Je voulais déverser mon flot de triste langueur,
Mais il me manquait la manivelle pour ouvrir la bonde
Pour qu’elle se perdre en tumulte dans les stimulantes ondes
libérant passionnément l’espace pour accueillir ton cœur.

Tel un enfant rebelle dans ce vaste et généreux monde
Il naît d’une étincelle de la nuit ou du jour
Il croit, s’accommodant du jour qui précède la nuit
Il s’affermit dans la nuit qui laisse place au jour
Il traverse le temps décompté de jour comme de nuit
Il mourra dans un infime mouvement,
Qui ne changera pas le cours du monde
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| Le plus petit fleuve de France avec ses 1194 mètres |
«Il a dû laisser des rimes accrochées aux arbres, et les oiseaux en ont certainement encore dans leurs nids. »*
Je n’ai pas vu de rimes nouées aux branches mais il est certain qu’il y a une ambiance dans cette petite station balnéaire de Normandie
L’été, Victor Hugo quittait volontiers Paris. Il allait tantôt en Suisse et tantôt à la mer qu’il a toujours beaucoup aimée. Pendant plusieurs saisons, il allait passer un mois à Veules, chez le célèbre romancier et dramaturge Paul Meurice, qui y avait fait construire une résidence
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| Victor Hugo et la famille Meurice à Veules-les-Roses |
Victor Hugo, qui, pour la première fois, y séjourna en septembre 1882 aimait, après avoir travaillé la matinée, se promener sur le bord de mer ou bien le long de la Veules.
Le fait le plus marquant, fut le banquet offert par le grand poète (fidèle à ses idéaux et/ou pour jouer M Madeleine) aux cent gamins les plus pauvres de Veules le 24 septembre 1882.
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| Victor Hugo et les enfants pauvres chez Paul Meurice à Veules-les-Roses |
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| Ferdinand Zacharie JAPIOT |
Né le 5 avril 1825 à Bussy-en-Othe (89) et décédé en 1905 à Verdun (55)
Il est le fils de Jean Marie JAPIOT, brigadier forestier puis Sous inspecteur des forêts domicilié à Verdun et de Louise Zoé GARNIER.
Il se marie à Ernestine Virginie GUY (1834-1920) le 15 novembre 1854 à Verdun (55)
Celui qui donna son nom à un petit coin de verdure situé en plein centre-ville de Verdun fut Garde général des forêts puis ingénieur des eaux et forêts et président de Société de Secours aux blessés militaires pour Verdun (ancêtre de la Croix-Rouge)
Mais il est surtout connu pour être le fondateur et président de la Société d’Horticulture de la Meuse.
Ce parc était le terrain d’expérimentation de la Société où y furent cultivé de nombreuses plantes. Les membres y installèrent même un jardin-école (initiative dont on pourrait utilement s’inspirer aujourd’hui). Et annuellement une exposition de végétaux était organisée pour faire découvrir au grand public les travaux et les recherches des sociétaires
A partir de 1909, le parc fut aménagé en promenade par l’architecte paysagiste nancéien Picoré et peu après l’architecte Chenevier construisit le Pavillon Japiot dans le style des demeures « Belle Époque »
Ce parc qui était privé fut cédé à la Ville le 11 juillet 1962
Aujourd’hui, le parc municipal Japiot est un petit « poumon vert » situé en plein centre-ville. Coincé entre la Meuse et l’avenue du Luxembourg il est parfait pour ceux qui désirent se promener, jouer ou assister aux animations estivales. Par contre je ne sais ce qu’est devenue la Société d’Horticulture de la Meuse.
Chemin de croix de Benoite-Vaux (55 – le 27 février 2022)
Conçu dès 1889 par le sculpteur Henri Chapu (1833-1891), le chemin de croix de Benoîte-Vaux a été réalisé de 1890 à 1895 pour l’essentiel par un des sculpteurs de son atelier, le Meusien Désiré Fosse, de Nantillois (1862-1913). Inspiré pas l’aspect des alignements mégalithiques bretons,
Benoîte Vaux est un haut lieu de pèlerinage connu depuis très longtemps en Lorraine. Ancien prieuré élevé au 12ème siècle, l’église construite au 18ème siècle est richement décorée et possède de belles stalles. La légende veut que des bûcherons entendirent des voix célestes chantant l’Ave-Maria et, se dirigeant vers l’endroit d’où provenait cette mélodie angélique, ils découvrirent près d’une source une statue de la Vierge.