Les gens, simples, originaux, flânant, travaillant, agréables, aimables, charmants, élégants, honorables, sensés, tranquilles
Auteur : Francis Vayeur
Certains matins enflammés, sans raison

Certains matins enflammés, sans raison
Offrent au promeneur engourdi,
De l’aube éternelle et fraîche
Une humeur orangée éphémère,
Or, c’est le petit jour doré
Qui rit à la douceur des horizons
En chantant doucement un charivari
Pour réveiller un monde ignoré
Cette transition entre la nuit et le jour
Dans une ambiance fringante et unique
Une sorte de communion de l’instant présent
Apporte une nouvelle énergie et une joie tranquille
Comme la sérénité d'un paysage

Sous le charme de ton visage
Comme la sérénité d’un paysage
Je voyage tout en douceur
Sur le chemin de ton cœur
Ton amour enflamme
La clarté de mon âme
Dans un tendre chant
Qui résiste au temps
Le pur ravissement de nos jeunes saisons
Laisse filtrer tes bienfaisants rayons
Luisant de tendresse et de douceur
réchauffant pour l’éternité mon vieux cœur
Le Sunpet Industries Wide Pic

Voilà un appareil qu’on peut considérer comme un « appareil photo jouet »
Fabriqué en Chine au début des années 90, il est construit entièrement en plastique et ne possède que les fonctions basiques
Le Sunpet Industries Wide Pic était souvent offert en cadeau ou utilisé comme objet promotionnel.
C’est un appareil photo argentique panoramique simple.
L’effet panoramique est obtenu par des caches qui masquent le haut et le bas du négatif, produisant une image allongée encadrée de bandes noires lors du tirage. Ce qui donne des photos 18×36 à l’horizontale.
Bon vu sa construction, on ne lui en demandera pas trop
Je ne vous fait pas une description technique, l’excellent site collection-appareils.fr le fait bien mieux que moi : https://www.collection-appareils.fr/x/html/appareil-14889.html
Je l’ai chargé avec une pellicule Fujifilm X-TRA 400 asa périmée. La pellicule a été scannée en laboratoire et je l’ai post-traitée sous Photoshop.
S’asseoir sur un vieux banc rustique

S’asseoir sur un vieux banc rustique
Quelques instants brefs mais authentiques.
Quand la ville autour s’agite
Où cette foule immense gravite
Hurle, s’étale, s’élance et se rue
sur la tranquillité disparue.
Dans une journée sans bienveillance
Pour retrouver le convoité silence
Et méditer un à un les moindres moments,
De ces feuilles chantant mollement
L’arrivée d’ un autre printemps ardent
Loin des rumeurs du réel décadent.
Les oiseaux papillonnent mille chansons
Dans le frémissement des rameaux polissons
Troublant à peine notre repos attendu,
Pour respirer le vent des feuilles suspendues,
Calmer ce vacarme exaspérant
Rendre la paix aux solitaires errants.
Poupées
Poupée de cire ou poupée de son
Poupée de chiffon ou poupée de celluloïd
Poupée de Cosette ou poupée Chucky
On m’abandonne
On me jette
On me laisse sur le trottoir pour les vendre
J’aurai aimé
Que tu me maquilles
Que tu me coiffes
Que tu me rapportes tes petits secrets
Que tu me contes des belles histoires
Mais tu préfères les belles plastiques modernes et superficielles
Je ne suis plus dans l’air du temps,
Je ne suis plus à la mode obsédé par l’apparence et la nouveauté
Délaissé et abandonné dans l’indifférence et l’oubli
Le temps est passé
Nostalgie de l’enfance et de ses doux moments
Sur les chemins vagabonds

Sur les chemins vagabonds
Nous explorons notre curiosité
Cassant la géométrie de la monotonie,
Nos pas, tracés de certitude, trébuchent
Sur les cailloux de la réalité.
Quel délassement !
Cet exercice de manipulation
De notre imaginaire
Créant une nouvelle carte
Dans l’espace et le temps
Nous éloignant de l’ornière
de la routine de la topographie
de notre ennuyeuse inspiration
Par terre
Il suffit de baisser les yeux et l’on découvre un monde par terre
Suivre sa voie

Suivre sa voie
S’enfoncer dans l’inconnu
Parcourir les traces des wagons
De songes lointains
Les rails de l’évasion
Nous emmènent
Tel un train qui hulule
Les absents
Sur les chemins
De l’autre
L’omnibus de la rêverie
Roulera dans le tunnel fantôme
Des mirages de la vie
Pour déboucher sur la voie
De l’apparente utopie
Au fil du canal
Délaissé depuis longtemps par les hommes, le ruban d’eau apprivoisé s’ennuie. On ne vogue plus sur cette avenue nonchalante. L’écluse et son logis sont délaissés. Seuls quelques arbres lui dessinent quelques chatoiements sur ce miroir où quelques vieux piquets tentent de survivre à la dégradation promise. La lenteur, la rêverie, la contemplation font partie de ce vieux monde.
Samogneux (55) le 1 janvier 2022



























































