Joindre le geste à la parole Promesse folle Et mettre un doigt sur la bouche Blême et louche Un signe pour l’absence De lointaines réminiscences Se taire pour la retenue De ma réalité nue Résonne profondément le silence Pour oublier ma futile existence
On jouerait avec les images, les mots, les sons, le quotidien ou la mémoire. Des lieux de vie ou de passage, des endroits où le regard se pose. Des instants récents ou très anciens, des rencontres éphémères ou des liens qui durent toujours.
Lu ici et là
« J’aime tous les soleils et toutes les patries Je suis le combattant des grandes rêveries. » Victor Hugo
« Le temps use la mémoire, il reste des objets, des traces, un personnage dont on se demande s’il rentre sur scène, ou s’il en sort. » Fabien Ribery dans son billet sur le livre d’Anne-Lise Broyer, La couleur vient après
Salmigondis
Je scrolle donc je suis
Le mot remis au gout du jour : le va-t-en-guerre
On attend avec impatience la sortie du tome N°2 du tome N°3 du tome N°4 du tome N°5 ………
Certains jours j’aimerais bien être une chaise Une chaise rouge bien entendu pour que vous me remarquiez Je vivrais dans un beau parc et vous vous exclameriez « oh ! J’ai enfin trouvé le siège de ma vie » ! Bien sûr, j’ai ajouté deux accoudoirs
Oh ! Point de suffisance de ma part, juste le désir de mieux vous enlacer Nous passerions de beaux après-midi ensoleillés, à l’ombre de majestueux marronniers Vous, rêvassant un livre à la main Moi, savourant vos caresses et m’étourdissant de vos parfums
Comme les amours d’adolescent qui ne durent qu’un été Dès les premiers frimas de l’automne Vous me quitterez pour retrouver au coin de la cheminée Ce prétentieux fauteuil voltaire
Je suis peut-être de fer, mais j’ai aussi un cœur Et ce qui faisait de ma vie une longue joie Se transformera en un lourd fardeau du chagrin très obscur Comme de longues nuits d’hivers brumeuses
J’attendrai dans les ténèbres froides aux morsures d’acier La réapparition des premières fleurs du printemps Annonciatrices du retour de la belle Je goûterais à nouveau le bonheur qu’apporte votre présence.
Dès le début de la 1ere guerre mondiale, des étrangers (Polonais, grecs, hollandais, belges, slaves et même américains) s’engagent dans la Légion Étrangère. Au sein de celle-ci se constitue un régiment : les Garibaldiens (officiellement Le 4e régiment de marche du 1er étranger). Il est constitué exclusivement par des italiens. Six des petits-enfants du patriote Giuseppe Garibaldi en feront partie. Le commandant est d’ailleurs l’un d’entre eux : Lieutenant-colonel Peppino Garibaldi
Les frères Garibaldi in « Le Miroir »
Ce régiment s’illustre en particulier en Argonne, au cours de l’hiver 1914/1915, où sont tués 500 volontaires italiens. C’est là que 2 des 6 frères perdent la vie. Bruno Garibaldi, tué sur le plateau de Bolante, le 26 décembre 1914 et son frère Constante Garibaldi, tué à Courte-Chausse le 5 janvier 1915.
Le dimanche 24 avril 1932 avait lieu à Lachalade, petit village de l’Argonne meusienne, l’inauguration du monument élevé à la mémoire des Garibaldiens tombés au champ d’honneur
La chalade
en Argonne : inauguration d’un monument aux volontaires
garibaldiens, morts en France : [photographie de presse] /
Agence Meurisse. 1932.
1/
L’Associatione nationale Volontari di Guerra d’Italia a fait ériger, un monument (œuvre de Sergio Vatteroni) : une muraille de pierre aux extrémités de laquelle se trouvent des effigies de Constante et de Bruno Garibaldi, sur laquelle s’inscrivent les noms des volontaires italiens tombés en Argonne La cérémonie est présidée par M Mario Roustan Ministre de l’Instruction Publique, entouré de MM Catru préfet de la Meuse ; Schleiter, député ; Maillard ; sous-préfet de Verdun ; Coselshi, député italien et président des volontaires italiens ; le général Ezio Garibaldi, délégué de la milice fasciste et son frère Sante Garibaldi ; le colonel comte Braborino, attaché militaire d’ambassade ; Roger Barthié président de la Société nationale des combattants volontaires de la grande guerre, etc.
Les Annales politiques et littéraires : revue populaire paraissant le
dimanche / dir. Adolphe Brisson. 21/12/1919.
À noter, le dernier poilu décédé en France était un Garibaldien, Lazzare Ponticelli.
Sources des photos anciennes : Gallica dont Les Annales politiques et littéraires : revue populaire paraissant le dimanche / dir. Adolphe Brisson. 21/12/1919. Agence Meurisse. 1932. 1/ Le Miroir : 1915-01-24.
Cette lumière sous laquelle le paysage était une perspective du paradis Cecile Coulon
Il n’y a pas de diagonale du vide, mais une diagonale des invisibilisés, et surtout la puissance des préjugés et de notre cécité. Fabien Ribery dans son billet sur le livre de Cédric Calandraud, Le reste du monde n’existe pas.
Dans l’univers ferraille de notre vie Il suffit d’une vis bonheur et d’un écrou malheur Pour resserrer les boulons Mais la rouille peut oxyder cette fixation Et altérer l’ancrage robuste De notre existence métallique
L’automne saigne les arbres De ses ocres aux tons chauds Le rêveur content d’être seul En quête de sensations profondes Dans son pull-over pour avoir bien chaud Désir de se protéger du monde extérieur Chemine sous la lumière tamisée et calme Aux impressions essentielles et intenses Ambiance propice à la réflexion et à la méditation Vers l’horizon acéré de l’infini Au caractère vaporeux et brumeux. Quête intérieure sans fin