu, d’inconnu, d’infini
Vient pleurer loin des chasseurs de bredouilles
Quand tous les souvenirs viennent emporter
Toute la douleur de la misère négligée
Dans un monde qui l’enjambe sans voir
06/11/2024

Après avoir vidé son sac
L’écolier s’échappe
De la sombre cour d’école
Ses grands yeux pleins de rêves.
Il préfère l’école buissonnière
Et flâner dans les champs de l’espérance
Il remplit son cartable de fleurs
Fleurs de paresse
Fleurs de tendresse
Fleurs de douceur
Fleurs d’amour
Fleurs d’innocence
Fleurs de poésie
Il marche dans la vie en cueillant des étoiles
Il s’évade vers l’infini et l’idéal.
04/11/2024

L’oubli s’accoude à la fenêtre
Il se faufile et pénètre
Par la vitre cassée
Sur l’avenir fracassé
La lucarne de vague tristesse
Nous rattrape de justesse
Ouvrant vers le souvenir
Les plus vastes désirs
15/11/2024

Au bord du ruban noir
L’œuvre sculptée par les années
La tête dans le cosmos
Surveille les belliqueuses voitures.
Irréductible dans sa terrible solitude
Sur les automobiles teigneuses
Le misanthrope végétal
Garde un œil nonchalant.
06/05/26

Sous le kiosque à l’ombre de l’érable
Je me sentis encore une fois vulnérable
Sans vouloir jouer une dérisoire sérénade
J’avais pris notre romance à la rigolade.
Votre sourire a la simplicité délicate du matin
De même qu’un éclat en un cristallin bassin
Et ce concert de pure fraîcheur
Fit se pâmer mon cœur.
Pour l’éternité, en mémoire, je garde vivante
Cet instant suspendu où votre grâce enivrante
M’extirpa pour toujours de ma légèreté
Car ce sourire doux comme une caresse
M’emplit d’une lumineuse ivresse,
Fut ma plus belle capitulation , et ma félicité.
06/05/26

Un matin mélancolique et fétide
Où la pluie, tissu de monotonie,
Apaisée par la chanson du moulin,
En bois maculé et fonte rouillée
Chanson vive, âpre et ardente,
Qui vient nourrir la cafetière
Bleu-vert désuet
Ce bleu fané un peu ébréché,
Qui sent l’époque révolue .
Puis les intimes vapeurs du café
Dans les tasses nous font oublier
La platitude de nos jours.
Moment banal, rituel apaisant.
14/11/2024

Au lieu de créer une distance, la barrière de bois est un soutien pour l’âne. Ses longues oreilles aux lobes veloutés lui offrent une bonne perception du monde qui l’entoure.
Son attribut le plus facilement identifiable n’est pas sourd aux cris des besogneux nécessiteux, lui qui mange peu, mais travaille beaucoup.
Réalités de la vie laborieuse
Noblesse discrète, mais profonde
13/11/2024