Où le passé viticole de Resson se lit sur le porche de l'église Saint-Rémi.

Découvrez le passé viticole méconnu de Resson dans la Meuse.

L’âge d’or de la viticulture à Resson dans la Meuse

Resson, près de Bar-le-Duc dans la Meuse, était un village de vignerons. La vigne s’étirait sur les coteaux favorablement exposés.
En 1887, sur 840 ha qui composaient le territoire de la commune, 180 ha étaient consacrés à la vigne sur les espaces les plus favorables à son développement.
La viticulture était la principale activité de la communauté villageoise. Elle a depuis disparu pour laisser place aux taillis, aux prairies et à des vergers.

L’église Saint-Rémi : une « bande dessinée » de pierre

Il suffit de lever les yeux vers le porche de l’église Saint-Rémi (Fin XVe siècle, début XVIe siècle) pour encore admirer telles une BD les sculptures polychromes du passé viticole du village.
Ces sculptures racontent le quotidien des vignerons d’autrefois. C’est un livre ouvert sur les gestes, les outils et la culture d’un métier qui a façonné l’identité du village, nous faisant remonter le temps et redécouvrir la vie rurale des Ressonnais dans toute sa splendeur.

Un héritage familial et historique

L’église Saint-Rémi est un lieu chargé d’émotions personnelles. C’est aussi l’église où fut baptisé mon grand-père comme nombre de ses ancêtres avant lui.

La blonde crinière

À pas lents dans la forêt
La blonde crinière flottante
Le bon cheval sans faire un écart
Poursuit son chemin de tourment
Évitant lentement l’ornière creuse
Attentif à poser ses larges sabots
Afin de ne pas glisser lourdement.
Chaque souffle soutient l’effort de la noble démarche
Chaque pas lent mesure la prudence du monde

30/10/2024

La lettre 0329

Archive photos des 29 mars

Salmigondis

Ce 29 mars 2026 correspond au 9 Germinal 234 soit la journée de l’aulne.
L’aulne occupe une place complexe dans l’imaginaire humain :
Associé aux « eaux mortes » et aux marais mélancoliques, il est immortalisé par le poème de Goethe, Le Roi des Aulnes, comme un être inquiétant lié à la mort. Une légende veut même que l’arbre « saigne » (sa sève vire au rouge à la coupe) lorsqu’on tente de l’abattre.

Homo sapiens : Où est passé notre sagesse ?

J’ai commencé à photographier pour me souvenir — non par défaut de mémoire, mais par désir de tenir le monde à portée de main. Capturer un lieu, un instant, une lumière particulière. Rien de plus, au départ.
Avec le temps, ces images sont devenues autre chose : un matériau. Des fragments du réel qui ne reviendront pas, et qui me permettent aujourd’hui de regarder différemment ce que signifie vivre quelque chose — et s’en souvenir.

Lu et entendu ici et là

Nous leur demandons de prêter attention au bavardage des feuilles, à la récitation des sources, et aux sentences du vent.
Christian Bobin – L’autre visage

Le blog de la semaine

Le coup de cœur

Récapitulatif

Contribution

CEL

Saule marsault
Saule marsault
Ficaire fausse-renoncule
Ficaire fausse-renoncule

BanExTer

Bras-sur-Meuse
Bras-sur-Meuse
Breux
Breux

La ballade des pendus

Villon nous a dépeint la ballade des pendus
Attachés ici, cinq, six
Que de leurs malheurs personne ne se moque
Pierre Dac pour lui répondre
Écrivit, c’est dans ses cordes
Dans les champs, près de chez son père,
Le linge blanc dans la brise légère
De-ci, de-là, comme le vent varie,
À son plaisir sans cesser nous charrie
La pluie nous a lessivés et lavés
Et le soleil, desséchés et noircis ;
Et dès lors dans sa tête l’obsession qui l’inquiète
Semblait lui dire « pince à linge » « pince à linge »

Avec l’aide de Villon et Pierre Dac

Coût psychologique

Ma voiture roule 15 000 km par an et consomme 5 litres au cent km. Avec une augmentation de 50 centimes d’euro au litre, quel est le surcoût sur une année ?

