La lettre 0315

Archive photos des 15 mars

Salmigondis

Combien de députés vont s’excuser pour cette minute de silence indécente et indigne maintenant que la vérité éclate ?

Dans le jardin, la mésange charbonnière lance son appel : kikipu, kikipu.
Un cri bref et clair, facile à reconnaître pour qui prend le temps d’écouter.

Lu et entendu ici et là

La photographie, historiquement, qu’est-ce que c’est finalement ? des Subterfuges de botanistes peu aptes au dessin pour fixer les ombres de leur herbier sur un plaque d’argent !
Philippe De Jonckheere

Il faut avoir une musique en soi pour faire danser le monde
Friedrich Wilhelm Nietzsche

Le blog de la semaine

Itinérances Photographiques de Vincent Couillard

Le coup de cœur

Récapitulatif

Contribution

CEL

Tussilage commun
Tussilage commun
Pâquerette vivace
Pâquerette vivace

BanExTer

Bethincourt
Bethincourt
Brabant-en-Argonne
Brabant-en-Argonne

Références musico-littéraires

Il y a quelque temps, j’ai pris l’habitude de noter les références à des morceaux de musique dans les livres que je lis. Bon, ça ne sert à rien, mais c’est pour ça que c’est utile.
Ce billet s’enrichira au fur et à mesure de mes lectures.

Carnaval – Ray Celestin

La langue des oiseaux – Claudie Hunzinger

L’Homme de Lewis – Peter May

Eureka Street – Robert McLiam Wilson

Le port secret – María Oruña

Dans la caisse de bois gris

Dans la caisse de bois gris,
Les bouteilles ont pris place
Espérant rejoindre la fête de la bière.
Dans une atmosphère de poussière et lumière déclinante,
Elles attendent, et se languissent d’impatience.
Les quatre flacons ont l’air de gourdes
Dans ce casier disloqué
Loin des jours de ripaille et de danse.

10/10/2024

Des gouttes de joie limpide

Des gouttes de joie limpide
Sur les longues herbes torpides
S’expriment en une image affaiblie
Un pâle reflet du passé établi.

Des perles transparentes et malmenées
Qui tintent au cœur de la journée
Comme des larmes de pluie
Qui peuvent changer sous l’éclairage de la vie

A quoi sert de chanter sa joie ou son tourment
Sous une lumière sans scintillement
Attendons les jours de rire bienvenu
Pour cueillir la poésie nomade et méconnue.

21/10/2024

La lettre 0308

Archive photos des 08 mars

Salmigondis

Dans le calendrier traditionnel japonais, nous sommes dans la micro-saison Keichitsu (5 au 20 mars). Son nom, « sortie d’hibernation des insectes », résume à lui seul l’essence de cette période charnière : le passage du silence hivernal au renouveau du vivant.
Sous les premières douceurs solaires, tout s’éveille simultanément. Les insectes et petites créatures quittent leurs refuges souterrains, la végétation reprend vie (bourgeons gorgés de sève, jeunes pousses perçant la terre humide, premières fleurs qui colorent à nouveau les paysages).
Keichitsu est avant tout une invitation à ralentir et à observer. Les Japonais profitent de ce moment pour retrouver le plein air et contempler cette métamorphose subtile, où chaque détail de la nature semble célébrer son retour à la vie.

Les papillons se souviennent-ils de leur vie de chenille ?
Le pissenlit se souvient-il qu’il a été un petit parachute ?

Lu et entendu ici et là

« La paix est la vertu de la civilisation. La guerre est son crime. »
– Victor Hugo.

Le blog de la semaine

Le coup de cœur

Récapitulatif

Contribution

CEL

Pin noir commun
Pin noir commun
Charme commun
Charme commun

BanExTer

Auzéville
Auzéville
Avioth
Avioth

Apparence et réalité.

Un papillon folâtre, étourdi, s’est posé sur une tôle.
Trompé par les couleurs mordorées du métal oxydé, il croit reconnaître sa dulcinée.
Les nuances de teintes sont fourbes ; seule la chaleur d’un corps peut attester de la vitalité de l’amour.
Délicatesse du papillon et froideur du métal.
Apparence et réalité.

09/10/2024

L’ordinaire funèbre

Anodin #2 : L’ordinaire funèbre
Cimetière de Champigneulles (54), 9 mars 2021
À l’ère du smartphone, nous sommes tous devenus photographes. Pourtant, à peine arrivés dans une ville inconnue, nous nous ruons instinctivement vers les mêmes monuments, les mêmes panoramas, les mêmes angles consacrés. Il en résulte des milliers de clichés quasi identiques, soignés, flatteurs, parfaitement calibrés pour Instagram ou Flickr, mais qui, finalement, ne disent rien de singulier sur le lieu visité.
Pour cela, il nous faut porter notre regard vers ce qui, en apparence, ne mérite pas une minute d’attention.