Victor Hugo à Veules-les-Roses

 

Le plus petit fleuve de France avec ses 1194 mètres

«Il a dû laisser des rimes accrochées aux arbres, et les oiseaux en ont certainement encore dans leurs nids. »*
Je n’ai pas vu de rimes nouées aux branches mais il est certain qu’il y a une ambiance dans cette petite station balnéaire de Normandie
L’été, Victor Hugo quittait volontiers Paris. Il allait tantôt en Suisse et tantôt à la mer qu’il a toujours beaucoup aimée. Pendant plusieurs saisons, il allait passer un mois à Veules, chez le célèbre romancier et dramaturge Paul Meurice, qui y avait fait construire une résidence

Victor Hugo et la famille Meurice à Veules-les-Roses

Victor Hugo, qui, pour la première fois, y séjourna en septembre 1882 aimait, après avoir travaillé la matinée, se promener sur le bord de mer ou bien le long de la Veules.
Le fait le plus marquant, fut le banquet offert par le grand poète (fidèle à ses idéaux et/ou pour jouer M Madeleine) aux cent gamins les plus pauvres de Veules le 24 septembre 1882.

Victor Hugo et les enfants pauvres chez Paul Meurice à Veules-les-Roses

Si Victor Hugo reste la célébrité la plus connue, de nombreux autres artistes séjournèrent dans ce village typique et singulièrement ce fut la résidence de plusieurs peintres russes.

Victor Hugo au milieu de ses personnages de ses romans : Esméralda & Quasimodo ; La Flécharde et ses enfants ; Jean Valjean, Gavroche et Cosette ; Gilliat et la pieuvre. (Monument à Victor Hugo, place Mélingue – sculpture de Barrias)

(Sejour le 29 décembre 2017)
* citation d’Emile Bergerat (1845-1923), écrivain français
Sources : Veules-les-Roses de  Clovis Dunoyer et Henri Robdel 
Source des photos historiques : https://www.parismuseescollections.paris.fr

Le serpent de mer

Saint-Valery-sur-Somme (80) le 10 juin 2022

 Enfin, en 1875, à vingt milles du cap SanRoque, pointe nord-est du Brésil, le commandant de la Pauline, George Drivor, crut apercevoir un énorme serpent enroulé autour d’une baleine contre laquelle il luttait comme fait un boa constrictor. Ce serpent, dont la couleur était celle du congre, devait avoir de cent soixante à cent soixante-dix pieds de longueur. Il jouait avec sa proie et finit par l’entraîner dans les profondeurs de la mer.

Les Histoires de Jean-Marie Cabidoulin – Jules Verne

'The Sea Serpent' by George Roux 11
George Roux, Public domain, via Wikimedia Commons

Samuel Herman Gottscho

Samuel Herman Gottscho (8 février 1875 – 28 janvier 1971) était un photographe américain d’architecture, de paysage et de nature.
Gottscho est né à Brooklyn à New York . Il acquit son premier appareil photo en 1896 et prit sa première photographie à Coney Island . De 1896 à 1920, il photographie à temps partiel, se spécialisant dans les maisons et les jardins, car il aime particulièrement la nature, la vie rurale et les paysages.
Gottscho croyait avoir créé certaines de ses meilleures œuvres à l’âge de 70 ans. En 1967, son travail botanique lui a valu la médaille du service distingué du New York Botanical Garden .

Émile Zola photographe

 

Émile Zola est décédé le 29 septembre 1902. Si on connait l’écrivain, on se souvient moins du photographe.

Vers la fin  de sa vie, Il est fasciné par la photographie, et c’est essentiellement des images de la vie familiale qu’il capture. Possédant jusqu’à une dizaine d’appareils photographiques, il a produit autour de sept mille plaques,( dont seulement deux mille ont été conservées) laissant un impressionnant reportage photographique pour l’histoire.

Amateur éclairé et autodidacte, Zola installe trois laboratoires photographiques (à Paris, Médan et Verneuil. Il développe lui-même ses négatifs, procède aux agrandissements et réalise toutes sortes d’essais avec des papiers de couleur ou des formats exotiques. 

« À mon avis, vous ne pouvez pas dire que vous avez vu quelque chose à fond si vous n’en avez pas pris une photographie. »
Émile Zola

Source : Wikipédia et http://www.pop.culture.gouv.fr pour les photos

La ballade des pendus

 

Chattancourt (55) le 4 septembre 2022

Villon nous a dépeint la ballade des pendus

Attaches ici, cinq, six

De leurs malheurs que personne ne se moque

Pierre Dac pour lui répondre

Ecrivit, c’est dans ses cordes

Dans les champs, près de chez son père,

Le linge blanc dans la brise légère

De ci de là, comme le vent varie,

À son plaisir sans cesser nous charrie

La pluie nous a lessivés et lavés

Et le soleil desséchés et noircis;

Et dès lors dans sa tête l’obsession qui l’inquiète

Semblait lui dire « pince à linge » « pince à linge »

Étienne Carjat

Baudelaire par Carjat 1865

Portrait de Charles Baudelaire, via Wikimedia Commons

Portrait de Charles Baudelaire, né le 9 avril 1821 et mort 31 août 1867 photographié ‘en 1866) par Étienne Carjat

Étienne Carjat né le 28 mars 1828 à Fareins et mort le 8 mars 1906 à Paris 10e, est un photographe, journaliste, caricaturiste et poète français. Il a photographié de nombreuses personnalités de Baudelaire à Rimbaud, de Hugo à Balzac en Vernes et Courbet

Baudelaire détestait la photographie « Un Dieu vengeur a exaucé les vœux de cette multitude. Daguerre fut son messie. Et alors elle se dit : “Puisque la photographie nous donne toutes les garanties désirables d’exactitude … l’art c’est la photographie”. À partir de ce moment, la société immonde se rua, comme un seul Narcisse, pour contempler sa triviale image sur le métal… »

Il avait prévu avant tout le monde la mode des selfies ….

Gustave Le Gray

Gustave Le Gray, Louis-Napoléon, Prince-President of the Republic, 1852

Louis-Napoléon, via Wikimedia Commons

Gustave Le Gray, né le 30 août 1820, mort le 29 juillet 1884 au Caire

Il réalisa le 1er portrait officiel de la république française : Louis-Napoléon, Prince-Président, 1852

Il déclara :

« J’émets le vœu que la photographie
au lieu de tomber dans le domaine de l’industrie, du commerce,
rentre dans celui de l’art. »

Photographe officiel du Second Empire; il réalisa de nombreuses marines et fit des voyages au Moyen-Orient.