Entre le désir du meilleur sublime Et la réalité sombre et floue Les paradis sont pleins d’abîmes Accroché à un triste clou Face au soleil, l’homme, la victime Au fond du caverneux trou Sans aucune nécessaire estime Mais plein de cruel dégoût Pour cet infâme crime L’homme est un loup Accablé par la nature nullissime De son existence de fou
Nous regardons volontiers par la fenêtre d’où l’on aperçoit la vie quotidienne et parfois le monde entier. La fenêtre est une portion essentielle de nos « chez nous ». La lumière y pénètre mais le monde aussi. Mais c’est aussi la limite, le cadre à partir duquel le monde peut voir notre intérieur, notre intimité. « Celui qui regarde au-dehors à travers une fenêtre ouverte ne voit jamais autant de choses que celui qui regarde une fenêtre fermée » nous dit Baudelaire Alors on occulte avec des rideaux, voilages, stores, tentures, volets, carreaux translucides ou opaques. Mais devant ? Les quelques objets de décoration ou autres incitent à l’imagination et comme un défi, nous poussent à deviner ou à satisfaire notre curiosité par le recours la fiction. Et nous voilà à composer quelque histoire ou bien une fable.
Sommières (30) le 22 octobre 2022
Et voici la fenêtre de Blanche neige qui fait sécher les vêtements des 7 nains.
Halles-sous-les-côtes (55) le 18 septembre 2022
Celle-ci aux pointes acérées comme des dents de requins, la prison de la tendre princesse ôtée à l’amour de son prince charmant.
Montmedy (55) le 25 septembre 2022
Pourquoi une photo sur celle-ci ? Pour faire écho à l’incroyable paysage devant lequel le locataire ouvre ses volets chaque matin
Verdun (55) le 16 septembre 2018
Ici on comprend mieux la querelle de jeunes amoureux. L’un des deux, furibond, jeta les vêtements par la fenêtre. Pour bien lui montrer qu’il/elle est désormais en dehors de sa vie.
Brandeville (55) le 21 aout 2022
Seul mystère, cette fenêtre dans la fenêtre. Il est possible que regarder dans une fenêtre nous renvoie le reflet de nous-même. Et ce miroir ne devient qu’un prétexte à la réflexion, à une meilleure connaissance de soi.
Nous sommes dans l’une des 72 micro-saisons du Japon : Kiji Hajimete Naku soit les cris des faisans se font entendre. Comme au plus profond du froid, un appel piquant. Avant de s’épanouir, un premier signe de printemps. Le faisan (Kiji) est l’oiseau national du Japon
Divertir sa médiocrité
Une photo (numérique) n’existent que si elle est regardée. Sinon ce n’est qu’une succession de 1 et de 0 sans aucun intérêt
Lu et entendu ici et là
La chance du photographe, c’est de marcher et de flâner. Edouard Boubat
Je me demande si cette question n’est pas l’occasion de créer le style de film que je préfère réaliser et partager: du quotidien, du brut, mélangé à un peu de poésie et à des questionnements intimes autour du lien à soi, aux autres et à la créativité. C’est une forme qui revient. Boris Dunant
Jeudi soir nous avons assisté à la première du spectacle Mahamat. L’artiste Mahamat Fofana, mis en scène par Clément Dazin, explore le tiraillement entre ses aspirations personnelles et les injonctions sociales, tout en abordant les thèmes de la dette familiale et du choc des cultures. Outre sa performance scénique comme acrobate-danseur, Mahamat Fofana dévoile un solo pour un acrobate ingénieur plein de poésie et d’émotion. S’il passe dans votre région, n’hésitez pas, foncez…
Un regard borgne, en pitié, me regarde. Un œil d’une rouille douce Aucune larme ne coule De ce trou rouge. Seul un peu de mousse rase Lui sert de paupière
On se souvient : « C’est pas l’homme qui prend la mer, c’est la mer qui prend l’homme »
Lorsque j’ai pris cette photo de mon fils, j’ai aussitôt pensé à la chanson de Renaud. Comme un pressentiment. Aujourd’hui, à la lumière de ce que je sais désormais, cette image prend une autre dimension et éclaire un peu plus sa personnalité.
L’écriture pour Annie Ernaux est une volonté obstinée de combattre l’oubli et de l’utiliser comme un « activateur de mémoire ». La photographie est du même ordre.
Son visage avait un profil Taillé dans le métal Une expression de scie Un éclat d’alliage gris A vous couper l’arbre ayant porté le fruit De l’élégance
Le 11 janvier au Japon est fêté le kagami biraki qui veut dire « ouvrir le miroir » Plusieurs arts martiaux et dojos ont introduit cette cérémonie afin de souligner le premier entraînement de la nouvelle année.
L’IA dévorant la photographie
Faire la différence entre l’innovation et le progrès
Lu et entendu ici et là
« Perdre son temps c’est la meilleure façon de le gagner » Bernard Montangero
Ce n’est pas une question du « c’était mieux avant » (ça ne l’était pas sur de nombreux points). C’est définitivement une question du « Faisons mieux pour le futur » Karl Dubost
Par les froids du temps Couvrant les prés et les ravins Où l’air vivifiant s’épure La feuille nouvelle, vulnérable Se protège des aiguilles de glace Dans le bourgeon tendre et gardien. Les jeux de lumière et de fragilité Rendent le souffle et l’âme Aux fantômes roidis du vivant
Dans la plupart de nos villages meusiens, chaque foyer nourrissait un cochon, qui, à son tour, nourrissait la famille.
Le repas du cochon était constitué d’épluchures, de quelques « patates », d’un peu de betterave et pour ceux qui en avaient la possibilité de farine d’orge. Le tout allongé avec les eaux de vaisselles (eh oui, pas de produits pour faire la vaisselle, éventuellement un peu de cendres pour récurer)
Une fois le Monsieur (on avait aussi beaucoup de respect pour cet animal) mort et découpé, il fallait « l’arranger ». Une grande partie terminait dans le saloir, d’autre, morceaux dans le saindoux (le saucisson se conserve très bien ainsi) ou dans les divers pâtés.
Mais que faire de certains morceaux qui ne se conservaient pas à une époque où les congélateurs n’existaient pas ?
C’est ainsi que parents et amis recevaient la charbonnée. Une part du cochon (un morceau de boudin, quelques « grillades », une ou deux côtes) était distribué autour de soi sans oublier l’instituteur et monsieur le curé.
Certes cet élan de générosité avait pour but d’entretenir l’amitié mais pas que ! En effet lorsqu’on avait reçu la charbonnée, il était de bon ton de rendre la pareille.
Ainsi, comme tous les foyers ne tuaient pas le cochon en même temps, chacun pouvait au cours de la saison déguster de la viande fraîche et laisser de côté, le temps d’un ou deux repas la salaison.
Dans la brume opaque et impalpable Où l’âme mystère se serre, Deux perches s’aimaient d’un amour tendre. Elles se cherchent sans se trouver Sur les flots sans écume Le pied prisonnier de la vase Elles ne sont pas de bois Et toute l’eau de l’océan N’empêchera cet amour platonique.