On se souvient : C’est moi, ce n’est pas moi ? Oran ou Mers el-Kébir ? Je n’en sais rien, j’avais deux ans et je n’ai donc pas la mémoire de cette époque. C’est moi parce qu’on me l’a dit. Nous avons passé deux ans en Algérie (1961-1962) Et ce chien ? Est-il à moi ou à des amis ? Les photographies nous font remonter des souvenirs ou plutôt dans ce cas essaye de nous recréer des souvenirs.
L’écriture pour Annie Ernaux est une volonté obstinée de combattre l’oubli et de l’utiliser comme un « activateur de mémoire ». La photographie est du même ordre.
Il déniche un petit bistro Discret et convenable Pour siroter un petit noir. Chaleureux et mélancolique Dans cette tasse de café Obscure et triste, Que broie-t-il ? Des grains d’idées charbonneuses ?
« Regarder avec les yeux de son imagination » L’aphantasie est l’incapacité de créer une image mentale
J’écris : la mort est une fin en soi Après recherche , je m’aperçois que c’est déjà une citation de Philippe Heracles Plagiat à l’insu de mon plein gré Une fin en soi : but ultime se trouvant au sommet de la hierarchie de tous les objectifs de l’existence
Humeur
Dessin paru dans la Gueule Ouverte, je n’ai pas identifié le dessinateur signé PH
Accidents du travail : 764 morts en France en 2024, un chiffre encore en hausse
Les heures, les jours s’ajoutaient irrémédiablement pour les mêler et les faire d’eux un seul visage qui jouait sa tragédie sur un décor d’aujourd’hui. Yves Simon – Le voyageur magnifique
“Dans un monde qui semble assombri, dur et violent, il ne faut pas se décourager mais préserver la joie, la lumière, y croire, espérer.” Feu! Chatterton in Numero.com
Le blog de la semaine
Le Dibbouk Carnets autofictifs, explorations littéraires et réflexions sur l’art
Avant d’être la star des réseaux internet, les chats avaient une utilité. La première était de défendre les récoltes des prédateurs. Un seul grain en moins et c’était parfois la famine Mais le chat offrait aussi l’avantage de fournir une peau à la fois chaude et peu coûteuse. De nombreuses coutumes monastiques proscrivant tout luxe, autorisaient les moines à utiliser seulement des peaux d’agneau ou de chat : ainsi une très ancienne coutume de Cluny, attribuée au moine Bernard, de même que la coutume d’Hirschau, recommandaient l’usage exclusif de couvertures en peau de chat, d’agneau ou de lapin. Les chats furent très employés en fourrure. Ceux de Russie et de Sibérie, à pelage noir, servaient à doubler les belles pelisses ; on en faisait aussi des cols, manchons, étoles, etc., qui étaient souvent très beaux. Avec les angoras on imitait les renards. Les vulgaires chats de gouttière, teints, donnaient une fourrure d’un bel effet ; ils étaient d’ailleurs employés en grand nombre pour fourrer les chaussures. Enfin les pharmaciens vendaient toutes les peaux de chats sauvages, ou soi-disant tels, pour combattre les rhumatismes comme en témoignent ces publicités du début du XXe siècle.
Source : Société d’ethnozootechnie (France). Ethnozootechnie. 1987 et Larousse ménager 1926.
Appelons une évidence un chat Ce félin taquin et ludique Cerclé d’un bijou flamboyant Dans la vitrine d’une boutique poussiéreuse Collier de nos vies ternes Reflet de notre société superficielle
Joindre le geste à la parole Promesse folle Et mettre un doigt sur la bouche Blême et louche Un signe pour l’absence De lointaines réminiscences Se taire pour la retenue De ma réalité nue Résonne profondément le silence Pour oublier ma futile existence
On jouerait avec les images, les mots, les sons, le quotidien ou la mémoire. Des lieux de vie ou de passage, des endroits où le regard se pose. Des instants récents ou très anciens, des rencontres éphémères ou des liens qui durent toujours.
