
Quand l’aurore a doré
Les palmes des fougères
Le panneau
Rouge du désir
Et blanc sans ardeur
Mets des couleurs
Dans l’ombre du bosquet
Où vont se cacher
Les parfums et les chansons légères
De l’amour buissonnier
09/12/2024

Quand l’aurore a doré
Les palmes des fougères
Le panneau
Rouge du désir
Et blanc sans ardeur
Mets des couleurs
Dans l’ombre du bosquet
Où vont se cacher
Les parfums et les chansons légères
De l’amour buissonnier
09/12/2024

Entre le désir du meilleur sublime
Et la réalité sombre et floue
Les paradis sont pleins d’abîmes
Accroché à un triste clou
Face au soleil, l’homme, la victime
Au fond du caverneux trou
Sans aucune nécessaire estime
Mais plein de cruel dégoût
Pour cet infâme crime
L’homme est un loup
Accablé par la nature nullissime
De son existence de fou
10/08/2024

Un regard borgne, en pitié, me regarde.
Un œil d’une rouille douce
Aucune larme ne coule
De ce trou rouge.
Seul un peu de mousse rase
Lui sert de paupière
26/09/2024

Son visage avait un profil
Taillé dans le métal
Une expression de scie
Un éclat d’alliage gris
A vous couper l’arbre
ayant porté le fruit
De l’élégance
24/09/2024

Par les froids du temps
Couvrant les prés et les ravins
Où l’air vivifiant s’épure
La feuille nouvelle, vulnérable
Se protège des aiguilles de glace
Dans le bourgeon tendre et gardien.
Les jeux de lumière et de fragilité
Rendent le souffle et l’âme
Aux fantômes roidis du vivant
21/12/2024

Dans la brume opaque et impalpable
Où l’âme mystère se serre,
Deux perches s’aimaient d’un amour tendre.
Elles se cherchent sans se trouver
Sur les flots sans écume
Le pied prisonnier de la vase
Elles ne sont pas de bois
Et toute l’eau de l’océan
N’empêchera cet amour platonique.
23/09/2024

Elle était venue courir avec nous les profondes forêts,
La botte couleur bonbon.
Mais méditant lentement parmi le vert du silence,
Le caoutchouc rose
S’est perdue dans l’ombre lumineuse
De ses illusions abandonnées.
Innocence égarée,
Dure réalité

Par-delà les sentiers fleuris,
Dans la prairie où le soleil s’étale flamboyant
La lente araignée tend des cordes
Où sèche un linge aux senteurs de fourrage
Tremble dans le frais matin.
Humble toile flottante d’une peintre animale
Son univers se réduit à ce châssis tissé
Par ses fragiles fils et ses délicats crochets.
Travail minutieux,
Harmonie silencieuse.
Le 18/09/2024

Un vieux scooter de rêve pour faire le cirque dans le quartier
Et la p’tite fille phonait
Et la p’tite fille phonait
Un morceau de ferraille usée qui m’colle encore au cœur et au corps
Avec l’aide de Laurent Voulzy

J’errais sur le flot écumant de la vie
Sur mon bateau déboussolé.
Tu as attaché à l’anneau de ton désir
Ma petite barque lézardée
Au port du destin
Par un nœud irrésistible.
Comme un lien
Enlaçant mon cœur
De ta corde d’amour
Nos deux âmes à jamais sont liées.
Voyage incertain de la vie,
Havre de tendresse paisible.
17/09/2024