Suivre sa voie

Consenvoye (55) le 4 octobre 2022

Suivre sa voie
S’enfoncer dans l’inconnu
Parcourir les traces des wagons
De songes lointains
Les rails de l’évasion
Nous emmènent
Tel un train qui hulule
Les absents
Sur les chemins
De l’autre
L’omnibus de la rêverie
Roulera dans le tunnel fantôme
Des mirages de la vie
Pour déboucher sur la voie
De l’apparente utopie

Au fil du canal

Délaissé depuis longtemps par les hommes, le ruban d’eau apprivoisé s’ennuie. On ne vogue plus sur cette avenue nonchalante. L’écluse et son logis sont délaissés. Seuls quelques arbres lui dessinent quelques chatoiements sur ce miroir où quelques vieux piquets tentent de survivre à la dégradation promise. La lenteur, la rêverie, la contemplation font partie de ce vieux monde. 

Samogneux (55) le 1 janvier 2022

Le saule balance sa tête triste

Vilosnes (55) le 8 avril 2020

Au bord de la rivière demi-morte
Le saule dressant ses branches tortes
Comme un vieux sage qui pense
Tremble agité d’un frisson intense

Le saule balance sa tête triste
Pleure de longues phrases empiristes
Portant en lui bien plus que son fardeau
En l’ombre morte des tombeaux

Le saule noir lève ses bras grisons
Dans la cambrure finie de l’horizon
Pour ranimer un moment de vie
En se penchant pour voir les désirs inassouvis

L’oasis

Au milieu du tarmac surchauffés de ces villes de béton grisonnant, surgissent de nulle part aux yeux observateurs du marcheur paisible de petites oasis vertes.
Espace agréable et rafraîchissant dans un environnement qui l’est moins.

Le Bessa 66

Fabriqué de 1938 jusqu’au début des années 50, il s’agit d’un modèle pliant à pellicule 120 fabriqué en Allemagne par Voigtländer.
Il existe plusieurs version et celui présenté date d’après 1948 puisque le viseur est intégré au boîtier.
Entièrement manuel bien sur, il produit des négatif 6X6.
La prise en main est agréable et puisqu’il se referme, Le Bessa 66 se glisse facilement dans une poche

Je l’ai chargé avec une pellicule Ektachrome 100asa EPP périmée depuis des lustres, d’où les couleurs irréelles. La pellicule a été scannée en laboratoire et je l’ai post-traitée sous Photoshop

La page qui liste les essais de mes appareils argentiques

C’est le printemps

C’est aux premiers jours du printemps
En des jours calmes pour l’instant
Dans les haies lourdes des fleurs à venir
La nature est de nouveau promise à l’avenir

Les hirondelles se sont mariées
Pour la saison, elles sont liées
Le bourdonnement mielleux des abeilles
Nous soupire galamment aux oreilles

C’est le premier baiser du soleil en dormance
De la nature en feu monte un appel immense
Fi de l’automne, nous nous aimons à plein temps
L’amour fait de la vie un éternel printemps