L’oasis

Au milieu du tarmac surchauffés de ces villes de béton grisonnant, surgissent de nulle part aux yeux observateurs du marcheur paisible de petites oasis vertes.
Espace agréable et rafraîchissant dans un environnement qui l’est moins.

Le Bessa 66

Fabriqué de 1938 jusqu’au début des années 50, il s’agit d’un modèle pliant à pellicule 120 fabriqué en Allemagne par Voigtländer.
Il existe plusieurs version et celui présenté date d’après 1948 puisque le viseur est intégré au boîtier.
Entièrement manuel bien sur, il produit des négatif 6X6.
La prise en main est agréable et puisqu’il se referme, Le Bessa 66 se glisse facilement dans une poche

Je l’ai chargé avec une pellicule Ektachrome 100asa EPP périmée depuis des lustres, d’où les couleurs irréelles. La pellicule a été scannée en laboratoire et je l’ai post-traitée sous Photoshop

La page qui liste les essais de mes appareils argentiques

C’est le printemps

C’est aux premiers jours du printemps
En des jours calmes pour l’instant
Dans les haies lourdes des fleurs à venir
La nature est de nouveau promise à l’avenir

Les hirondelles se sont mariées
Pour la saison, elles sont liées
Le bourdonnement mielleux des abeilles
Nous soupire galamment aux oreilles

C’est le premier baiser du soleil en dormance
De la nature en feu monte un appel immense
Fi de l’automne, nous nous aimons à plein temps
L’amour fait de la vie un éternel printemps

Comme un serpent mystérieux

Comme un serpent mystérieux en caoutchouc
Capable de se faufiler et de se mouvoir avec souplesse
L’eau va chercher un renseignement confidentiel
Quête secrète
Dans le tuyau de la confidence
La pluie, ce liquide fuyant
Se déverse mécaniquement et sans nuance
Sur le tapis vert de l’herbe tranchée
Contrôle du passage
Liberté du chenal

Sur le mince fil à linge

Sur le mince fil à linge
Long brin de fragilité
Les rectangles de toile blanche
Suspendus
Vulnérables
Tiennent par les branches
Articulées des pinces à linge
Gaieté monotone
En plastique de couleurs vives.
Les torchons se serrent la pince
Solidaires
Partagent une complicité
Dans l’attente d’être séchés
Caressés
Par le vent ou le soleil.
Scène ordinaire
Tranquillité domestique

Moment partagé

Deux vieux complices d’antan,
Dans le bruit de leur rire fatigué
Usés par le temps lentement grignoté
Comme des trognons de pommes,
Buvaient une gorgée de cidre réconfortante,
Après chaque morceau de souvenirs de jeunesse
Dans une lumière intime et mélancolique
et une odeur douce-amère de boisson fermentée.

Moment partagé,
Chaleur de la mémoire

Le train de la vie

Ardèche – 1982

Je découvre que l’on vient d’éditer Cartotrain, sorte de carte Michelin du ferroviaire
Il y en a 2, une pour la France et l’autre pour l’Europe, on y trouve les lignes mais aussi les gares et bien d’autres renseignements. Je vous laisse découvrir sur le site : https://cartotrain.fr/
Moi qui rêve de voyager depuis chez moi jusqu’au bout de l’Écosse ou bien faire le tour de France par les petites gares et en utilisant seulement les petites lignes.
Sans prendre, bien sûr, le TGV.
Dans un monde qui a érigé la vitesse en commodité évidente, prenons-nous encore le temps de voyager ?
Voyager ce n’est pas aller vite, ce n’est pas prendre le TGV ni l’avion ou l’autoroute. Ce n’est alors qu’un simple déplacement
La vitesse aplatit tout, la lenteur nous donne à voir la beauté et la diversité des pays que nous traversons.
Le nez collé à la vitre, nous nous perdons, nous vagabondons, nous découvrons la géographie autrement, avec ses reliefs, ses détours, ses pauses improbables.
Bref, retrouver le train de la vie
Ralentissons pour retrouver un certain art du voyage
Et c’est une carte pas une application, juste du papier, là aussi, c’est tout un symbole.
Tracer son itinéraire à la main, rêver devant les tracés ferroviaires, c’est déjà le voyage qui commence.

Ardèche – 1982