Lu ici et là
« J’aime tous les soleils et toutes les patries Je suis le combattant des grandes rêveries. » Victor Hugo
« Le temps use la mémoire, il reste des objets, des traces, un personnage dont on se demande s’il rentre sur scène, ou s’il en sort. » Fabien Ribery dans son billet sur le livre d’Anne-Lise Broyer, La couleur vient après
Salmigondis
Je scrolle donc je suis
Le mot remis au gout du jour : le va-t-en-guerre
On attend avec impatience la sortie du tome N°2 du tome N°3 du tome N°4 du tome N°5 ………
Certains jours j’aimerais bien être une chaise Une chaise rouge bien entendu pour que vous me remarquiez Je vivrais dans un beau parc et vous vous exclameriez « oh ! J’ai enfin trouvé le siège de ma vie » ! Bien sûr, j’ai ajouté deux accoudoirs
Oh ! Point de suffisance de ma part, juste le désir de mieux vous enlacer Nous passerions de beaux après-midi ensoleillés, à l’ombre de majestueux marronniers Vous, rêvassant un livre à la main Moi, savourant vos caresses et m’étourdissant de vos parfums
Comme les amours d’adolescent qui ne durent qu’un été Dès les premiers frimas de l’automne Vous me quitterez pour retrouver au coin de la cheminée Ce prétentieux fauteuil voltaire
Je suis peut-être de fer, mais j’ai aussi un cœur Et ce qui faisait de ma vie une longue joie Se transformera en un lourd fardeau du chagrin très obscur Comme de longues nuits d’hivers brumeuses
J’attendrai dans les ténèbres froides aux morsures d’acier La réapparition des premières fleurs du printemps Annonciatrices du retour de la belle Je goûterais à nouveau le bonheur qu’apporte votre présence.
Dès le début de la 1ere guerre mondiale, des étrangers (Polonais, grecs, hollandais, belges, slaves et même américains) s’engagent dans la Légion Étrangère. Au sein de celle-ci se constitue un régiment : les Garibaldiens (officiellement Le 4e régiment de marche du 1er étranger). Il est constitué exclusivement par des italiens. Six des petits-enfants du patriote Giuseppe Garibaldi en feront partie. Le commandant est d’ailleurs l’un d’entre eux : Lieutenant-colonel Peppino Garibaldi
Les frères Garibaldi in « Le Miroir »
Ce régiment s’illustre en particulier en Argonne, au cours de l’hiver 1914/1915, où sont tués 500 volontaires italiens. C’est là que 2 des 6 frères perdent la vie. Bruno Garibaldi, tué sur le plateau de Bolante, le 26 décembre 1914 et son frère Constante Garibaldi, tué à Courte-Chausse le 5 janvier 1915.
Le dimanche 24 avril 1932 avait lieu à Lachalade, petit village de l’Argonne meusienne, l’inauguration du monument élevé à la mémoire des Garibaldiens tombés au champ d’honneur
La chalade
en Argonne : inauguration d’un monument aux volontaires
garibaldiens, morts en France : [photographie de presse] /
Agence Meurisse. 1932.
1/
L’Associatione nationale Volontari di Guerra d’Italia a fait ériger, un monument (œuvre de Sergio Vatteroni) : une muraille de pierre aux extrémités de laquelle se trouvent des effigies de Constante et de Bruno Garibaldi, sur laquelle s’inscrivent les noms des volontaires italiens tombés en Argonne La cérémonie est présidée par M Mario Roustan Ministre de l’Instruction Publique, entouré de MM Catru préfet de la Meuse ; Schleiter, député ; Maillard ; sous-préfet de Verdun ; Coselshi, député italien et président des volontaires italiens ; le général Ezio Garibaldi, délégué de la milice fasciste et son frère Sante Garibaldi ; le colonel comte Braborino, attaché militaire d’ambassade ; Roger Barthié président de la Société nationale des combattants volontaires de la grande guerre, etc.
Les Annales politiques et littéraires : revue populaire paraissant le
dimanche / dir. Adolphe Brisson. 21/12/1919.
À noter, le dernier poilu décédé en France était un Garibaldien, Lazzare Ponticelli.
Sources des photos anciennes : Gallica dont Les Annales politiques et littéraires : revue populaire paraissant le dimanche / dir. Adolphe Brisson. 21/12/1919. Agence Meurisse. 1932. 1/ Le Miroir : 1915-01-24.