
Sur le mur fruste et gris,
Aucun rayon de soleil
Ne vient caresser la fenêtre.
Le bois tanné et fatigué
Des grands volets clos
Jette dans l’ombre
Cette maison, triste comme une trépassée.
Solitude vieillissante
Son âme figée dans l’oubli
02/10/2024

Sur le mur fruste et gris,
Aucun rayon de soleil
Ne vient caresser la fenêtre.
Le bois tanné et fatigué
Des grands volets clos
Jette dans l’ombre
Cette maison, triste comme une trépassée.
Solitude vieillissante
Son âme figée dans l’oubli
02/10/2024

À l’ombre des arbres, confidents des chagrins
Au bord de la douce et mélancolique rivière
Au cours lent, léger, mais fier
Dont la fraîcheur nous contraint
Les arbres, caution silencieuse
Dans une ambiance apaisante
Absorbent les émotions écrasantes
Comme une caresse délicieuse
Dans cette allée jonchée de gouttes d’or
Elle flâne d’un pas habité de lassitude
Baignant doucement dans une solitude
Et rêvassant pour longtemps encor
Ecrit le 3 novembre 2022. Réécrit le 19 novembre 2024

Traînant sa vie, sombre et terne
Son cœur monotone, solitaire
Sur lui veille un lampadaire
Au crépuscule, éclat de lanterne
Il caresse le quidam noctambule
Pour dissiper la froide solitude
Délaisse un instant l’air rude
Effleure la lumière majuscule
Réverbère éloigne la fadeur
Enveloppe de ta délicate tiédeur
Ose toucher de ta douce clarté
L’oiseau de nuit sous la voie lactée

Elle n’avait d’ami que le vent sur ses pierres
Toujours tendrement enlacée par d’antiques lierres
Dans cette solitude témoin de tant de choses,
Elle aurait préféré un couvert de roses
Dans son regard plein de doute et de tristesse.
Le lierre l’enveloppait de ses caresses
Cajoleur compagnon aux lascives persévérances
Il l’embrassait, la soutenait, sans irrévérences
Avec un certain panache
« je meurs ou je m’attache »
Ces deux cœurs à jamais sont liés
Vivront, refleuriront les jours ensoleillés
Derrière ce délicat jardin clos,
Ce matin, un amour a éclos,
Le lierre restera tendrement enlacé
Comme un souvenir vivant du cher passé.