
Finalement
Rien ne devrait être
Aussi simple que la vie
Nourrissant l’avenir
Comme l’on nourrit
Invariablement
Ses envies
28/01/2022

Finalement
Rien ne devrait être
Aussi simple que la vie
Nourrissant l’avenir
Comme l’on nourrit
Invariablement
Ses envies
28/01/2022

Sur le sable amolli et ridé d’ondulations
Surgit du calme immense
Comme un serpent qui rôde
Un dos sombre qui luit
Avec un glissement majestueux.
La bête bien lovée
Jaillit tel un boa
Pour nous entraîner
Sous l’écume et le sel.
12/12/2022

Dans le silence des vertes prairies
Sur les sentiers d’une pente fleurie
La tête rouge à l’air de mort-vivant
Ne se plie pas dans le sens du vent.
L’herbe de Saint-Benoît
Lance vers le ciel sournois
Sa perruque ébouriffée
D’akènes crochus étoffés
Pour faire échec à nos démons
Et nous rendre la joie que nous aimons
Fleurissant nos âmes ravies
Sans verser dans l’immense nostalgie.
12/11/2024

Il passe tous ses après-midi
Sous le berceau de platanes
Dans l’ombre diaphane de leur feuillage gris ;
Il a la boule au ventre
Le joueur de pétanque
Enfermé dans sa propre exigence
À l’angoisse du millimètre
Qui sépare la victoire de la défaite.
Mesure infime
Tension contenue
11/11/2024

La bête velue de mousse
Dévoile sa frimousse
Des éclairs rubis dans les yeux
Son bec surgit guenilleux,
Malicieusement arrimé
Sur sa bouille déplumée
Elle nous éclabousse
De son air rusé et glousse,
Sauvage et espiègle
Se prenant pour un aigle.
31/10/2024

Sous les pavés, la plage
Comme il est dit
Quand on voit rouge.
Mais qui danse sur les pavés ?
L’éclair de ton sourire subversif
Qui vient de fleurir ta bouche.
Un plaisir transgressif
Juste le temps de poser
Sur tes lèvres rouges
Un baiser de communion éphémère
La plage promise, enfin, sous nos pieds.
29/10/2024

Comme un volcan qui s’embrase
Je n’ose baiser cette bouche
Telle une lave incandescente
Tes lèvres enflamment mon cœur
Mais ce doux fruit velouté
Apaise ma passion ardente
Je me pose serein sur ton épaule
Pour m’oublier dans ta tendresse
14 février 2023

Écoute le chant des oiseaux,
Gardiens des émotions humaines,
Des mots perdus qui s’envolent.
Médite, homme censé, à leur message
Tu as désappris l’angoisse du futur
Tu n’es que faiblesse et fragilité
Seule l’entente et la réconciliation
Convergent vers l’humanité.
30/03/2026

À pas lents dans la forêt
La blonde crinière flottante
Le bon cheval sans faire un écart
Poursuit son chemin de tourment
Évitant lentement l’ornière creuse
Attentif à poser ses larges sabots
Afin de ne pas glisser lourdement.
Chaque souffle soutient l’effort de la noble démarche
Chaque pas lent mesure la prudence du monde
30/10/2024

Villon nous a dépeint la ballade des pendus
Attachés ici, cinq, six
Que de leurs malheurs personne ne se moque
Pierre Dac pour lui répondre
Écrivit, c’est dans ses cordes
Dans les champs, près de chez son père,
Le linge blanc dans la brise légère
De-ci, de-là, comme le vent varie,
À son plaisir sans cesser nous charrie
La pluie nous a lessivés et lavés
Et le soleil, desséchés et noircis ;
Et dès lors dans sa tête l’obsession qui l’inquiète
Semblait lui dire « pince à linge » « pince à linge »
Avec l’aide de Villon et Pierre Dac