
Quand l’aurore a doré
Les palmes des fougères
Le panneau
Rouge du désir
Et blanc sans ardeur
Mets des couleurs
Dans l’ombre du bosquet
Où vont se cacher
Les parfums et les chansons légères
De l’amour buissonnier
09/12/2024

Quand l’aurore a doré
Les palmes des fougères
Le panneau
Rouge du désir
Et blanc sans ardeur
Mets des couleurs
Dans l’ombre du bosquet
Où vont se cacher
Les parfums et les chansons légères
De l’amour buissonnier
09/12/2024

C’est à la fête foraine
Que j’ai gagné ton cœur
Accoudé au stand de tir des vainqueurs
J’ai tiré dans le ballon de mes peines
Dans les effluves de barbe à papa
Une pomme d’amour t’échappa
Un billet de loterie, je gagnais
Un lot d’amour qui m’étreignait
J’enfourchais mon fougueux cheval de bois
Pour accéder à ton manège ensorceleur mais courtois
« Tournez jeunesse » chantait le forain complice
Mais ce n’était pas à cause de la chenille spectatrice










A Nancy le 30 avril 2022
Boitier : Yashica minister II
Pellicule : Lomographie Slide x Pro 200

Quelle est cette statue sans visage ?
Où sont ces beaux yeux clairs de jadis
Ah ! Tu caches ce regard plein d’orage
Lourd de larmes qui jaillissent
Ce regard eût livré sans détour
Un éclair sombre et vide
Rongé par un chagrin trop lourd
Illuminant un cœur livide
Reviens et chante les foudres de l’amour
Dans un sanglot qui répare un sourire
Reviens nous hanter pour toujours
De ce regard égaré que mon âme désire

Prête à croquer la vie à pleines dents
Devant l’immensité du temps
La fleur du rire aux lèvres salées
La soif de vivre l’amour exhalé
Les cheveux flottant au vent du ciel pur,
Elle affronte aventureuse, le futur
Où vibre mon cœur au gré des flots inattendus
Lui qui vogue au lointain dans des souvenirs éperdus,
Et composer durablement notre monde
Où coules un chant clair, sans nul souci
Que je crois heureux et adouci
Puisque la tendresse y vagabonde.

Il voulut mettre des couleurs à la vie,
Il prit son pinceau et sa palette
On découvrit un boulon rouge
Une barre bleue
Un E blanc
Un ciel jaune
Un roi violet
Il finit noyé dans le vert de ses yeux
Où il batifola dans toutes les nuances de son amour.

C’est aux premiers jours du printemps
En des jours calmes pour l’instant
Dans les haies lourdes des fleurs à venir
La nature est de nouveau promise à l’avenir
Les hirondelles se sont mariées
Pour la saison, elles sont liées
Le bourdonnement mielleux des abeilles
Nous soupire galamment aux oreilles
C’est le premier baiser du soleil en dormance
De la nature en feu monte un appel immense
Fi de l’automne, nous nous aimons à plein temps
L’amour fait de la vie un éternel printemps

Elle n’avait d’ami que le vent sur ses pierres
Toujours tendrement enlacée par d’antiques lierres
Dans cette solitude témoin de tant de choses,
Elle aurait préféré un couvert de roses
Dans son regard plein de doute et de tristesse.
Le lierre l’enveloppait de ses caresses
Cajoleur compagnon aux lascives persévérances
Il l’embrassait, la soutenait, sans irrévérences
Avec un certain panache
« je meurs ou je m’attache »
Ces deux cœurs à jamais sont liés
Vivront, refleuriront les jours ensoleillés
Derrière ce délicat jardin clos,
Ce matin, un amour a éclos,
Le lierre restera tendrement enlacé
Comme un souvenir vivant du cher passé.

Sans sombrer la feuille s’est posée sur l’eau
Sans sombrer ma main s’est posée sur ta peau
Une brise a délicatement décollé la feuille de l’eau
Ton souffle a délicatement effacé ma main de ta peau
Tel est le destin de la feuille et de ma main
Dans un soupir, ils ne badineront en commun