
Sur les menus grains de sable de la plage,
Un petit être vert fantastique nous interpelle.
Pas de panique !
Ce monstre réduit,
Vivant dans une peau de plastique,
Nous entraîne doucement à la rêverie.
10/09/2024

Sur les menus grains de sable de la plage,
Un petit être vert fantastique nous interpelle.
Pas de panique !
Ce monstre réduit,
Vivant dans une peau de plastique,
Nous entraîne doucement à la rêverie.
10/09/2024

À l’ombre des arbres, confidents des chagrins
Au bord de la douce et mélancolique rivière
Au cours lent, léger, mais fier
Dont la fraîcheur nous contraint
Les arbres, caution silencieuse
Dans une ambiance apaisante
Absorbent les émotions écrasantes
Comme une caresse délicieuse
Dans cette allée jonchée de gouttes d’or
Elle flâne d’un pas habité de lassitude
Baignant doucement dans une solitude
Et rêvassant pour longtemps encor
Ecrit le 3 novembre 2022. Réécrit le 19 novembre 2024

Une corne au milieu de mon crane
Fait-elle de moi
Une licorne ?
Bien sur que non !
Je n’ai pas les sabots d’ivoire, les dents d’acier ou la tête couleur de pourpre,
J’ai presque le corps couleur de neige,
Mais la corne de mon front ne porte pas les bariolures de l’arc en ciel
Je retourne donc sur les bords du Gange et dans la Mésopotamie,
Y frotter mon dos contre les palmiers,
Et me rouler dans les bambous
(Avec l’aide de Gustave Flaubert – La Tentation de Saint-Antoine)

La barrique voulut se faire aussi grosse que le bœuf
Mal lui en prit, sur le nez, la porte se referma
Tout le monde n’est pas un foudre de guerre.
Le fluet portail voyant la futaille ventripotente
Fit un magnifique Oh ! d’étonnement.
Ainsi, le dodu tonneau put s’introduire
Et régaler les fines gueules en pleine ripailles
Reims : la grande porte circulaire
Construit en 1898 sous la direction de l’architecte rémois Ernest Kalas pour la société de champagne Jules Mumm.
Aujourd’hui lieu d’élaboration et d’exposition multiculturel

Songeuse, l’oreille collée à son smartphone, une jeune femme prend la pose.
Jean-Baptiste, aurait-il dégainé sa palette pour l’immortaliser ?
Non, Fernand serait intervenu pour fixer
Cette femme en bleu sur bleu

Derrière la clôture grillagée
La vessie multicolore
Illumine de son éclat vibrant
La terne et monotone pelouse
Ballon éphémère chamarré
Joie fugace
Ambiance joyeuse
Dans un décor ordinaire et ennuyeux

Cabane oubliée
À demi ensevelie dans le sable
Rudimentaire
Où notre vaisseau fantôme passe
Que l’enfance écoute
Quatre bouts de planche croisés
Apparence désincarnée
Le passé est un pays étranger
Rien n’est changé, renfloué, conjuré
Laissons l’irrémédiable dormir dans son indifférence

Nous ne sommes que de l’eau
Une eau couleur lessivée
Où coule notre âme
Où miroitent nos rêves
Ecoute le flot de mon humeur
Qui abreuve mes troubles
Au sein de l’outre monde
Où tout n’est que chimère

Sur la butte de Montsec, sentinelle silencieuse dominant les plaines de la Meuse, se dresse un monument solennel. Il commémore les offensives menées par l’armée américaine en septembre 1918, lors de la bataille de Saint-Mihiel. Plus de 550 000 hommes, issus de onze divisions, y prirent part, écrivant une page décisive de la Grande Guerre.
Érigé en 1932 par l’architecte américain Egerton Swartwout, le monument prend la forme d’un cercle de colonnes en pierre d’Euville. Une frise y porte les noms des principaux combats, tandis qu’au centre, une carte relief en bronze donne corps à la topographie meurtrie. Tout autour, des plaques rappellent les insignes des grandes unités américaines.
Inauguré le 2 août 1937 par le président Albert Lebrun, en présence du général Pershing, le monument est aujourd’hui classé monument historique. Depuis le sommet de la butte (377 mètres), le regard se perd jusqu’au lac de Madine, et l’on perçoit, dans le silence, les plaines calmes de la Meuse, jadis déchirées par la fureur des obus.
Détournant mon regard
De ces corps huileux et cramoisis
Je cherche un monde imaginaire
Dans la multitude des grains de sable.