
Seul au milieu de la foule connectée
Le couple éveillé
Lié par des sentiments profonds
Déambule dans un monde
Saturé de rouille
Dans l’incertain oxydé
À la poursuite du réel

Seul au milieu de la foule connectée
Le couple éveillé
Lié par des sentiments profonds
Déambule dans un monde
Saturé de rouille
Dans l’incertain oxydé
À la poursuite du réel

Quelle est cette statue sans visage ?
Où sont ces beaux yeux clairs de jadis
Ah ! Tu caches ce regard plein d’orage
Lourd de larmes qui jaillissent
Ce regard eût livré sans détour
Un éclair sombre et vide
Rongé par un chagrin trop lourd
Illuminant un cœur livide
Reviens et chante les foudres de l’amour
Dans un sanglot qui répare un sourire
Reviens nous hanter pour toujours
De ce regard égaré que mon âme désire

Pour toi j’ai perdu la tête
Comment plonger mes yeux
Au plus profond de tes yeux
Telle était pourtant ma quête.
Voulant me noyer
Dans l’abîme de ton regard
Je m’y suis perdu trop tard
Abandonnant ma vulnérabilité.
À couper j’ai donné ma tête
A cause de ce sentiment envoûtant
Me tourmentant, me persécutant
Sur les épaules je n’ai plus ma tête.

Prête à croquer la vie à pleines dents
Devant l’immensité du temps
La fleur du rire aux lèvres salées
La soif de vivre l’amour exhalé
Les cheveux flottant au vent du ciel pur,
Elle affronte aventureuse, le futur
Où vibre mon cœur au gré des flots inattendus
Lui qui vogue au lointain dans des souvenirs éperdus,
Et composer durablement notre monde
Où coules un chant clair, sans nul souci
Que je crois heureux et adouci
Puisque la tendresse y vagabonde.

Une poignée de sable
File entre mes doigts
Le temps qui passe
Mes doigts qui tremblent
La plage est longue
Il reste du temps
Je profiterai des derniers grains


Par un de ces calmes jours d’été
Près de la rivière aux vergnes,
L’arbre qui délimite
Le solide du liquide
La vie de la mort.
Le nez de la barque sort de l’eau,
Le nez vert de la vie et noir de la mort.
La barque s’ennuie à flotter sur les turbulentes eaux,
Comme un requin mais un requin qui se noie.
Les clapotis de l’onde viennent lécher le moribond
Les petits poissons viennent s’abriter dessous.
Les vaguelettes donnent du relief à la lumière
Dans une sérénité presque immobile.
Un sentiment d’abandon ou de solitude,
Atmosphère de déclin ou de fin.

L’arbre
se libère
des limites
de nos existences
Devant l’immensité
de nos rêves
s’ouvre
le battement
des espaces
Comme un matin
Qui bruisse
le paradoxe
de nos hontes
La branche rumine
notre salut
et accompagne
l’ampleur de nos illusions
La dévastation
des forêts déchirées
n’est que l’apparence
de nos plaies

Certains matins enflammés, sans raison
Offrent au promeneur engourdi,
De l’aube éternelle et fraîche
Une humeur orangée éphémère,
Or, c’est le petit jour doré
Qui rit à la douceur des horizons
En chantant doucement un charivari
Pour réveiller un monde ignoré
Cette transition entre la nuit et le jour
Dans une ambiance fringante et unique
Une sorte de communion de l’instant présent
Apporte une nouvelle énergie et une joie tranquille

Sous le charme de ton visage
Comme la sérénité d’un paysage
Je voyage tout en douceur
Sur le chemin de ton cœur
Ton amour enflamme
La clarté de mon âme
Dans un tendre chant
Qui résiste au temps
Le pur ravissement de nos jeunes saisons
Laisse filtrer tes bienfaisants rayons
Luisant de tendresse et de douceur
réchauffant pour l’éternité mon vieux cœur

S’asseoir sur un vieux banc rustique
Quelques instants brefs mais authentiques.
Quand la ville autour s’agite
Où cette foule immense gravite
Hurle, s’étale, s’élance et se rue
sur la tranquillité disparue.
Dans une journée sans bienveillance
Pour retrouver le convoité silence
Et méditer un à un les moindres moments,
De ces feuilles chantant mollement
L’arrivée d’ un autre printemps ardent
Loin des rumeurs du réel décadent.
Les oiseaux papillonnent mille chansons
Dans le frémissement des rameaux polissons
Troublant à peine notre repos attendu,
Pour respirer le vent des feuilles suspendues,
Calmer ce vacarme exaspérant
Rendre la paix aux solitaires errants.