Ébouriffée

Dans le silence des vertes prairies
Sur les sentiers d’une pente fleurie
La tête rouge à l’air de mort-vivant
Ne se plie pas dans le sens du vent.

L’herbe de Saint-Benoît
Lance vers le ciel sournois
Sa perruque ébouriffée
D’akènes crochus étoffés

Pour faire échec à nos démons
Et nous rendre la joie que nous aimons
Fleurissant nos âmes ravies
Sans verser dans l’immense nostalgie.

12/11/2024

La lettre 0412

Archive photos des 12 avril

Salmigondis

Parfois, une journée entière est consacrée à la photographie. Notre œil a donc le temps de s’arrêter sur plein de sujets qui nous intéressent. Notre esprit est plus concentré, plus ouvert aux détails et aux éléments qui échappent souvent à notre attention dans la routine quotidienne.
Ces journées-là, on aimerait ne pas les laisser être des exceptions.
Car il y a une erreur qu’on commet souvent : croire que la photo n’a de valeur que dans les grands moments, les beaux endroits, les lumières parfaites.
Alors qu’en réalité, c’est le banal qu’on oublie le plus vite. Le matin ordinaire, la table encombrée, le trajet qu’on fait sans le voir.
Ce sont ces images-là qui, dans dix ans, raconteront quelque chose de vrai. Photographier le quotidien, ce n’est pas manquer d’ambition.
C’est peut-être même l’attention la plus juste qu’on puisse porter au temps qui passe.

Lu et entendu ici et là

Le blog de la semaine

Le coup de cœur

Récapitulatif

Contribution

CEL

Anémone fausse-renoncule
Anémone fausse-renoncule

BanExTer

Clermont-en-Argonne
Clermont-en-Argonne

La lettre 0405

Archive photos des 05 avril

Salmigondis

Du 4 au 19 avril, le calendrier solaire célèbre Seimei, l’époque où le ciel s’éclaircit et où la nature déborde de vie. Seimei marque ce moment fragile et précieux où l’équilibre du monde se rétablit, invitant chaque créature à sortir de l’ombre pour célébrer la lumière.

Est-ce que la mémoire se résume à une photo ? Bien sûr que non !
Ce n’est qu’un instant figé à 1/60e ou 1/125e de seconde. De plus, capturé dans un espace qui correspond au viseur.
Donc en 1 minute, il y a 60 photos, en 1 heure 3600 photos et ainsi de suite. On n’emprisonne pas chaque moment vécu. Et heureusement.
Un déclenchement, un objet
Un déclenchement, un regard
Un déclenchement, un geste
Un déclenchement, une rencontre
Un déclenchement, une lumière
Un déclenchement, une sensation
Un déclenchement, une pensée
Il se passe beaucoup plus de choses dans notre vie que ces instants. La photographie nous donne une infime perception de notre existence.

Lu et entendu ici et là

Comment faire maintenant
Comme avant. Il faut continuer à se lever le matin, à se coucher le soir, et faire ce qu’il faut pour vivre

La Preuve – Agota Kristof

Le blog de la semaine

ce que vos yeux vairons

Le coup de cœur

Récapitulatif

Contribution

CEL

Véronique à feuilles de lierre
Véronique à feuilles de lierre
Hêtre commun
Hêtre commun

BanExTer

Brocourt-en-Argonne
Brocourt-en-Argonne
Champneuville
Champneuville

Les blogs que je suis

Une page pour partager des blogs ou des sites que je suis et qui m’inspirent.

Elle s’enrichira au fur et à mesure de mes découvertes.

Vincent Breton : Vivons heureux en poésie !
https://vincentbreton.fr/

Miloma – Photographe de l’intime et de l’ordinaire
https://miloma.substack.com/

Journal d’un photographe
Les archives commentées du photojournaliste Alain Keler.
https://alain-keler.tumblr.com/

Cafcom le blog de Jacques Bon

Le Dibbouk
Carnets autofictifs, explorations littéraires et réflexions sur l’art

MANU MUNIER PHOTOGRAPHIE

Boris Dunand

Terrain Fragile
Textes & Photographies FRANCOISE RENAUD

Journ’Obs
Le blog naturaliste d’Eric

Studio Argentique

Itinérances Photographiques de Vincent Couillard

ce que vos yeux vairons

Sous cette simple tente canadienne

Le Bois de La Chaise – Noirmoutier – 1980

On se souvient : Sous cette simple tente canadienne

C’était le temps de nos premières vacances à Noirmoutier.
Petit camping du Bois de la Chaise, celui-ci, aujourd’hui, a disparu, pour redonner à la nature ses droits, effaçant les traces de notre passage.
Sous cette simple tente canadienne, le confort était rudimentaire, la toile battue par le vent, le sable dans les draps, mais cela importait peu.
L’odeur des pins, le chant des vagues nous enchantaient et à vingt ans, le dénuement n’a pas de prise.
L’essentiel réside dans l’élan, la liberté et l’avenir qui s’ouvre avec l’amour de sa vie.

L’écriture pour Annie Ernaux est une volonté obstinée de combattre l’oubli et de l’utiliser comme un « activateur de mémoire ».
La photographie est du même ordre.