Délaissant le béton étrangleur Comme le figuier étrangle les constructions d’Angkor Je m’évade dans la jungle urbaine Et là dans ce parc qu’on dit public Je sieste Je textote Je selfiese Je croque Je rêvasse Je paresse Et je retrouve sur la pelouse tondue rase Un peu de la vie qu’on me rapine.
Ce n’est qu’un détail parmi tant d’autres, juste un morceau de métal recourbé. Crochet à suspendre, crochet à tirer, crochet d’acier, crochet fixe. Toute une vie de petites choses est suspendue à ce petit croc.
Le Ricoh Auto Half est un petit appareil photo original et amusant Il a été fabriqué au Japon par Ricoh entre 1960 et 1963 puis des versions améliorées apparurent jusque dans les années 1970.
1ere originalité, c’est un demi-format, c’est à dire que l’appareil prend une photo sur un demi-cadre de 35 mm soit un négatif 18 x 24. Bilan : sur 1 pellicule 35 mm de 36 poses, vous en prenez 72 ! 2e originalité, pour l’avance du film, l’appareil possède un moteur à ressort tout comme ceux d’horlogerie ou bien de certains jouets anciens. Pour le reste, rien de particulier, L’objectif est un 25 mm qui ouvre à 2.8 sans mise au point (réglage hyperfocal). Une cellule au sélénium entoure l’objectif, et contrôle la mesure de l’exposition, règle l’ouverture automatiquement 2 modes : 1/30 s (pour la synchro flash), 1/125 s pour une exposition automatique. Ah si particularité, comme c’est un demi format, quand vous le tenez en paysage vous faites des portraits et inversement.
Je l’ai chargé avec une pellicule Fujifilm X-TRA 400 périmée depuis 2006. Les pellicules ont été scannées en laboratoire et je les ai post-traitées sous Photoshop. Appareil rigolo au design attachant, cela en fait un petit objet bijou surtout qu’au fil des versions, différents habillages lui ont donné un vrai look original.
Et puisque je ne suis pas doué et que le rembobinage n’est pas intuitif, la pellicule a pris la lumière comme on peut le voir sur ces photos.
C’est à la fête foraine Que j’ai gagné ton cœur Accoudé au stand de tir des vainqueurs J’ai tiré dans le ballon de mes peines
Dans les effluves de barbe à papa Une pomme d’amour t’échappa Un billet de loterie, je gagnais Un lot d’amour qui m’étreignait
J’enfourchais mon fougueux cheval de bois Pour accéder à ton manège ensorceleur mais courtois « Tournez jeunesse » chantait le forain complice Mais ce n’était pas à cause de la chenille spectatrice