Triste clou

Entre le désir du meilleur sublime
Et la réalité sombre et floue
Les paradis sont pleins d’abîmes
Accroché à un triste clou
Face au soleil, l’homme, la victime
Au fond du caverneux trou
Sans aucune nécessaire estime
Mais plein de cruel dégoût
Pour cet infâme crime
L’homme est un loup
Accablé par la nature nullissime
De son existence de fou

10/08/2024

Les fenêtres

Sommières (30) le 11 septembre 2019

Nous regardons volontiers par la fenêtre d’où l’on aperçoit la vie quotidienne et parfois le monde entier.
La fenêtre est une portion essentielle de nos « chez nous ». La lumière y pénètre mais le monde aussi. Mais c’est aussi la limite, le cadre à partir duquel le monde peut voir notre intérieur, notre intimité.
« Celui qui regarde au-dehors à travers une fenêtre ouverte ne voit jamais autant de choses que celui qui regarde une fenêtre fermée » nous dit Baudelaire
Alors on occulte avec des rideaux, voilages, stores, tentures, volets, carreaux translucides ou opaques. Mais devant ?
Les quelques objets de décoration ou autres incitent à l’imagination et comme un défi, nous poussent à deviner ou à satisfaire notre curiosité par le recours la fiction. Et nous voilà à composer quelque histoire ou bien une fable.

Sommières (30) le 22 octobre 2022

Et voici la fenêtre de Blanche neige qui fait sécher les vêtements des 7 nains.

Halles-sous-les-côtes (55) le 18 septembre 2022

Celle-ci aux pointes acérées comme des dents de requins, la prison de la tendre princesse ôtée à l’amour de son prince charmant.

Montmedy (55) le 25 septembre 2022

Pourquoi une photo sur celle-ci ?
Pour faire écho à l’incroyable paysage devant lequel le locataire
ouvre ses volets chaque matin

Verdun (55) le 16 septembre 2018

Ici on comprend mieux la querelle de jeunes amoureux. L’un des deux, furibond, jeta les vêtements par la fenêtre. Pour bien lui montrer qu’il/elle est désormais en dehors de sa vie.

Brandeville (55) le 21 aout 2022

Seul mystère, cette fenêtre dans la fenêtre. Il est possible que regarder dans une fenêtre nous renvoie le reflet de nous-même. Et ce miroir ne devient qu’un prétexte à la réflexion, à une meilleure connaissance de soi.

La lettre 0118

Archive photos des 18 janvier

Salmigondis

Nous sommes dans l’une des 72 micro-saisons du Japon : Kiji Hajimete Naku soit les cris des faisans se font entendre.
Comme au plus profond du froid, un appel piquant.
Avant de s’épanouir, un premier signe de printemps.
Le faisan (Kiji) est l’oiseau national du Japon

Divertir sa médiocrité

Une photo (numérique) n’existent que si elle est regardée. Sinon ce n’est qu’une succession de 1 et de 0 sans aucun intérêt

Lu et entendu ici et là

La chance du photographe, c’est de marcher et de flâner.
Edouard Boubat

Je me demande si cette question n’est pas l’occasion de créer le style de film que je préfère réaliser et partager: du quotidien, du brut, mélangé à un peu de poésie et à des questionnements intimes autour du lien à soi, aux autres et à la créativité. C’est une forme qui revient. Boris Dunant

Le blog de la semaine

Boris Dunand

Le coup de cœur

Jeudi soir nous avons assisté à la première du spectacle Mahamat.
L’artiste Mahamat Fofana, mis en scène par Clément Dazin, explore le tiraillement entre ses aspirations personnelles et les injonctions sociales, tout en abordant les thèmes de la dette familiale et du choc des cultures.
Outre sa performance scénique comme acrobate-danseur, Mahamat Fofana dévoile un solo pour un acrobate ingénieur plein de poésie et d’émotion.
S’il passe dans votre région, n’hésitez pas, foncez…

Récapitulatif

Contribution

CEL

Asplénie scolopendre
Asplénie scolopendre
Circée commune
Circée commune

BanExTer

Sassey-sur-Meuse
Sassey-sur-Meuse

C’est pas l’homme qui prend la mer

L’aiguillon le 15 février 2009

On se souvient : « C’est pas l’homme qui prend la mer, c’est la mer qui prend l’homme »

Lorsque j’ai pris cette photo de mon fils, j’ai aussitôt pensé à la chanson de Renaud.
Comme un pressentiment.
Aujourd’hui, à la lumière de ce que je sais désormais, cette image prend une autre dimension et éclaire un peu plus sa personnalité.

L’écriture pour Annie Ernaux est une volonté obstinée de combattre l’oubli et de l’utiliser comme un « activateur de mémoire ».
La photographie est du même ordre.

La lettre 0111

Archive photos des 11 janvier

Salmigondis

Le 11 janvier au Japon est fêté le kagami biraki qui veut dire « ouvrir le miroir »
Plusieurs arts martiaux et dojos ont introduit cette cérémonie afin de souligner le premier entraînement de la nouvelle année.

L’IA dévorant la photographie

Faire la différence entre l’innovation et le progrès

Lu et entendu ici et là

« Perdre son temps c’est la meilleure façon de le gagner » Bernard Montangero

Ce n’est pas une question du « c’était mieux avant » (ça ne l’était pas sur de nombreux points).
C’est définitivement une question du « Faisons mieux pour le futur »
Karl Dubost

Le blog de la semaine

MANU MUNIER PHOTOGRAPHIE

Le coup de cœur musical

Récapitulatif

Contribution

BanExTer

Romagne-Sous-Montfaucon
Cimetière américain de Romagne-sous-Montfaucon
Saulmory-Villefranche
Saulmory-Villefranche

CEL

Aulne glutineux
Aulne glutineux
Oxalis des bois
Oxalis des bois

La charbonnée ou une méthode subtile pour conserver de la viande fraîche.

Dans la plupart de nos villages meusiens, chaque foyer nourrissait un cochon, qui, à son tour,
nourrissait la famille.

Le repas du cochon était constitué d’épluchures, de quelques « patates », d’un peu de betterave et pour ceux qui en avaient la possibilité de farine d’orge. Le tout allongé avec les eaux de vaisselles (eh oui, pas de produits pour faire la vaisselle, éventuellement un peu de cendres pour récurer)

Une fois le Monsieur (on avait aussi beaucoup de respect pour cet animal) mort et découpé, il fallait « l’arranger ». Une grande partie terminait dans le saloir, d’autre, morceaux dans le saindoux (le saucisson se conserve très bien ainsi) ou dans les divers pâtés.

Mais que faire de certains morceaux qui ne se conservaient pas à une époque où les congélateurs
n’existaient pas ?

C’est ainsi que parents et amis recevaient la charbonnée. Une part du cochon (un morceau de boudin, quelques « grillades », une ou deux côtes) était distribué autour de soi sans oublier l’instituteur et monsieur le curé.

Certes cet élan de générosité avait pour but d’entretenir l’amitié mais pas que ! En effet lorsqu’on avait reçu la charbonnée, il était de bon ton de rendre la pareille.

Ainsi, comme tous les foyers ne tuaient pas le cochon en même temps, chacun pouvait au cours de la saison déguster de la viande fraîche et laisser de côté, le temps d’un ou deux repas la salaison.

(Photo: archives perso)