Nous vomissons notre hyper-consommation à la déchetterie
Lu et entendu ici et là
« Ce qui choque dans mes photos, ce n’est pas de montrer des gens les uns sur les autres sur une plage sordide ou devant un plat de malbouffe. C’est que ces gens sourient, ils sont heureux dans un monde qu’ils contribuent à détruire. » Martin Parr in Le Monde du 7/12/2025
Laurent Voulzy citant Yves Simon : « Les chansons deviennent un calendrier affectif » sur RTL le 10/12/2025
Le blog de la semaine
Le Dibbouk Carnets autofictifs, explorations littéraires et réflexions sur l’art
C’est un appareil compact 35 mm fabriqué de 1982 à 1984 Ultime mutation de la famille Hi-Matic, c’est un appareil doté d’un objectif 35 mm pour ceux qui ne veulent pas se casser la tête. Une seule vitesse (1/125e), 4 symboles pour la distance et 3 symboles pour l’ouverture (f/4, f/8 et f/16) Un flash complète l’équipement Je l’ai chargé avec une pellicule Nation 400 asa. La pellicules a été scannées en laboratoire et je l’ai post-traitées sous Photoshop
Un vieux scooter de rêve pour faire le cirque dans le quartier Et la p’tite fille phonait Et la p’tite fille phonait Un morceau de ferraille usée qui m’colle encore au cœur et au corps
J’errais sur le flot écumant de la vie Sur mon bateau déboussolé. Tu as attaché à l’anneau de ton désir Ma petite barque lézardée Au port du destin Par un nœud irrésistible. Comme un lien Enlaçant mon cœur De ta corde d’amour Nos deux âmes à jamais sont liées.
Voyage incertain de la vie, Havre de tendresse paisible.
Le 7 décembre nous entrons au Japon dans la période appelée Taisetsu (大雪) « Lorsque la neige tombe en abondance »
Et si la plus belle photo, c’était celle qu’on ne prenait pas ?
En quelle année avons-nous vécus en paix ?
Lu ici et là
Tout ce que nous aimons est une injure à l’ordre du monde, une négligence d’une économie encore imparfaite, mais qui va se perfectionner. Et comme la colonisation envoie en avant-garde la lie de la civilisation, le front de l économie s’avance dans la nature sous forme de gadoues, de ferraille de clos d’équarrissage et de baraques de chiffonniers. Ce qui reste à la nature, c’est des endroits mal commodes, de peu de valeur, d’une exploitation peu rentable, du moins provisoirement, car la technique raréfie l’espace et en augmente la valeur à mesure qu’elle avilit le travail de l’homme. Le miracle d’être – Robert Hainard
Le photographe est un messager, et même si souvent son message est ignoré, il est indispensable. Lorsque les obscurantistes auront fait taire tous les photographes, comme c’est la tendance actuelle, y-compris dans notre pays, on aura des soucis à se faire. Journal d’un photographe – Alain Keller
Délaissant le béton étrangleur Comme le figuier étrangle les constructions d’Angkor Je m’évade dans la jungle urbaine Et là dans ce parc qu’on dit public Je sieste Je textote Je selfiese Je croque Je rêvasse Je paresse Et je retrouve sur la pelouse tondue rase Un peu de la vie qu’on me rapine.
Non, ce n’est pas un bateau offshore qui va rugir ni même un aviron qui va faire des vaguelettes. Juste une feuille qui se redresse pour effectuer une chorégraphie, telle une nageuse de natation synchronisée. Beauté éphémère, atmosphère douce et contemplative. La danseuse a quitté sa branche pour plonger dans la mare. Le murmure du limbe touchant l’eau, la sensation humide contre sa peau fragile. Son pari ? Se trémousser pendant quelques heures dans l’eau. Elle va lutter, et fendre l’eau pour guider ses mouvements malgré les difficultés du milieu. Malheureusement, peu de spectateurs pour découvrir un véritable ballet aquatique, esthétique et graphique. Les spectacles les plus discrets sont des scènes poétiques et délicates.
On se souvient : C’est moi, ce n’est pas moi ? Oran ou Mers el-Kébir ? Je n’en sais rien, j’avais deux ans et je n’ai donc pas la mémoire de cette époque. C’est moi parce qu’on me l’a dit. Nous avons passé deux ans en Algérie (1961-1962) Et ce chien ? Est-il à moi ou à des amis ? Les photographies nous font remonter des souvenirs ou plutôt dans ce cas essaye de nous recréer des souvenirs.
L’écriture pour Annie Ernaux est une volonté obstinée de combattre l’oubli et de l’utiliser comme un « activateur de mémoire ». La photographie est du même ordre.