
Juste une touche de couleur
Comme un antidouleur
Comme un modeste leurre
À tous tes malheurs
19 octobre 2022

Juste une touche de couleur
Comme un antidouleur
Comme un modeste leurre
À tous tes malheurs
19 octobre 2022

C’est un vrai compte à rebours
Pour les deux lierres
Ils se tirent la bourre
En rampant sur la pierre
Et comme d’habiles sherpas
Ou une frégate à pleines voiles
Ils partent à la conquête, pas à pas
Du ciel et du silence des étoiles
19 septembre 2021

Le banc enfermé dans la nostalgie des jours passés est un peu jaloux du dynamique toboggan rouge.
Son bois usé et décrépit ne voit plus le public se reposer, alors que les enfants tonitruants continuent à glisser sur la piste rubis et éclatante.
3/10/2024

Adossé contre un mur dépouillé,
Un nu alangui attend paisiblement
L’arrivée d’un clou et d’un marteau.
Je l’ai tenu par la main
Pendant qu’il chante à tue-tête
Son âme engourdie
Afin de raccommoder les points de croix de son mystère.
J’ai déchiré le drap éthéré de l’apparence,
Pour dénuder la toile grossière du canevas

Sur le mur fruste et gris,
Aucun rayon de soleil
Ne vient caresser la fenêtre.
Le bois tanné et fatigué
Des grands volets clos
Jette dans l’ombre
Cette maison, triste comme une trépassée.
Solitude vieillissante
Son âme figée dans l’oubli
02/10/2024

J’égrène mes pensées, regrets, remords et autres peines
En un petit nuage éclatant de sphères irisées.
Les bulles de chimères s’élèvent en tremblant,
Dans une atmosphère éthérée
Vers le ciel bleu suspendu,
Pour rejoindre solennellement
Les cumulus fantômes.
Sentiment de libération,
Mélancolie subtile
01/10/2024

À l’angle d’un bois sombre
Sous la voûte en coupole,
Emprisonnant un ciel suave,
Une pelle épuisée de fatigue
Émerge de la terre lourde et opulente
Sans manche et rouillée.
La profonde forêt ténébreuse
Est son dernier linceul.
Labeur du passé et consumée par la terre,
Pour celle qui a creusé tant de tombes.
30/09/2024

L’ancre sanglote
Sur la pierre moussue.
De son anneau rouillé
Coulent quelques larmes salées.
Elle n’a pour amis
Que le vent et les flots.
À tout ce que les tempêtes
Ont tourmenté autrefois
Son existence houleuse
L’ancre est attachée
Vie passée, tumultueuse et désormais figée
18/12/2024

Elles étaient quatre
Couchées dans les feuilles
Attendant, la soif apaisée.
Les bouteilles de couleur
Laissent leurs raisons
Au fond du bois
En somnolant hébétées
Aucunement curieuses de revivre
16/12/2024

À l’heure plate et sans ride
Au détour du sentier secret
D’une forêt de la solitude
Un vieux bidon rouillé,
Soldat de métal croupissant,
Éventré sans honneur
Nous offre ses entrailles
De vieilles ferrailles
Assombrissant le sous-bois
De son cri muet de souffrance