
Un vieux scooter de rêve pour faire le cirque dans le quartier
Et la p’tite fille phonait
Et la p’tite fille phonait
Un morceau de ferraille usée qui m’colle encore au cœur et au corps
Avec l’aide de Laurent Voulzy

Un vieux scooter de rêve pour faire le cirque dans le quartier
Et la p’tite fille phonait
Et la p’tite fille phonait
Un morceau de ferraille usée qui m’colle encore au cœur et au corps
Avec l’aide de Laurent Voulzy
Juste parce que j’aime bien leurs graphismes




















J’errais sur le flot écumant de la vie
Sur mon bateau déboussolé.
Tu as attaché à l’anneau de ton désir
Ma petite barque lézardée
Au port du destin
Par un nœud irrésistible.
Comme un lien
Enlaçant mon cœur
De ta corde d’amour
Nos deux âmes à jamais sont liées.
Voyage incertain de la vie,
Havre de tendresse paisible.
17/09/2024

Le 7 décembre nous entrons au Japon dans la période appelée Taisetsu (大雪)
« Lorsque la neige tombe en abondance »
Et si la plus belle photo, c’était celle qu’on ne prenait pas ?
En quelle année avons-nous vécus en paix ?
Tout ce que nous aimons est une injure à l’ordre du monde, une négligence d’une économie encore imparfaite, mais qui va se perfectionner. Et comme la colonisation envoie en avant-garde la lie de la civilisation, le front de l économie s’avance dans la nature sous forme de gadoues, de ferraille de clos d’équarrissage et de baraques de chiffonniers. Ce qui reste à la nature, c’est des endroits mal commodes, de peu de valeur, d’une exploitation peu rentable, du moins provisoirement, car la technique raréfie l’espace et en augmente la valeur à mesure qu’elle avilit le travail de l’homme.
Le miracle d’être – Robert Hainard
Le photographe est un messager, et même si souvent son message est ignoré, il est indispensable. Lorsque les obscurantistes auront fait taire tous les photographes, comme c’est la tendance actuelle, y-compris dans notre pays, on aura des soucis à se faire.
Journal d’un photographe – Alain Keller
CEL
BanExTer

Aujourd’hui on fête Saint-Nicolas
C’est donc le moment de réapprendre sa légende en…
… patois meusien

Saint-Nicolas ava trois z’affants
Yun p’tiot et li z’aut’ grands
El’ avont d’mandé le congi
D’aller jouer jusqu’au soupi.
El’avont été et tant v’nus
Que l’soleil on n’est pu r ‘vu
Y s’avont anallés assi l’bouchi
Pou l’y demander à logi.
« — Bouchi ! Bouchi ! veut’ nù logi ?
Fàç’la par pitié, bouchi !
— Allez’-v’za, mi biaux z’affants
J’avan trop d’apich’mants ! »
Sa femme qui éta derri lû
Aussitout, le conseillant :
« El’ avont tout plei d’ârgent,
J’a s’rons riches marchands !
— Av’ nez ! Av’ nez ! mi biaux affants,
J’’prenrans l’mau d’vû logi ! »
Y n’étinmes pu tout attrés
Qui d’mandérent à mingi.
On li z’est fà fou bin souper,
On li z’est mins blanch’ ma couchî.
Quand il est été ménoïe,
Pourtant s’coutiau, y s’analoïe.
Y li z’est prins, li z’est tués
Deda un touni, li z’est salés.
Quand c’est été v’nu au bout d’sept ans,
V’la l’père di trois z’affants.
-« Bouchi ! Bouchi ! Oh, loge-mû !
Si t’nime trop d’embarras.
— Av’ nez ! Av’ nez Saint-Nicolas,
J’prenrans l’mau d’vû logi ! »

