
Est-ce le cercle de nos vies fluides
Est-ce le miroir de la réalité fixe ?
Le jaune est-il vert ?
Le vert est-il jaune ?
Perception du monde
Subjectivité complexe

Est-ce le cercle de nos vies fluides
Est-ce le miroir de la réalité fixe ?
Le jaune est-il vert ?
Le vert est-il jaune ?
Perception du monde
Subjectivité complexe

Au bord de la rivière demi-morte
Le saule dressant ses branches tortes
Comme un vieux sage qui pense
Tremble agité d’un frisson intense
Le saule balance sa tête triste
Pleure de longues phrases empiristes
Portant en lui bien plus que son fardeau
En l’ombre morte des tombeaux
Le saule noir lève ses bras grisons
Dans la cambrure finie de l’horizon
Pour ranimer un moment de vie
En se penchant pour voir les désirs inassouvis

Dans un rêve liquide et flottant
Sur un projet illusoire et suffocant
Tel un chant de muse
Le corps gélatineux de la méduse
Nature divinisée
Translucide et irisée
Ondule sur la vaste mer
Couleur teintée de vert
Doucement avec grâce
Ne laissant aucune trace
Nuances émeraude
Créature éthérée
Au milieu du tarmac surchauffés de ces villes de béton grisonnant, surgissent de nulle part aux yeux observateurs du marcheur paisible de petites oasis vertes.
Espace agréable et rafraîchissant dans un environnement qui l’est moins.

Sur le sable meuble, grains mouvants
Sauvage est le flux du vent
Au ras des flots moirés
Le coquillage emporté par la marée
Fait la course aux petites pierres
A cheval sur toutes frontières
Pousse-cailloux
Jeu voyou


Fabriqué de 1938 jusqu’au début des années 50, il s’agit d’un modèle pliant à pellicule 120 fabriqué en Allemagne par Voigtländer.
Il existe plusieurs version et celui présenté date d’après 1948 puisque le viseur est intégré au boîtier.
Entièrement manuel bien sur, il produit des négatif 6X6.
La prise en main est agréable et puisqu’il se referme, Le Bessa 66 se glisse facilement dans une poche
Je l’ai chargé avec une pellicule Ektachrome 100asa EPP périmée depuis des lustres, d’où les couleurs irréelles. La pellicule a été scannée en laboratoire et je l’ai post-traitée sous Photoshop

C’est aux premiers jours du printemps
En des jours calmes pour l’instant
Dans les haies lourdes des fleurs à venir
La nature est de nouveau promise à l’avenir
Les hirondelles se sont mariées
Pour la saison, elles sont liées
Le bourdonnement mielleux des abeilles
Nous soupire galamment aux oreilles
C’est le premier baiser du soleil en dormance
De la nature en feu monte un appel immense
Fi de l’automne, nous nous aimons à plein temps
L’amour fait de la vie un éternel printemps

Atmosphère sereine et pure
Sur la page blanche du lavabo
La main délicate a déposé avec attention le gant innocent
Rituel exprimant une manière d’être
Un tissu-éponge soigné
Pour une toilette du bout des doigts minutieux
Sensualité discrète et pudique
Précaution et tendresse du geste

Comme un serpent mystérieux en caoutchouc
Capable de se faufiler et de se mouvoir avec souplesse
L’eau va chercher un renseignement confidentiel
Quête secrète
Dans le tuyau de la confidence
La pluie, ce liquide fuyant
Se déverse mécaniquement et sans nuance
Sur le tapis vert de l’herbe tranchée
Contrôle du passage
Liberté du chenal

Sur le mince fil à linge
Long brin de fragilité
Les rectangles de toile blanche
Suspendus
Vulnérables
Tiennent par les branches
Articulées des pinces à linge
Gaieté monotone
En plastique de couleurs vives.
Les torchons se serrent la pince
Solidaires
Partagent une complicité
Dans l’attente d’être séchés
Caressés
Par le vent ou le soleil.
Scène ordinaire
Tranquillité domestique