Cierge diaphane

 

Forges sur Meuse le 19 juillet 2022

 

Au fond du jardin terrestre
Entre le tangible et l’intangible
Le solide bouillons blanc
Du haut de sa tige de deux mètres
Tel un cierge diaphane qui tremblote
Aspire à vouloir embrasser
Les fragiles étoiles silencieuses
Pour s’unir dans une lumière vaporeuse
En une paix des champs et du firmament
Atmosphère douce et apaisante
Où la nature et le cosmos se rejoignent en harmonie.
Beauté éphémère de la vie et désir de transcendance

Minolta X700

Au début des années 80, les marques se font une concurrence terrible à coup d’innovations performantes. Et arrive Minolta avec son X700 et tue le match ! Bon tout de suite après les concurrents reviennent au même niveau voire le dépasse (Mais bon cet appareil reste mon préféré,  fut l’un de mes premiers et je l’ai utilisé jusqu’à mon premier numérique.
Je ne vous fait pas une description technique, l’excellent site collection-appareils.fr le fait bien mieux que moi : Minolta X700
Je l’ai chargé avec une pellicule Nation B&W 400 asa. La pellicule a été scannée en laboratoire et je l’ai post-traitée sous Photoshop.

 

(Cliquez sur une photo et ensuite faites défiler)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La page qui liste les essais de mes appareils argentiques

Bornes Vauthier

 

Avocourt (55)

De nombreuses bornes singulières marquent les bas-côtés de nos routes meusiennes. Nous connaissons la Voie-sacrée, artère vitale de la bataille de Verdun, avec ses bornes caractéristiques reliant Bar-le-Duc à Verdun  et la Voie de la liberté marquant l’itinéraire suivi par la 3e armée américaine commandée par le général Patton en 1944.

Il est une troisième sorte de borne que l’on nomme communément Borne Wauthier. C’est un ensemble de 118 sculptures de granit matérialisant la ligne de front (700 km) au moment de l’offensive finale de juillet 1918.

Elles seront installées entre 1921 et 1927 suite à une souscription organisée par les Touring club de France et de Belgique.
Monument de granit d’environ 1 m de haut, elles sont l’œuvre du sculpteur Paul Moreau-Vauthier, ancien combattant et producteur de nombreuses œuvres ayant rapport avec la Grande-Guerre.

Pour la Meuse 15 bornes furent installées, mais malheureusement certaines furent détruites ( avec *)
Boureuilles *
Avocourt
Béthincourt *
Forges sur Meuse *
Samogneux
Beaumont-en-Verdunois
Le chapitre  (Route d’Ornes)
Bezonvaux
Vaux-devant-Damloup
Verdun Eix
Haudiomont
Les Éparges
Lamorville
Saint-Mihiel
Apremont-la-Forêt

Pourquoi vendre un rein pour acheter un nouvel objectif ?

 

Lorsqu’on veut acquérir un nouvel objectif pour son appareil photo numérique, on est vite rebuté par le prix. Cependant, il existe pour la plupart des appareils des bagues d’adaptation qui permettent de monter de vieux objectifs argentiques.

L’avantage, c’est le prix. On peut en trouver en ligne de 30 à quelques centaines d’euros, selon le modèle, mais aussi sur les vide-greniers. Ainsi, j’ai acheté dernièrement une sacoche pour la modique somme de 10 € et celle-ci contenait un boîtier (Praktica super TL 1000) plus trois objectifs. Je me suis empressé de monter sur mon boîtier numérique un Pentor 35 mm 2,8 et de faire quelques essais. Le résultat est assez bluffant.

Il y a quand même quelques inconvénients :
Vous devez passer en mode manuel. Tous les automatismes sont bien sûr désactivés, à vous de régler vitesse et ouverture. Il n’y a plus d’autofocus, donc mise au point manuelle, et c’est là que les choses se compliquent. La plupart des appareils photo reflex argentiques disposaient d’un viseur équipé d’un dispositif d’aide à la mise au point, comme les microprismes ou l’anneau de mise au point. Eh bien là, nada ! Tout doit se faire à l’œil et on a intérêt à en avoir un bon.

Tout ceci pour dire qu’il faut, avec ce matériel, prendre son temps et donc revenir aux bases de la photographie. Fini le mitraillage, voire le mode rafale.