Mais y n’fûm’ pu tout attré
Qui l’est d’mandé à soupî.
On li est appourté don jambon,
Y n’a vu poi, y n’em’ bon !
On l’y appourta don rôti,
Y n’a vû poi, y n’em’ coïe
On l’y appourta don la pin,
Y n’a vù poi, y n’em faim.
-« Appourtez m’don salé
Qui li est sept annéïes qu’v’avez ! »
Quand lû bouchi est oïeu c’la,
Tout courant y s’sauva.
-« Bouchi, Bouchi ! nu t’sauv’ mi,
D’mande-mû pardon, tu l’ari ;
Mais ta femme nû l’aremme,
C’est été léïe qui t’est conseilli !
Elle s’rait padue et bralaïe
Au mitant d’la place don marchi ! »
Saint-Nicolas d’si trois doigts
Li trois z’affants ressuscita.
Lû Pierr’ est dit : « J’a bin dormi ! »
Lû Jean est : « Et mi étout !… »
Lû pu p’tiot est ajouti :
« Jû m’m croyoïe au Paradis ! «

Source : Au pays meusien, mœurs et coutumes locales. Georges Lionnais 1912.

Paris (75) 05 septembre 2021
Délaissant le béton étrangleur
Comme le figuier étrangle les constructions d’Angkor
Je m’évade dans la jungle urbaine
Et là dans ce parc qu’on dit public
Je sieste
Je textote
Je selfiese
Je croque
Je rêvasse
Je paresse
Et je retrouve sur la pelouse tondue rase
Un peu de la vie qu’on me rapine.











Non, ce n’est pas un bateau offshore qui va rugir ni même un aviron qui va faire des vaguelettes.
Juste une feuille qui se redresse pour effectuer une chorégraphie, telle une nageuse de natation synchronisée.
Beauté éphémère, atmosphère douce et contemplative.
La danseuse a quitté sa branche pour plonger dans la mare.
Le murmure du limbe touchant l’eau, la sensation humide contre sa peau fragile.
Son pari ? Se trémousser pendant quelques heures dans l’eau. Elle va lutter, et fendre l’eau pour guider ses mouvements malgré les difficultés du milieu. Malheureusement, peu de spectateurs pour découvrir un véritable ballet aquatique, esthétique et graphique.
Les spectacles les plus discrets sont des scènes poétiques et délicates.

On se souvient : C’est moi, ce n’est pas moi ? Oran ou Mers el-Kébir ?
Je n’en sais rien, j’avais deux ans et je n’ai donc pas la mémoire de cette époque.
C’est moi parce qu’on me l’a dit.
Nous avons passé deux ans en Algérie (1961-1962)
Et ce chien ? Est-il à moi ou à des amis ?
Les photographies nous font remonter des souvenirs ou plutôt dans ce cas essaye de nous recréer des souvenirs.
L’écriture pour Annie Ernaux est une volonté obstinée de combattre l’oubli et de l’utiliser comme un « activateur de mémoire ».
La photographie est du même ordre.

Il déniche un petit bistro
Discret et convenable
Pour siroter un petit noir.
Chaleureux et mélancolique
Dans cette tasse de café
Obscure et triste,
Que broie-t-il ?
Des grains d’idées charbonneuses ?
16/09/2024

« Regarder avec les yeux de son imagination »
L’aphantasie est l’incapacité de créer une image mentale
J’écris : la mort est une fin en soi
Après recherche , je m’aperçois que c’est déjà une citation de Philippe Heracles Plagiat à l’insu de mon plein gré
Une fin en soi : but ultime se trouvant au sommet de la hierarchie de tous les objectifs de l’existence
Humeur

Accidents du travail : 764 morts en France en 2024, un chiffre encore en hausse
Les heures, les jours s’ajoutaient irrémédiablement pour les mêler et les faire d’eux un seul visage qui jouait sa tragédie sur un décor d’aujourd’hui.
Yves Simon – Le voyageur magnifique
“Dans un monde qui semble assombri, dur et violent, il ne faut pas se décourager mais préserver la joie, la lumière, y croire, espérer.”
Feu! Chatterton in Numero.com
Le Dibbouk
Carnets autofictifs, explorations littéraires et réflexions sur l’art
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