
Il voulut mettre des couleurs à la vie,
Il prit son pinceau et sa palette
On découvrit un boulon rouge
Une barre bleue
Un E blanc
Un ciel jaune
Un roi violet
Il finit noyé dans le vert de ses yeux
Où il batifola dans toutes les nuances de son amour.

Il voulut mettre des couleurs à la vie,
Il prit son pinceau et sa palette
On découvrit un boulon rouge
Une barre bleue
Un E blanc
Un ciel jaune
Un roi violet
Il finit noyé dans le vert de ses yeux
Où il batifola dans toutes les nuances de son amour.

Une poignée de sable
File entre mes doigts
Le temps qui passe
Mes doigts qui tremblent
La plage est longue
Il reste du temps
Je profiterai des derniers grains


Par un de ces calmes jours d’été
Près de la rivière aux vergnes,
L’arbre qui délimite
Le solide du liquide
La vie de la mort.
Le nez de la barque sort de l’eau,
Le nez vert de la vie et noir de la mort.
La barque s’ennuie à flotter sur les turbulentes eaux,
Comme un requin mais un requin qui se noie.
Les clapotis de l’onde viennent lécher le moribond
Les petits poissons viennent s’abriter dessous.
Les vaguelettes donnent du relief à la lumière
Dans une sérénité presque immobile.
Un sentiment d’abandon ou de solitude,
Atmosphère de déclin ou de fin.

L’arbre
se libère
des limites
de nos existences
Devant l’immensité
de nos rêves
s’ouvre
le battement
des espaces
Comme un matin
Qui bruisse
le paradoxe
de nos hontes
La branche rumine
notre salut
et accompagne
l’ampleur de nos illusions
La dévastation
des forêts déchirées
n’est que l’apparence
de nos plaies

Certains matins enflammés, sans raison
Offrent au promeneur engourdi,
De l’aube éternelle et fraîche
Une humeur orangée éphémère,
Or, c’est le petit jour doré
Qui rit à la douceur des horizons
En chantant doucement un charivari
Pour réveiller un monde ignoré
Cette transition entre la nuit et le jour
Dans une ambiance fringante et unique
Une sorte de communion de l’instant présent
Apporte une nouvelle énergie et une joie tranquille

Sous le charme de ton visage
Comme la sérénité d’un paysage
Je voyage tout en douceur
Sur le chemin de ton cœur
Ton amour enflamme
La clarté de mon âme
Dans un tendre chant
Qui résiste au temps
Le pur ravissement de nos jeunes saisons
Laisse filtrer tes bienfaisants rayons
Luisant de tendresse et de douceur
réchauffant pour l’éternité mon vieux cœur

S’asseoir sur un vieux banc rustique
Quelques instants brefs mais authentiques.
Quand la ville autour s’agite
Où cette foule immense gravite
Hurle, s’étale, s’élance et se rue
sur la tranquillité disparue.
Dans une journée sans bienveillance
Pour retrouver le convoité silence
Et méditer un à un les moindres moments,
De ces feuilles chantant mollement
L’arrivée d’ un autre printemps ardent
Loin des rumeurs du réel décadent.
Les oiseaux papillonnent mille chansons
Dans le frémissement des rameaux polissons
Troublant à peine notre repos attendu,
Pour respirer le vent des feuilles suspendues,
Calmer ce vacarme exaspérant
Rendre la paix aux solitaires errants.

Sur les chemins vagabonds
Nous explorons notre curiosité
Cassant la géométrie de la monotonie,
Nos pas, tracés de certitude, trébuchent
Sur les cailloux de la réalité.
Quel délassement !
Cet exercice de manipulation
De notre imaginaire
Créant une nouvelle carte
Dans l’espace et le temps
Nous éloignant de l’ornière
de la routine de la topographie
de notre ennuyeuse inspiration

Suivre sa voie
S’enfoncer dans l’inconnu
Parcourir les traces des wagons
De songes lointains
Les rails de l’évasion
Nous emmènent
Tel un train qui hulule
Les absents
Sur les chemins
De l’autre
L’omnibus de la rêverie
Roulera dans le tunnel fantôme
Des mirages de la vie
Pour déboucher sur la voie
De l’apparente utopie

Est-ce le cercle de nos vies fluides
Est-ce le miroir de la réalité fixe ?
Le jaune est-il vert ?
Le vert est-il jaune ?
Perception du monde
Subjectivité complexe