Un voile impalpable de soie

Le tissu docile mais agité
Caresse inlassablement le piquet
Grand geste d’appel qui demeure sourd !
Au lieu de créer une distance
Voilà qu’il ne fait plus qu’un avec le poteau

Ainsi nos corps ont succombé
Dans un accord frissonnant
Laissant nos souffles tisser
Un voile impalpable de soie
De son rêve et de mon désir

Le trompettiste

Junas (30) le 02 novembre 2021

Sur le mur terne et morose
Qui ne se trouve pas à New York
Le trompettiste de jazz
Balance sans mélancolie
Des aplats de couleurs
Comme des éclats de rire
Le musicien passe sa vie
À jongler avec les nuances
Dans une palette de tonalités
Sonores et d’émotions
Avec son timbre brillant
Et sa puissance solaire

En noir et Blanc

 

Voir la nature en noir et blanc, nous rappelle que la beauté
réside parfois dans la simplicité et le contraste. En l’absence des
couleurs, chaque texture, chaque ombre et chaque lumière raconte une
histoire qui invite davantage à l’imaginaire . C’est une autre
manière de discerner le monde et d’apprécier la nature autrement.

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Arbre mort

 

Berce spondyle

 

Cardère sauvage

Chèvrefeuille

Les cabines de plage

 Les cabines de plage, nées au 19e siècle pour préserver la pudeur des baigneurs, sont devenues des icônes des stations balnéaires. Elles ont évolué de structures mobiles à des constructions fixes, tout en s’adaptant aux styles locaux. Aujourd’hui, elles allient tradition et modernité, étant parfois détournées pour des usages décoratifs ou pratiques.

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Noirmoutier (85) le 31 octobre 2009

Noirmoutier (85) le 31 octobre 2009

Noirmoutier (85) le 31 octobre 2009

Noirmoutier (85) le 31 octobre 2009

 

 

 

Couleurs d'automne

 « … j’aime l’automne éperdument. Il est un éloge de la tristesse, et non du désespoir. Il m’est une paix sereine une fois l’an. Septembre, octobre et parfois novembre n’ont pas d’autre ambition que d’en finir posément. Cela aussi convenait beaucoup au flegme des hommes là-bas (extrême-orient russe). Je ne supporte pas le neuf, les images glacées du développement, les régions qui ont tout réussi, les attributs postmodernes et les paysages aménagés. L’automne est avant tout un charme d’hier, un décor poli par le temps. »

« L’automne est comme une braise qui meurt, gagnée par un tapis de cendres. On ne pouvait plus qu’appeler de ses vœux les myriades de flocons, la neige lourde et drue, et hâter vers le tombeau blanc cette pénible sénescence. »

« L’automne est une forme de perfection, un apogée avant les glaces, un sommet de l’harmonie. Cette splendide journée était quelque chose comme un adieu. Ensuite l’hiver soufflerait tout sauf les aiguilles rousses des mélèzes qui tiendraient jusqu’à la fin du mois. »

 

 Cédric Gras – L’hiver aux trousses

Pourquoi vendre un rein pour acheter un nouvel objectif ?

 

Lorsqu’on veut acquérir un nouvel objectif pour son appareil photo numérique, on est vite rebuté par le prix. Cependant, il existe pour la plupart des appareils des bagues d’adaptation qui permettent de monter de vieux objectifs argentiques.

L’avantage, c’est le prix. On peut en trouver en ligne de 30 à quelques centaines d’euros, selon le modèle, mais aussi sur les vide-greniers. Ainsi, j’ai acheté dernièrement une sacoche pour la modique somme de 10 € et celle-ci contenait un boîtier (Praktica super TL 1000) plus trois objectifs. Je me suis empressé de monter sur mon boîtier numérique un Pentor 35 mm 2,8 et de faire quelques essais. Le résultat est assez bluffant.

Il y a quand même quelques inconvénients :
Vous devez passer en mode manuel. Tous les automatismes sont bien sûr désactivés, à vous de régler vitesse et ouverture. Il n’y a plus d’autofocus, donc mise au point manuelle, et c’est là que les choses se compliquent. La plupart des appareils photo reflex argentiques disposaient d’un viseur équipé d’un dispositif d’aide à la mise au point, comme les microprismes ou l’anneau de mise au point. Eh bien là, nada ! Tout doit se faire à l’œil et on a intérêt à en avoir un bon.

Tout ceci pour dire qu’il faut, avec ce matériel, prendre son temps et donc revenir aux bases de la photographie. Fini le mitraillage, voire le mode rafale.

Dernier point, ces vieux objectifs sont faits pour le plein format. Donc, si comme moi, vous avez un APS-C, il faut convertir la focale. Ainsi, un 35 mm deviendra un 50 mm, un 50 mm deviendra un 75 mm, et un 135 mm, un 200 mm.

Conclusion, on peut s’amuser pour trois francs six sous. Certes, vous n’aurez peut-être pas le piqué ou le confort des derniers cailloux(cependant ils valent largement les zooms vendus avec les kits), mais le résultat offre un très bon rapport qualité/prix et vous retrouverez la joie de la « slow photographie ».