
Seul au milieu de la foule connectée
Le couple éveillé
Lié par des sentiments profonds
Déambule dans un monde
Saturé de rouille
Dans l’incertain oxydé
À la poursuite du réel

Seul au milieu de la foule connectée
Le couple éveillé
Lié par des sentiments profonds
Déambule dans un monde
Saturé de rouille
Dans l’incertain oxydé
À la poursuite du réel

Quelle est cette statue sans visage ?
Où sont ces beaux yeux clairs de jadis
Ah ! Tu caches ce regard plein d’orage
Lourd de larmes qui jaillissent
Ce regard eût livré sans détour
Un éclair sombre et vide
Rongé par un chagrin trop lourd
Illuminant un cœur livide
Reviens et chante les foudres de l’amour
Dans un sanglot qui répare un sourire
Reviens nous hanter pour toujours
De ce regard égaré que mon âme désire

Sur la branche aérienne mais solide
Se pose l’insecte aux ailes nacrées.
La nymphe au corselet sacré
Tout juste éclose de sa chrysalide
Libellule fragile aux gouttes de perle
Corps de ballet gracieux
Tendu délicatement vers les cieux
Ses voiles brodées déferlent
Le rameau rêveur et délicat
Illumine comme un câlin
Le corps distingué et opalin
De la demoiselle mica
03/09/2024 réécrit le 27/05/2025

Pour toi j’ai perdu la tête
Comment plonger mes yeux
Au plus profond de tes yeux
Telle était pourtant ma quête.
Voulant me noyer
Dans l’abîme de ton regard
Je m’y suis perdu trop tard
Abandonnant ma vulnérabilité.
À couper j’ai donné ma tête
A cause de ce sentiment envoûtant
Me tourmentant, me persécutant
Sur les épaules je n’ai plus ma tête.

Prête à croquer la vie à pleines dents
Devant l’immensité du temps
La fleur du rire aux lèvres salées
La soif de vivre l’amour exhalé
Les cheveux flottant au vent du ciel pur,
Elle affronte aventureuse, le futur
Où vibre mon cœur au gré des flots inattendus
Lui qui vogue au lointain dans des souvenirs éperdus,
Et composer durablement notre monde
Où coules un chant clair, sans nul souci
Que je crois heureux et adouci
Puisque la tendresse y vagabonde.

Traînant sa vie, sombre et terne
Son cœur monotone, solitaire
Sur lui veille un lampadaire
Au crépuscule, éclat de lanterne
Il caresse le quidam noctambule
Pour dissiper la froide solitude
Délaisse un instant l’air rude
Effleure la lumière majuscule
Réverbère éloigne la fadeur
Enveloppe de ta délicate tiédeur
Ose toucher de ta douce clarté
L’oiseau de nuit sous la voie lactée

Il voulut mettre des couleurs à la vie,
Il prit son pinceau et sa palette
On découvrit un boulon rouge
Une barre bleue
Un E blanc
Un ciel jaune
Un roi violet
Il finit noyé dans le vert de ses yeux
Où il batifola dans toutes les nuances de son amour.

Une poignée de sable
File entre mes doigts
Le temps qui passe
Mes doigts qui tremblent
La plage est longue
Il reste du temps
Je profiterai des derniers grains


Par un de ces calmes jours d’été
Près de la rivière aux vergnes,
L’arbre qui délimite
Le solide du liquide
La vie de la mort.
Le nez de la barque sort de l’eau,
Le nez vert de la vie et noir de la mort.
La barque s’ennuie à flotter sur les turbulentes eaux,
Comme un requin mais un requin qui se noie.
Les clapotis de l’onde viennent lécher le moribond
Les petits poissons viennent s’abriter dessous.
Les vaguelettes donnent du relief à la lumière
Dans une sérénité presque immobile.
Un sentiment d’abandon ou de solitude,
Atmosphère de déclin ou de fin.

L’arbre
se libère
des limites
de nos existences
Devant l’immensité
de nos rêves
s’ouvre
le battement
des espaces
Comme un matin
Qui bruisse
le paradoxe
de nos hontes
La branche rumine
notre salut
et accompagne
l’ampleur de nos illusions
La dévastation
des forêts déchirées
n’est que l’apparence
de nos plaies