  1. Consommation annuelle de carburant :
    Puisque vous consommez 5 litres tous les 100 km, on divise le kilométrage annuel par 100, puis on multiplie par 5.
    15000 km/100x5l = 750 litres par an
  2. Calcul du surcoût :
    On multiplie ces 750 litres par l’augmentation de 0,50 €
    750×0,50= 375 €
    Résultat final le surcoût pour votre année de conduite est de 375 €
    Cela représente un effort supplémentaire d’environ 31,25 € par mois sur votre budget carburant.

    • Ce que vous craignez, c’est surtout, de perdre la liberté d’utiliser votre véhicule comme vous le voulez, c’est donc un coût psychologique.

La péniche

Sur cette saignée d’eau verdâtre, la péniche vide de son chargement glisse lentement entre les deux berges. Le temps n’a plus prise sur elle, il glisse, comme l’eau. Cette étrange langueur le long des champs nous apprend un monde loin de l’étourdissement et de l’agressivité de nos vies enchevêtrées. Enjambons son pont pour braver un territoire de torpeur confinant à l’immobilité, un envoûtement doux, presque oublié.

Bornes Vauthier

Avocourt (55)

De nombreuses bornes singulières marquent les bas-côtés de nos routes meusiennes. Nous connaissons la Voie-sacrée, artère vitale de la bataille de Verdun, avec ses bornes caractéristiques reliant Bar-le-Duc à Verdun et la Voie de la liberté marquant l’itinéraire suivi par la 3e armée américaine commandée par le général Patton en 1944.

Il est une troisième sorte de borne que l’on nomme communément Borne Vauthier. C’est un ensemble de 118 sculptures de granit matérialisant la ligne de front telle qu’elle se présentait lors de l’offensive finale de juillet 1918 (700 km)
Elles seront installées entre 1921 et 1927 suite à une souscription organisée par les Touring club de France et de Belgique.

Monument de granit d’environ 1 m de haut, elles sont l’œuvre du sculpteur Paul Moreau-Vauthier, ancien combattant et auteur de nombreuses œuvres ayant rapport avec la Grande-Guerre.
Sur chaque borne, on retrouve des attributs du soldat (casque Adrian, gourde, grenades)

Pour la Meuse 15 bornes furent installées, mais malheureusement certaines furent détruites ( avec *)

  • Boureuilles *
  • Avocourt
  • Béthincourt *
  • Forges sur Meuse *
  • Samogneux
  • Beaumont-en-Verdunois
  • Le chapitre (Route d’Ornes)
  • Bezonvaux
  • Vaux-devant-Damloup
  • Verdun Eix
  • Haudiomont
  • Les Éparges
  • Lamorville
  • Saint-Mihiel
  • Apremont-la-Forêt


Les étals ordinaires

Anodin #1 : Les étals ordinaires
Gard – Février 2021
À l’ère du smartphone, nous sommes tous devenus photographes. Pourtant, à peine arrivés dans une ville inconnue, nous nous ruons instinctivement vers les mêmes monuments, les mêmes panoramas, les mêmes angles consacrés. Il en résulte des milliers de clichés quasi identiques, soignés, flatteurs, parfaitement calibrés pour Instagram ou Flickr, mais qui, finalement, ne disent rien de singulier sur le lieu visité.
Pour cela, il nous faut porter notre regard vers ce qui, en apparence, ne mérite pas une minute d’attention.

La lettre 0322

Archive photos des 22 mars

Salmigondis

25 000 t de livres sont détruits chaque année

Temps libre
Temps libéré
Temps prisonnier

Lu et entendu ici et là

« Ils ont accès à un monde dont eux seuls ont le chemin
Puisque tout ça n’est qu’une histoire de rencontres »
http://emiliesalquebre.com/crbst_38.html

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Lamier pourpre
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Hellébore fétide
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Boureuilles
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Brabant-sur-Meuse
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