Du 30 janvier au 3 février nous sommes dans la micro saison « Niwatori hajimete toya ni tsuku » qui indique que les poules recommencent à pondre C’est un signe annonciateur du printemps et la fin de l’hibernation, et donc la tradition veut que cet animal annonce le changement de saison.
Il y a des êtres humains et il y a ceux qui savent être humains
Et si pour se présenter à une élection, on faisait passer aux prétendants le même test que ceux des candidats à la naturalisation française ?
Lu et entendu ici et là
« La photographie est essentiellement une affaire personnelle – une recherche de la vérité intérieure. ” Inge Morath
L’hiver est le temps de prédilection pour « travailler » le cochon. Alors le week-end dernier, c’était la saint-cochon. La saint-cochon, c’est le jour où l’on sacrifie le porc. Je vous épargne les photos du sacrifice de Monsieur. Oui, on l’appelle Monsieur, parce qu’on est très respectueux de cet animal. Et parce qu’on sait ce qu’on lui doit. Il y a encore peu de temps, dans les campagnes, chaque foyer élevait son cochon. Un seul. Mais il permettait d’avoir de la viande pour une bonne partie de l’année. Rien d’industriel là-dedans : du temps, du savoir-faire, et une forme d’autonomie très concrète. Aujourd’hui, pendant qu’on parle du Mercosur, de mondialisation et d’accords commerciaux, ce cochon-là n’a parcouru que dix kilomètres.
Dix ! Oui, on peut consommer local. Pour beaucoup de choses, en tout cas. Bon, évidemment, si on aime le chocolat ou les bananes, ça va être plus compliqué. Mais pour la majorité des produits, c’est possible. Et quand on tue un goret de 150 kg, on ne plaisante pas : on peut faire pas mal de cochonnaille.
Bien sûr, il y a la viande : côtelettes, rôtis, et cetera. Mais aussi les saucisses de Toulouse, les chipolatas. Et toute la salaison : saucissons secs, saucissons à l’ail, lard, pancetta, coppa. Et puis, si on est un peu courageux – et un peu patient – on peut même faire son propre jambon blanc. Au torchon, évidemment. Un jambon blanc qui ne sera pas rose, bien entendu. Mais quel bonheur de goûter ses propres produits, de savoir exactement ce qu’il y a dedans, et d’où ça vient.
Finalement, la saint-cochon, ce n’est pas seulement une tradition rurale. C’est peut-être aussi un rappel très moderne : celui du lien entre ce que nous mangeons, ce que nous savons faire, et notre capacité à nous affranchir des grandes multinationales.
Ces temps-ci, on parle beaucoup de souveraineté ou d’autonomie : informatique, énergétique, militaire. Mais qu’en est-il de l’autonomie alimentaire ? Je ne voudrais pas jouer les oiseaux de mauvais augure, mais certains pays commencent déjà à constituer des stocks alimentaires stratégiques.
Elles étaient quatre Couchées dans les feuilles Attendant, la soif apaisée. Les bouteilles de couleur Laissent leurs raisons Au fond du bois En somnolant hébétées Aucunement curieuses de revivre
À l’heure plate et sans ride Au détour du sentier secret D’une forêt de la solitude Un vieux bidon rouillé, Soldat de métal croupissant, Éventré sans honneur Nous offre ses entrailles De vieilles ferrailles Assombrissant le sous-bois De son cri muet de souffrance
Chaque 25 janvier, l’Écosse célèbre la Burns Night une soirée dédiée à Robert Burns, poète emblématique et figure fondatrice de l’identité culturelle écossaise. Cette date, correspondant à son anniversaire, est observée depuis plus de deux siècles et demeure aujourd’hui l’une des traditions les plus vivaces du pays. Au cœur de la célébration se trouve le Burns Supper, un dîner rituel organisé aussi bien en Écosse qu’à l’international. La tradition remonte à 1801, lorsque des proches du poète se réunirent pour lui rendre hommage à travers un repas, des lectures de ses œuvres et un discours commémoratif désormais connu sous le nom d’« Immortal Memory ».
Faire le deuil d’un monde qui n’existe plus.
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Le blog de la semaine
Le coup de cœur
Inspiré d’un fait divers dramatique, le roman de Corinne Royer nous donne quelques clés pour comprendre l’actualité et invite à regarder en face la situation tragique de certains agriculteurs aujourd’hui.
Il y a quelque temps, j’ai pris l’habitude de noter les références à des morceaux de musique dans les livres que je lis. Bon, ça ne sert à rien, mais c’est pour ça que c’est utile. Ce billet s’enrichira au fur et à mesure de mes lectures.
Sur le sentier de cailloux Je fais sonner mes pas. À tâtons je cherche le chemin Deux profilés d’acier laminé Se présentent à moi Quel rail me sert de guide Le rouille qui continue Ou Le blanc qui s’arrête Chemin de vie Dualité entre le passé et le futur, Entre la mémoire et l’oubli.
La ruralité n’est pas si glamour (*) qu’on le pense. Mon quotidien ces temps-ci, c’est préparer l’hiver. Oui, il faut bien renouveler les stocks de bois et ce n’est pas toujours de tout repos. C’est une activité qui s’exerce quasiment tout au long de l’année. En effet, il faut : Abattre les arbres Tronçonner Fendre Débarder Scier Ranger le bois dans le bûcher Et rentrer les bûches nécessaires pour la chauffe du jour. Bon, je vous épargne le fait qu’il faut aussi sortir les cendres que l’on doit soit épandre sur le jardin soit en faire de la lessive. Comme on le dit : le bois chauffe plusieurs fois avant d’arriver dans la cheminée Vous voyez, la vie à la campagne est faite surtout de contraintes. Mais c’est mon choix.
(*) Petite remarque : je vois très peu de blogs de ruraux. Le blogging serait-il une activité d’urbains en mal d’occupations ?
Quand l’aurore a doré Les palmes des fougères Le panneau Rouge du désir Et blanc sans ardeur Mets des couleurs Dans l’ombre du bosquet Où vont se cacher Les parfums et les chansons légères De l’amour buissonnier