Sur les chemins vagabonds

Consenvoye (55) le 4 octobre 2022

Sur les chemins vagabonds
Nous explorons notre curiosité
Cassant la géométrie de la monotonie,
Nos pas, tracés de certitude, trébuchent
Sur les cailloux de la réalité.
Quel délassement !
Cet exercice de manipulation
De notre imaginaire
Créant une nouvelle carte
Dans l’espace et le temps
Nous éloignant de l’ornière
de la routine de la topographie
de notre ennuyeuse inspiration

Suivre sa voie

Consenvoye (55) le 4 octobre 2022

Suivre sa voie
S’enfoncer dans l’inconnu
Parcourir les traces des wagons
De songes lointains
Les rails de l’évasion
Nous emmènent
Tel un train qui hulule
Les absents
Sur les chemins
De l’autre
L’omnibus de la rêverie
Roulera dans le tunnel fantôme
Des mirages de la vie
Pour déboucher sur la voie
De l’apparente utopie

Au fil du canal

Délaissé depuis longtemps par les hommes, le ruban d’eau apprivoisé s’ennuie. On ne vogue plus sur cette avenue nonchalante. L’écluse et son logis sont délaissés. Seuls quelques arbres lui dessinent quelques chatoiements sur ce miroir où quelques vieux piquets tentent de survivre à la dégradation promise. La lenteur, la rêverie, la contemplation font partie de ce vieux monde. 

Samogneux (55) le 1 janvier 2022

La belle et le lierre

Brissac (49) le 8aout 2005

Elle n’avait d’ami que le vent sur ses pierres
Toujours tendrement enlacée par d’antiques lierres
Dans cette solitude témoin de tant de choses,
Elle aurait préféré un couvert de roses

Dans son regard plein de doute et de tristesse.
Le lierre l’enveloppait de ses caresses
Cajoleur compagnon aux lascives persévérances
Il l’embrassait, la soutenait, sans irrévérences

Avec un certain panache
« je meurs ou je m’attache »
Ces deux cœurs à jamais sont liés
Vivront, refleuriront les jours ensoleillés

Derrière ce délicat jardin clos,
Ce matin, un amour a éclos,
Le lierre restera tendrement enlacé
Comme un souvenir vivant du cher passé.