Le lavoir à impluvium de Jametz

Datant de la première moitié du XIXe siècle, le lavoir communal de Jametz est plutôt une rareté dans le nord de la Meuse, région où les sources naturelles sont généralement privilégiées pour alimenter ce type d’ouvrage.

Contrairement aux lavoirs traditionnels, souvent ouverts sur les côtés, celui de Jametz se distingue par ses façades entièrement closes, les préservant des courants d’air, percées uniquement d’une ouverture dans le toit.
Ce dispositif, appelé compluvium, dirige la lumière vers l’intérieur où résonnent les voix et les gestes des lavandières. Mais son rôle est de canaliser l’eau de pluie vers le bassin central : l’impluvium. Jametz possède en outre la particularité rare de disposer d’un double impluvium, et le lavoir a fait l’objet d’une restauration en 2011.

Le principe même de l’impluvium est emprunté à l’Antiquité romaine : ce terme latin désignait à l’origine le bassin creusé au cœur de l’atrium des demeures romaines, destiné à recueillir les eaux de pluie tombant par le compluvium.
Le lavoir de Jametz demeure aujourd’hui l’un des témoins les plus singuliers de la vie rurale meusienne.

Le phoque dans le port

Le Tréport (76) le 11 juin 2022

On se souvient : le phoque dans le port.

Nous avions passé l’après-midi dans la baie de Somme à essayer d’observer des phoques.
Nous scrutions l’eau, les bancs de sable, l’horizon. On nous avait dit qu’ils étaient là.
Mais nous n’en avons pas vu, enfin pas suffisamment près pour vraiment les voir.
En fin de journée, arrivant au Tréport, nous traversions tranquillement la passerelle au-dessus du canal d’Eu à la mer, sans rien chercher cette fois, simplement en profitant de la vue sur le port.
Et là, juste en dessous de nous, un nez moustachu est sorti de l’eau.
Un phoque.
Comme quoi chercher ne sert peut-être pas à grand-chose. Il suffit parfois que les choses nous trouvent au moment où l’on ne les attend plus.

L’écriture pour Annie Ernaux est une volonté obstinée de combattre l’oubli et de l’utiliser comme un « activateur de mémoire ».
La photographie est du même ordre.

Filtres Vintages

Il fut une époque où Photoshop n’existait pas. Pour obtenir des effets, les photographes vissaient des filtres sur leurs objectifs ou, pour les plus habiles, jouaient sous l’agrandisseur.
Sur les vide-greniers, je chine régulièrement du matériel photo. On y trouve souvent des filtres pour quelques centimes, oubliés dans des cartons depuis des décennies.
Pourquoi ne pas s’en servir ? Mes objectifs modernes ont des diamètres plus grands, mais quelques bagues d’adaptation sur des objectifs vintages règlent l’affaire.
Il va sans dire que ce n’est pas avec ces images que je décrocherai le prochain prix Niépce, mais je me suis bien amusé, et pour un photographe amateur, s’amuser est l’essentiel. Il y a quelque chose de savoureux à redonner vie à du matériel que personne ne regarde plus : voir ce que donnera tel filtre poussiéreux sur une scène d’aujourd’hui.
Voici quelques exemples.

Matériels utilisés

Objectifs
Fujinon 28 mm f/3.5 (M42)
Mamiya Sekor 50mm f/2.8 (M42)
Filtres
Sicor Mirage 3P
Sicor Centreye
Cozo Multiple Image
Cozo Split-Filfd

La lettre 0315

Archive photos des 15 mars

Salmigondis

Combien de députés vont s’excuser pour cette minute de silence indécente et indigne maintenant que la vérité éclate ?

Dans le jardin, la mésange charbonnière lance son appel : kikipu, kikipu.
Un cri bref et clair, facile à reconnaître pour qui prend le temps d’écouter.

Lu et entendu ici et là

La photographie, historiquement, qu’est-ce que c’est finalement ? des Subterfuges de botanistes peu aptes au dessin pour fixer les ombres de leur herbier sur un plaque d’argent !
Philippe De Jonckheere

Il faut avoir une musique en soi pour faire danser le monde
Friedrich Wilhelm Nietzsche

Le blog de la semaine

Itinérances Photographiques de Vincent Couillard

Le coup de cœur

Récapitulatif

Contribution

CEL

Tussilage commun
Tussilage commun
Pâquerette vivace
Pâquerette vivace

BanExTer

Bethincourt
Bethincourt
Brabant-en-Argonne
Brabant-en-Argonne

Références musico-littéraires

Il y a quelque temps, j’ai pris l’habitude de noter les références à des morceaux de musique dans les livres que je lis. Bon, ça ne sert à rien, mais c’est pour ça que c’est utile.
Ce billet s’enrichira au fur et à mesure de mes lectures.

Carnaval – Ray Celestin

La langue des oiseaux – Claudie Hunzinger

L’Homme de Lewis – Peter May

Eureka Street – Robert McLiam Wilson

Le port secret – María Oruña

Les blogs que je suis

Une page pour partager des blogs ou des sites que je suis et qui m’inspirent.

Elle s’enrichira au fur et à mesure de mes découvertes.

Vincent Breton : Vivons heureux en poésie !
https://vincentbreton.fr/

Miloma – Photographe de l’intime et de l’ordinaire
https://miloma.substack.com/

Journal d’un photographe
Les archives commentées du photojournaliste Alain Keler.
https://alain-keler.tumblr.com/

Cafcom le blog de Jacques Bon

Le Dibbouk
Carnets autofictifs, explorations littéraires et réflexions sur l’art

MANU MUNIER PHOTOGRAPHIE

Boris Dunand

Terrain Fragile
Textes & Photographies FRANCOISE RENAUD

Journ’Obs
Le blog naturaliste d’Eric

Studio Argentique

Itinérances Photographiques de Vincent Couillard

Dans la caisse de bois gris

Dans la caisse de bois gris,
Les bouteilles ont pris place
Espérant rejoindre la fête de la bière.
Dans une atmosphère de poussière et lumière déclinante,
Elles attendent, et se languissent d’impatience.
Les quatre flacons ont l’air de gourdes
Dans ce casier disloqué
Loin des jours de ripaille et de danse.

10/10/2024