
C’était au beau milieu de la Meuse
Pendant de longs jours, se reflétant dans son miroir
Les languissantes feuilles attendaient de voir
A l’automne, un irréel incendie

C’était au beau milieu de la Meuse
Pendant de longs jours, se reflétant dans son miroir
Les languissantes feuilles attendaient de voir
A l’automne, un irréel incendie

Des tournesols avaient grandi au petit bonheur
Ambré comme le soleil, comme le plaisir qui se répand.
Ce cadran solaire marque toujours la bonne heure
Et éparpille dans l’univers des graines de nuage,
Comme une poignée de mots jetés à l’aveuglette
Pour s’aimer généreusement,
Comme on sème des éclats de lumière,
Dans le cœur de la bien-aimée
Illuminant les vies de ceux qui se rencontrent
Afin que l’âme s’apaise dans une paix intérieure.

Sur les menus grains de sable de la plage,
Un petit être vert fantastique nous interpelle.
Pas de panique !
Ce monstre réduit,
Vivant dans une peau de plastique,
Nous entraîne doucement à la rêverie.
10/09/2024

À l’ombre des arbres, confidents des chagrins
Au bord de la douce et mélancolique rivière
Au cours lent, léger, mais fier
Dont la fraîcheur nous contraint
Les arbres, caution silencieuse
Dans une ambiance apaisante
Absorbent les émotions écrasantes
Comme une caresse délicieuse
Dans cette allée jonchée de gouttes d’or
Elle flâne d’un pas habité de lassitude
Baignant doucement dans une solitude
Et rêvassant pour longtemps encor
Ecrit le 3 novembre 2022. Réécrit le 19 novembre 2024

Derrière la clôture grillagée
La vessie multicolore
Illumine de son éclat vibrant
La terne et monotone pelouse
Ballon éphémère chamarré
Joie fugace
Ambiance joyeuse
Dans un décor ordinaire et ennuyeux

Cabane oubliée
À demi ensevelie dans le sable
Rudimentaire
Où notre vaisseau fantôme passe
Que l’enfance écoute
Quatre bouts de planche croisés
Apparence désincarnée
Le passé est un pays étranger
Rien n’est changé, renfloué, conjuré
Laissons l’irrémédiable dormir dans son indifférence

Nous ne sommes que de l’eau
Une eau couleur lessivée
Où coule notre âme
Où miroitent nos rêves
Ecoute le flot de mon humeur
Qui abreuve mes troubles
Au sein de l’outre monde
Où tout n’est que chimère
Détournant mon regard
De ces corps huileux et cramoisis
Je cherche un monde imaginaire
Dans la multitude des grains de sable.

A l’horloge du temps qui ne s’arrête pas
Les murs se souviennent pour nous
Le poids des autrefois du monde
Vestiges obstinés d’une dignité qui n’est plus
A l’ombre de ces remparts révolus
Nous reprendrons nos chemins coutumiers
Et, las, nous traînerons le poids lourd
Du souvenir sur nos âmes enterrées.

À quoi ressemble le bord de l’univers ?
L’union de tout ce qui demeure
La totalité des rêves et des hasards
Des petits soldats
Sans grade ni commandement
L’air d’attendre quelque chose
Dans les lumières pâles
Et dans les ombres incertaines