
Nous ne sommes que de l’eau
Une eau couleur lessivée
Où coule notre âme
Où miroitent nos rêves
Ecoute le flot de mon humeur
Qui abreuve mes troubles
Au sein de l’outre monde
Où tout n’est que chimère

Nous ne sommes que de l’eau
Une eau couleur lessivée
Où coule notre âme
Où miroitent nos rêves
Ecoute le flot de mon humeur
Qui abreuve mes troubles
Au sein de l’outre monde
Où tout n’est que chimère
Détournant mon regard
De ces corps huileux et cramoisis
Je cherche un monde imaginaire
Dans la multitude des grains de sable.

A l’horloge du temps qui ne s’arrête pas
Les murs se souviennent pour nous
Le poids des autrefois du monde
Vestiges obstinés d’une dignité qui n’est plus
A l’ombre de ces remparts révolus
Nous reprendrons nos chemins coutumiers
Et, las, nous traînerons le poids lourd
Du souvenir sur nos âmes enterrées.

À quoi ressemble le bord de l’univers ?
L’union de tout ce qui demeure
La totalité des rêves et des hasards
Des petits soldats
Sans grade ni commandement
L’air d’attendre quelque chose
Dans les lumières pâles
Et dans les ombres incertaines

Seul au milieu de la foule connectée
Le couple éveillé
Lié par des sentiments profonds
Déambule dans un monde
Saturé de rouille
Dans l’incertain oxydé
À la poursuite du réel

Quelle est cette statue sans visage ?
Où sont ces beaux yeux clairs de jadis
Ah ! Tu caches ce regard plein d’orage
Lourd de larmes qui jaillissent
Ce regard eût livré sans détour
Un éclair sombre et vide
Rongé par un chagrin trop lourd
Illuminant un cœur livide
Reviens et chante les foudres de l’amour
Dans un sanglot qui répare un sourire
Reviens nous hanter pour toujours
De ce regard égaré que mon âme désire

Sur la branche aérienne mais solide
Se pose l’insecte aux ailes nacrées.
La nymphe au corselet sacré
Tout juste éclose de sa chrysalide
Libellule fragile aux gouttes de perle
Corps de ballet gracieux
Tendu délicatement vers les cieux
Ses voiles brodées déferlent
Le rameau rêveur et délicat
Illumine comme un câlin
Le corps distingué et opalin
De la demoiselle mica
03/09/2024 réécrit le 27/05/2025

Pour toi j’ai perdu la tête
Comment plonger mes yeux
Au plus profond de tes yeux
Telle était pourtant ma quête.
Voulant me noyer
Dans l’abîme de ton regard
Je m’y suis perdu trop tard
Abandonnant ma vulnérabilité.
À couper j’ai donné ma tête
A cause de ce sentiment envoûtant
Me tourmentant, me persécutant
Sur les épaules je n’ai plus ma tête.

Prête à croquer la vie à pleines dents
Devant l’immensité du temps
La fleur du rire aux lèvres salées
La soif de vivre l’amour exhalé
Les cheveux flottant au vent du ciel pur,
Elle affronte aventureuse, le futur
Où vibre mon cœur au gré des flots inattendus
Lui qui vogue au lointain dans des souvenirs éperdus,
Et composer durablement notre monde
Où coules un chant clair, sans nul souci
Que je crois heureux et adouci
Puisque la tendresse y vagabonde.

Traînant sa vie, sombre et terne
Son cœur monotone, solitaire
Sur lui veille un lampadaire
Au crépuscule, éclat de lanterne
Il caresse le quidam noctambule
Pour dissiper la froide solitude
Délaisse un instant l’air rude
Effleure la lumière majuscule
Réverbère éloigne la fadeur
Enveloppe de ta délicate tiédeur
Ose toucher de ta douce clarté
L’oiseau de nuit sous la voie lactée