
Juste une touche de couleur
Comme un antidouleur
Comme un modeste leurre
À tous tes malheurs
19 octobre 2022

Juste une touche de couleur
Comme un antidouleur
Comme un modeste leurre
À tous tes malheurs
19 octobre 2022

C’est une maison bleue
Accrochée au lampadaire
En 1970, Maxime Le Forestier s’est inspiré de cette maison bleue pour l’écriture d’un de ses tout premiers succès, San Francisco
De style victorien, la maison est située au 3841 de la 18e rue dans le quartier du Castro
À l’occasion des 40 ans de carrière de Maxime Le Forestier, sa maison de disques propose aux propriétaires de la maison qui entre-temps a été peinte en vert de lui redonner sa couleur bleue. Le 21 juin 2011, le chanteur donne le dernier coup de pinceau (source Wikipédia)

Point besoin de chevalet ni de toile
Point besoin de palette ni de petit-gris
Émerveillons-nous des teintes picturales
De l’automne en plein charivari
Oubliés les gammes principales
Plus aucune forfanterie
Des verts les plus pâles
D’autres coloris expriment leurs hystéries
Les havanes des fayards qui pavanent
Les roux des charmes en courroux
Les orangés des aubépines outragées
Les jaunes des nobles chênes qui trônent
Rien de terne rien de fade
A travers la campagne qui fane
Toutes les tonalités s’y greffent
Pour mettre en évidence les reliefs
Chaque éclat doré resplendit
Chaque reflet safran éblouit
Alors pourquoi clamer, Arrière-saison !

Derrière la clôture grillagée
La vessie multicolore
Illumine de son éclat vibrant
La terne et monotone pelouse
Ballon éphémère chamarré
Joie fugace
Ambiance joyeuse
Dans un décor ordinaire et ennuyeux

Il voulut mettre des couleurs à la vie,
Il prit son pinceau et sa palette
On découvrit un boulon rouge
Une barre bleue
Un E blanc
Un ciel jaune
Un roi violet
Il finit noyé dans le vert de ses yeux
Où il batifola dans toutes les nuances de son amour.
« … j’aime l’automne éperdument. Il est un éloge de la tristesse, et non du désespoir. Il m’est une paix sereine une fois l’an. Septembre, octobre et parfois novembre n’ont pas d’autre ambition que d’en finir posément. Cela aussi convenait beaucoup au flegme des hommes là-bas (extrême-orient russe). Je ne supporte pas le neuf, les images glacées du développement, les régions qui ont tout réussi, les attributs postmodernes et les paysages aménagés. L’automne est avant tout un charme d’hier, un décor poli par le temps. »
« L’automne est comme une braise qui meurt, gagnée par un tapis de cendres. On ne pouvait plus qu’appeler de ses vœux les myriades de flocons, la neige lourde et drue, et hâter vers le tombeau blanc cette pénible sénescence. »