Dernier point, ces vieux objectifs sont faits pour le plein format. Donc, si comme moi, vous avez un APS-C, il faut convertir la focale. Ainsi, un 35 mm deviendra un 50 mm, un 50 mm deviendra un 75 mm, et un 135 mm, un 200 mm.

Conclusion, on peut s’amuser pour trois francs six sous. Certes, vous n’aurez peut-être pas le piqué ou le confort des derniers cailloux(cependant ils valent largement les zooms vendus avec les kits), mais le résultat offre un très bon rapport qualité/prix et vous retrouverez la joie de la « slow photographie ».

Mimizu izuru

 

Sandrine Tolotti dans sa dernière lettre de L’Intimiste :
« Ce numéro, si l’on s’en tient au calendrier traditionnel japonais composé de soixante-douze micro-saisons (kô), s’étend de Mimizu izuru (蚯蚓出), période où « les vers de terre refont surface », à Kaiko okite kuwa o hamu (蚕起食桑), celle où « les vers à soie se régalent des feuilles de mûriers ».
Si la plus connue reste Sakura hajimete hiraku (Les fleurs de cerisier commencent à s’ouvrir) qui donne lieu à la fête hanami aujourd’hui mondialement connue, la micro-saison mimizu izuru (du 11 au 15 mai) nous indique que les vers-de-terre (chers à leur défenseur Christophe Gatineau) remontent à la surface.

C’est pour les japonais, le début de l’été (Rikka ) qui donne une nouvel élan aux êtres hibernants .
Quelle belle idée que les Japonais divisent l’année en 72 micro-saisons ! Certes chacune d’elles ne dure que quelques jours mais elles nous rappellent que la nature n’est pas immuable et que les variations naturelles sont infinies et en constante évolution, Une autre façon de nous rapprocher de la nature, de l’observer et de la savourer.

N’hésitez pas à vous inscrire à l’Intimiste pour y lire chaque quinzaine de merveilleuses histoires comme celle de « L’homme au million de secrets »

Où le passé viticole de Resson se lit sur le porche de l'église Saint-Rémi.

Resson était un village de vignerons.La vigne, s’étirait sur les coteaux favorablement exposés,
En 1887, sur 840 ha qui composait le territoire de la commune, 180 ha était consacrait à la vigne sur les espaces les plus favorables à son développement
La viticulture était la principale activité de la communauté villageoise. Elle a depuis disparu pour laisser place aux taillis, aux prairies et à des vergers.
Mais on peut encore admirer telle une BD les sculptures polychromes du passé viticole du village
C’est accessoirement l’église où fut baptisé mon grand-père et nombreux de ses ancêtres

 

Rouge

 Lorsqu’un peintre aztèque plaçait dans sa composition un personnage habillé de rouge, on savait que celui-appartenait au dieu Xipe Totec.
dans leur mythologie, Xipe Totec que l’on traduit par « Notre seigneur l’écorché » est le dieu du renouveau de la nature et de la pluie nocturne bienfaisante. Il s’écorchait lui-même pour nourrir l’humanité,
Les cérémonies en son honneur comprenaient beaucoup de musique, de chants et de danses rituelles.Mais aussi des sacrifices humains où les victimes étaient percées de flèches afin que leur sang inonde le sol comme une pluie fertilisante. Puis le prêtre leur arrachait le cœur encore palpitant .
Cette couleur rouge était donc tout un symbole ?

La belle et le lierre

Brissac (49) le 8aout 2005

Elle n’avait d’ami que le vent sur ses pierres
Toujours tendrement enlacée par d’antiques lierres
Dans cette solitude témoin de tant de choses,
Elle aurait préféré un couvert de roses

Dans son regard plein de doute et de tristesse.
Le lierre l’enveloppait de ses caresses
Cajoleur compagnon aux lascives persévérances
Il l’embrassait, la soutenait, sans irrévérences

Avec un certain panache
« je meurs ou je m’attache »
Ces deux cœurs à jamais sont liés
Vivront, refleuriront les jours ensoleillés

Derrière ce délicat jardin clos,
Ce matin, un amour a éclos,
Le lierre restera tendrement enlacé
Comme un souvenir vivant du cher passé.