
Sur le mur fruste et gris,
Aucun rayon de soleil
Ne vient caresser la fenêtre.
Le bois tanné et fatigué
Des grands volets clos
Jette dans l’ombre
Cette maison, triste comme une trépassée.
Solitude vieillissante
Son âme figée dans l’oubli
02/10/2024

Sur le mur fruste et gris,
Aucun rayon de soleil
Ne vient caresser la fenêtre.
Le bois tanné et fatigué
Des grands volets clos
Jette dans l’ombre
Cette maison, triste comme une trépassée.
Solitude vieillissante
Son âme figée dans l’oubli
02/10/2024

J’égrène mes pensées, regrets, remords et autres peines
En un petit nuage éclatant de sphères irisées.
Les bulles de chimères s’élèvent en tremblant,
Dans une atmosphère éthérée
Vers le ciel bleu suspendu,
Pour rejoindre solennellement
Les cumulus fantômes.
Sentiment de libération,
Mélancolie subtile
01/10/2024

À l’angle d’un bois sombre
Sous la voûte en coupole,
Emprisonnant un ciel suave,
Une pelle épuisée de fatigue
Émerge de la terre lourde et opulente
Sans manche et rouillée.
La profonde forêt ténébreuse
Est son dernier linceul.
Labeur du passé et consumée par la terre,
Pour celle qui a creusé tant de tombes.
30/09/2024

L’ancre sanglote
Sur la pierre moussue.
De son anneau rouillé
Coulent quelques larmes salées.
Elle n’a pour amis
Que le vent et les flots.
À tout ce que les tempêtes
Ont tourmenté autrefois
Son existence houleuse
L’ancre est attachée
Vie passée, tumultueuse et désormais figée
18/12/2024

Elles étaient quatre
Couchées dans les feuilles
Attendant, la soif apaisée.
Les bouteilles de couleur
Laissent leurs raisons
Au fond du bois
En somnolant hébétées
Aucunement curieuses de revivre
16/12/2024

À l’heure plate et sans ride
Au détour du sentier secret
D’une forêt de la solitude
Un vieux bidon rouillé,
Soldat de métal croupissant,
Éventré sans honneur
Nous offre ses entrailles
De vieilles ferrailles
Assombrissant le sous-bois
De son cri muet de souffrance

Dans le silence de la forêt
Entre l’ombre et la lumière
Les souvenirs dansent
Comme les feuilles qui tombent
La saison des peines et des regrets
Est balayée par le rouge flamboyant
De l’automne du moment présent
Dans un vent d’énergie
Contemplons la poésie de la nature

Sur le sentier de cailloux
Je fais sonner mes pas.
À tâtons je cherche le chemin
Deux profilés d’acier laminé
Se présentent à moi
Quel rail me sert de guide
Le rouille qui continue
Ou
Le blanc qui s’arrête
Chemin de vie
Dualité entre le passé et le futur,
Entre la mémoire et l’oubli.
11/12/2024

Quand l’aurore a doré
Les palmes des fougères
Le panneau
Rouge du désir
Et blanc sans ardeur
Mets des couleurs
Dans l’ombre du bosquet
Où vont se cacher
Les parfums et les chansons légères
De l’amour buissonnier
09/12/2024

Entre le désir du meilleur sublime
Et la réalité sombre et floue
Les paradis sont pleins d’abîmes
Accroché à un triste clou
Face au soleil, l’homme, la victime
Au fond du caverneux trou
Sans aucune nécessaire estime
Mais plein de cruel dégoût
Pour cet infâme crime
L’homme est un loup
Accablé par la nature nullissime
De son existence de fou
10/08/2024